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L’inévitable transformation digitale
Les entreprises peuvent-elles échapper à une transformation digitale ? Clairement non ! Toutes les fonctions de l’entreprise sont touchées, que ce soit la RH pour recruter et fidéliser les talents, le marketing pour comprendre le marché, les ventes pour commercialiser les produits et services ou encore la relation client pour servir les clients post achat. Comment aborder cette transformation en profondeur ? Pour y répondre, Les Assises des Médias Sociaux proposaient lundi 14 janvier 2013 de prendre de la hauteur sur l’inévitable transformation digitale des entreprises, en donnant la parole à trois intervenants : Minter Dial (@mdial), Laurence Bret-Stern (@lbret) et Brian Solis (@briansolis).
Minter Dial a campé le décor en montrant le dilemme de leadership auquel sont confrontées les entreprises face au digital. Un dilemme qui conduit à jongler en permanence entre le court terme (le digital bouge très vite) et le long terme (ce qui relève de la mission que l’entreprise se donne). Pour illustrer la nouvelle donne en terme de cohérence entre ce que l’entreprise annonce être et ce qu’elle est vraiment, Minter a proposé à l’assistance de visiter glassdoor.com, meilleures-entreprises.com, ou encore chooseyourboss.com. Tous ces sites proposent peu ou prou la même chose : évaluer les entreprises de l’intérieur. Cela peut sembler effrayant, mais c’est le monde dans lequel nous vivons. Inutile donc de faire l’autruche en prétendant que cela n’existe pas. Il est bien plus sage de prendre ce sujet au sérieux !
Laurence Bret-Stern (directrice marketing EMEA de LinkedIn) a pris le relais en exposant les principaux atouts de LinkedIn, notamment l’outil Sales pour aider les forces de vente dans leur prospection commerciale. Une occasion de rappeler que ce réseau social professionnel vient de dépasser la barre des 200 millions de membres, avec une croissance quotidienne équivalente à la population de la ville de Saint-Etienne ! J’ai saisi l’opportunité de cette présentation pour poser à Laurence la question que je soulevais dans un précédent article sur les professionnels du Web : comment expliquer que les réseaux sociaux professionnels soient encore si peu utilisés en France pour le recrutement ? Deux principaux facteurs pourraient l’expliquer : la maturité du marché français dans l’usage des médias sociaux d’une part, et un recrutement en France privilégiant l’interne d’autre part. Les DRH sont-elles prêtes à inciter les collaborateurs de l’entreprise à s’engager sur LinkedIn pour le bénéfice de l’entreprise ?
Au passage, Laurence a invité l’assistance à tester InMaps, un outil de visualisation du réseau social d’un utilisateur de LinkedIn. Cet outil permet de redécouvrir son réseau social professionnel, d’identifier les connexions existantes et inconnues, de trouver des zones à développer. Voici ce que ça donne avec mon propre réseau :
Enfin, Brian Solis intervenait en guest star américaine, prodiguant comme à son habitude un discours intelligible par les cadres dirigeants, sans langue de bois, réaliste sur les médias sociaux et plus généralement sur la transformation digitale des entreprises. Un discours illustré de nombreux exemples issus de ses propres recherches ou d’études réalisées par d’autres acteurs. J’ai notamment repéré The Digital Advantage: How Digital Leaders Outperform their Peers in Every Industry, de Cap Gemini et du MIT, ainsi que l’étude IBM Global CEO Study 2012. Et comme résumer le discours de Brian reviendrait à l’appauvrir, je vous invite chaudement à visualiser la vidéo de son intervention dès qu’elle sera publiée sur le site Innovation au Napoléon.
A noter, la parution en mars du prochain livre de Brian « What’s the Future? » dans lequel il proposera une vision consolidée des défis de l’entreprise digitale. A lire dès sa sortie !
A noter également le livre blanc « The Little Blue Book of Social Transformation » édité par SalesForce en partenariat avec Brian. Ce livre blanc propose les grandes étapes de la transformation digitale des entreprises.
