L’antidote de l’échec de l’IA dans l’industrie

Une responsable observe un atelier de production industriel tout en consultant une tablette affichant un diagnostic de maturité IA. Un graphique radar évalue six dimensions de l’entreprise : stratégie, organisation, personnel, offre, technologie et innovation, et environnement, avec un score global de 72/100. L’image illustre l’évaluation de la préparation d’une entreprise avant le lancement d’un projet d’intelligence artificielle industrielle.

Moins de 25% des entreprises industrielles tirent un bénéfice de leurs initiatives IA. Pourtant il n’y a pas de fatalité. Avec méthode, on peut améliorer grandement ce taux. C’est l’objet de l’article que j’ai publié sur Techniques de l’Ingénieur. Un article de fond accessible en libre accès jusqu’au 24 juillet 2026 intitulé : « Audit de maturité IA : Check-list pour lancer un projet d’IA industrielle ».

L’article est découpé en six grandes parties :

  1. Pourquoi l’IA en industrie n’est pas un long fleuve tranquille
  2. Risques invisibles d’un projet IA dans l’industrie
  3. Six leviers pour préparer le terrain à l’IA
  4. Construire sa check-list : les bonnes questions à se poser
  5. Illustrations sectorielles : l’IA transposable mais contextuelle
  6. De la prise de conscience à l’action : réaliser son diagnostic

Si vous voulez découvrir le fond de l’article, vous pouvez visionner le replay du webinaire au cours duquel je l’ai présenté le 2 juillet 2026 :

Je ne vais pas détailler ici l’article, mais revenir plutôt sur le processus de rédaction et de promotion. Car en effet, si le sujet traité dans l’article vous intéresse, j’imagine que vous avez déjà téléchargé votre copie et que vous êtes en train de la lire, ayant abandonné la lecture du présent article.

Un travail de longue haleine

Honnêtement, je n’ai pas eu autant de difficulté à écrire un texte depuis plusieurs années. Même mon dernier livre co-écrit avec mon ami David Fayon, La transformation digitale pour tous !, paru en 2022, m’a semblé plus facile à écrire. Ce qui n’était pas le cas du premier livre que nous avions écrit ensemble en 2014, mais c’est une autre histoire.

Grâce à l’IA, rédiger le plan initial était assez facile. D’autant que je savais où je voulais emmener le lecteur. En effet, l’objectif de l’article est de livrer un cadre d’analyse et surtout de donner envie d’appliquer ce cadre en réalisant un diagnostic sur la plateforme Dimmup.

Recherche documentaire… avec l’IA bien-sûr !

Une fois le plan validé avec l’éditeur, j’ai pu m’atteler à l’ascension de la face nord en plein hiver. Ce qui a commencé par une recherche bibliographique pléthorique. Là aussi, les IA sont d’un secours incroyable. Mais elles ne lisent pas les études et autres rapports de cabinets de conseil à votre place.

Après avoir recueilli des dizaines de documents sur le sujet de l’IA dans le milieu industriel, j’ai pu commencer à alimenter les différentes parties de mon plan. Une des grandes difficultés, à la demande de l’éditeur, était d’illustrer l’IA dans différents secteurs de l’industrie. J’ai choisi l’automobile, l’agroalimentaire, l’énergie, la sidérurgie et l’aéronautique. Cette contrainte m’a donné plus de travail, mais donne une profondeur très intéressante au propos.

Car il ne s’agissait pas de parler uniquement d’IA générative dans le marketing ou pour résumer des documents. Il s’agissait d’investiguer les processus industriels, d’aller au cœur des usines, de faire émerger des cas d’usage apportant des bénéfices opérationnels par exemple sur l’impact carbone d’un four, sur la diminution des arrêts non programmés d’une usine, ou encore sur la maintenance prédictive de moteurs.

Et je dois vous l’avouer, c’est passionnant !

Merci aux équipes de l’éditeur

Plus j’avançais dans mon travail, plus je percevais sa valeur ajoutée. Je sais, dit comme ça, on peut dire que la modestie ne m’étouffe pas. Et pourtant je confirme : il y a de très belles initiatives IA dans le monde industriel, mais il y a surtout beaucoup de gâchis. Donner un cadre permettant d’éviter ce gâchis, me semble d’une grande utilité.

Je tiens à souligner ici le travail remarquable des équipes de l’éditeur, Techniques de l’Ingénieur. Dès les premiers échanges, j’ai senti une rigueur, une volonté de tirer le meilleur. J’ai plusieurs fois été challengé sur le fond. Tel exemple manquait de profondeur. Tel chiffre manquait de référence. Tel chapitre méritait un tableau de synthèse. Sur le fond comme sur la forme, et pendant plusieurs mois, les échanges ont été nourris et la qualité du résultat s’en ressent.

La promotion, aussi lourde que la rédaction

Comme je l’ai appris en écrivant trois livres, il faut consacrer le même effort à la promotion qu’à la rédaction. Je me suis donc impliqué pour faire connaître l’article, à coup de posts LinkedIn, de vidéos et même d’un webinaire. Je ne fais pas la sortie des usines, mais après tout, pourquoi pas ?

Là aussi, je dois vous l’avouer, les efforts de promotion sont lourds et peu gratifiants. En tout cas c’est comme ça que je le ressens, notamment sur le faible volume d’impressions LinkedIn. Finis le temps où j’obtenais sans problèmes plusieurs milliers d’impressions sur un post annonçant la publication d’un document de fond. Voilà mes posts noyés dans un flot, espérant trouver lecteur, surtout les décideurs du secteur industriel.

Ainsi le post que j’ai publié le 19 juin 2026 pour annoncer la sortie de l’article atteint la pitoyable performance de 299 impressions au 14 juillet 2026.

Pourtant le texte me semble correct, l’heure de publication aussi et l’illustration attire l’œil. Un expert de la communication sur LinkedIn pourra apporter son regard critique.

Le post d’annonce publié le 29 juin 2026 de ma participation au webinaire Techniques de l’Ingénieur du 2 juillet 2026, ne fait guère mieux, avec 287 impressions au moment de l’écriture de ces lignes. Là aussi, performance dramatiquement faible.

Même le post publié le 10 juillet 2026 annonçant l’accès gratuit de l’article jusqu’au 24 juillet 2026, n’a fait jusqu’ici que 187 impressions. Pourtant celui-ci est accompagné d’une jolie vidéo de six minutes, embarquée nativement dans le post, donc sans lien extérieur, et avec un fichier de sous-titrage a priori utile pour le référencement.

Heureusement j’ai pu faire la promotion de l’