Pour une vision plus complète des pépites de la conférence, je vous invite à consulter l’histoire Storify compilée par Gabrielle Laine Peters (@GabrielleNYC).
Une fois encore j’ai été très heureux d’assister aux Assises des Médias Sociaux. Ce format de conférence offre l’occasion de présentations approfondies sur des thématique pointues et d’un échange de grande qualité avec les intervenants et au travers du « live tweet ». Surveillez les prochaines échéances et laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas !
Génération Facebook : un futur trésor pour l’entreprise
J’ai eu l’opportunité de publier dans le cercle des Echos une tribune professionnelle intitulée « Génération Facebook : un futur trésor pour l’entreprise ». Vos commentaires sur cette tribune sont les bienvenus !
e-G8 Forum : deux jours pour nourrir les discussions des chefs d’Etat sur Internet
J’ai eu la chance d’assister aux conférences du e-G8 Forum, les 24 et 25 mai 2011. Ce forum, organisé en amont de la réunion du G8 à Deauville, visait à nourrir les débats des chefs d’Etat du G8 au sujet de l’Internet. Première initiative du genre, le e-G8 Forum témoigne de l’importance que revêt aujourd’hui Internet dans nos économies et nos sociétés.
Le président de la République Nicolas Sarkozy, a proposé une vision enthousiasmante du devenir de l’Internet, et surtout de sa prise en compte au plus haut niveau des instances représentatives de l’intérêt général dans le monde. En tant que président du G8 (la France préside actuellement cette instance), Nicolas Sarkozy offre aux acteurs de l’Internet une écoute de la part des chefs d’Etat des plus grands pays industrialisés. J’ai noté en particulier la posture modeste du chef de l’Etat, reconnaissant avoir à apprendre des acteurs de l’Internet pour préparer l’avenir et favoriser la croissance et l’innovation permise par Internet, et de recommander « ne doutez pas de la révolution en marche ».
Les tables rondes qui se sont succédées en séances plénières ont été l’occasion de voir débattre les représentants de grands acteurs de l’Internet. Principalement de grandes sociétés telles que Facebook, Google, Orange, Iliad, Vente Privée, Universal Music, mais aussi quelques représentants du monde politique (Christine Lagarde, Frédéric Mittérand et Eric Besson par exemple). On peut déplorer l’absence de représentants issus du tissus économique qui ne sont pas des pure players de l’Internet, ou encore issus du monde de l’éducation, de la culture ou de la société civile (des gens comme vous et moi, simples utilisateurs de services en ligne).
Parmi les intervenants, j’ai noté pêle-mêle quelques points de vue qui ont attiré mon attention. Le détail des interventions étant disponible sur le site Web du e-G8 Forum, il ne me paraît pas pertinent ici d’en dresser un compte-rendu détaillé (de toute façon je n’en aurais pas le temps !), mais plutôt d’insister sur les faits marquants. Ainsi, Sheryl Sandberg (DG Google) considère les médias sociaux comme un moyen de rapprocher les gens et de leur permettre d’accroître leur influence. Andrew Mason (fondateur de Groupon) fait remarquer que 95% du commerce a lieu off line et c’est précisément où Groupon se trouve. Stéphane Richard (PDG Orange) remarque que sans réseau, pas de success story Web. Et il ajoute que la croissance du trafic data est de 5% par semaine à Paris, ce qui incite à réfléchir au risque d’effondrement du réseau et donc au partage des investissements sur les infrastructures réseau (actuellement portés par les opérateurs) ainsi qu’à la distribution des revenus de l’Internet.
Au sujet de la neutralité du Net qui a fait couler beaucoup d’encre (et d’octets !) ces derniers mois, Stéphane Richard recommandait de ne pas limiter le débat aux seuls réseaux et de l’étendre aux éditeurs de services. Sans le nommer, il donnait ainsi l’exemple d’ Apple qui sélectionne les applications éligibles à l’App Store. Au sujet de l’éduction, le professeur Klaus Schwab soulignait que dans l’avenir, l’éducation continue deviendra déterminante, et contribuera au développement de l’utilisation de la vidéo en ligne. J’en arrive même à penser que nous avons besoin d’une éducation disruptive, technologique, sociale, et impliquant la responsabilité des parents et enseignants.
Au bilan de ces deux jours de conférences (je n’ai pas pu assister aux débats du 25 mai matin), je note plusieurs points positifs :
- Une réelle prise de conscience des pouvoirs publics : évoquer le développement de l’Internet au G8, c’est bien sûr prendre le risque d’une récupération politique, mais c’est aussi saisir l’opportunité d’une accélération au profit de l’humanité
- Les débats sur la propriété intellectuelle, et sur l’innovation ont été particulièrement animés. Le premier de par les tensions entre les auteurs d’œuvres, les distributeurs et les consommateurs. Le second de par la qualité des intervenants qui en fait une conférence très vivante et intéractive
- Les conversations de Maurice Lévy avec Nicolas Sarkozy d’une part et avec Marc Zuckerberg d’autre part, étaient particulièrement intéressantes. Je recommande d’ailleurs de les revoir en ligne dans leur intégralité, et de s’accrocher pour suivre le créateur de Facebook qui parle décidément très vite (!)
Je note également quelques points négatifs qui pourront être pris en compte pour l’organisation des futurs e-G8, si tant est que l’initiative se pérennise en amont des prochaines réunions du G8 :
- La méthode d’animation ne me semble pas forcément efficace pour refléter les points de vue différents et, pour avoir assisté en grande partie à la session de clôture, je doute de la qualité, de l’exhaustivité et de la représentativité des sujets de discussion qui seront remis aux chefs d’Etat. Une interaction plus forte avec la salle, au moyen de la panoplie d’outils 2.0 bien connus des acteurs présents sur la scène, aurait été appréciable. On peut d’ailleurs s’étonner de l’absence d’un Twitter back pendant les débats
- En complément de ce qui est évoqué plus haut, il n’y avait pas suffisamment de représentants d’acteurs hors du cœur de métier de l’Internet (réseaux, éditeurs logiciel, pure players). Comme le montre l’étude de McKinsey sur la valeur économique générée par Internet, 75% provient désormais d’acteurs qui ne sont pas nés de l’Internet mais sont issus de l’ancienne économie. Or, ils ont aussi une part importante à prendre dans le développement de l’Internet et de ses usages.
Les jours à venir, il sera intéressant de voir comment les chefs d’Etat accueilleront les sujets discussions qui ont émergés de ces deux jours, et comment la multitude d’acteurs de l’Internet poursuivront le débat. A suivre !
4 (bonnes) raisons de participer aux réseaux sociaux
Après avoir décrit 7 (mauvaises) raisons de ne pas participer aux réseaux sociaux, il peut être aussi utile de s’intéresser aux bonnes raisons qui peuvent conduire à se décider à y participer. Pour les novices du sujet, ou ceux qui n’ont pas encore tenté l’aventure, se pose la question de la barrière à l’entrée. De nombreux articles expliquent comment mener ses premiers pas sur les réseaux sociaux, et donnent parfois même trop de détails sur les subtilités d’usage, qui peuvent perdre le débutant. L’objet du présent article est de répondre à une question fondamentale : finalement, à quoi peuvent bien servir les réseaux sociaux ? J’ai identifié au moins 4 bonnes raisons d’y participer :
1. Garder le contact avec les jeunes générations
2. Garder le contact avec des relations géographiquement éloignées
3. Saisir des opportunités commerciales
4. Elargir son réseau relationnel
Garder le contact avec les jeunes générations
Une récente enquête du Monde le montre clairement : les réseaux sociaux sont un excellent moyen pour rester en contact avec les plus jeunes. Les témoignages d’utilisateurs « seniors » démontrent comment ils utilisent les réseaux sociaux pour suivre et même participer à la vie des plus jeunes. Certains pourront déplorer que l’on ne prendre plus le temps d’écrire un courrier, voire d’appeler au téléphone. Et si les jeunes utilisent les réseaux sociaux pour communiquer entre eux, et qu’ils acceptent d’être en relation sur ces réseaux avec leurs ainés, pourquoi s’en priver ? Le simple fait de créer un compte sur Facebook, Copains d’Avant et autres Twitter, peut être en soit une aventure pour qui n’est pas né avec Internet. Et s’aventurer dans ce monde inconnu, c’est faire un pas vers le monde dans lequel évoluent les plus jeunes. Ce faisant, les discussions en famille pourront se nourrir de l’apprentissage des ainés, aidés par les plus jeunes dans leurs premiers pas. Certes, ce n’est pas toujours facile. Et pourtant, cet effort permet de renouer le contact, et de se créer des opportunités d’échanges sur des petites choses du quotidien.
Garder le contact avec des relations géographiquement éloignées
Les moyens traditionnels de communication (courrier, téléphone, et bien sûr face-à-face) ont un inconvénient majeur : ils fonctionnent en mode asynchrone et par intervalles. Les réseaux sociaux offrent une continuité de fonctionnement, atout majeur lorsque les relations s’éloignent géographiquement. Un enfant part faire ses études, un ami est muté à l’autre bout du pays voire à l’étranger, autant d’événements qui créent une distance difficile à combler avec les moyens traditionnels de communication. En utilisant les réseaux sociaux, chacun donne à l’autre des opportunités d’échanges, voire de rencontre en utilisant la géolocalisation. En effet, le fait de signaler sa présence à un endroit (par exemple avec Foursquare ou Facebook Places), en informe les personnes de son entourage relationnel. Ce faisant, si les personnes en question sont disponibles dans un endroit proche, elles peuvent proposer une rencontre physique (« In real life » comme disent les anglophones, ou IRL en abrégé).
Saisir des opportunités commerciales
Les services de géolocalisation sont aussi d’excellents outils apportant de nouvelles manières d’accéder à des opportunités commerciales. Le simple fait de se signaler à un endroit permet ainsi d’accéder aux offres commerciales disponibles au même moment dans cet endroit. Inutile d’emporter avec soi des coupons reçus par courrier ou découpés dans les tickets de caisse à la sortie des supermarchés : les coupons arrivent directement dans le mobile, au moment où ils sont utiles. Qui plus est, les services de géolocalisation offrent également la possibilité d’accéder aux commentaires laissés par les visiteurs d’un lieu. Ces commentaires vantent un produit ou un service, parfois un vendeur ou un serveur. Autant d’informations qui permettent de guider le consommateur, et auxquels il est impossible d’accéder par d’autres moyens.
Elargir son réseau relationnel
Les commentaires laissés sur un réseau social par des personnes inconnus, peuvent devenir des opportunités de nouvelles relations. Sur les réseaux sociaux, un échange peut se créer entre deux personnes qui ne se sont jamais physiquement rencontrées, et qui pourtant partagent les mêmes passions ou les mêmes opinions. Ce premier échange peut donner lieu à d’autres échanges plus nourris, et si l’occasion se présente, à une rencontre IRL (souvenez-vous : « In real life »). Au-delà de la rencontre, les échanges permettent de conforter son opinion ou encore de découvrir des réflexions difficilement accessibles par les canaux traditionnels de communication.
Il y a bien sûr bien d’autres raisons de participer aux réseaux sociaux. Les 4 raisons ci-dessus répondent à des besoins courants : réduire la fracture générationnelle, conserver des relations avec des personnes physiquement éloignées, bénéficier d’offres commerciales et enfin enrichir son cercle relationnel. Si vous avez ne serait-ce qu’un de ces besoins, posez-vous la question d’expérimenter les réseaux sociaux et d’en tirer partie, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles.




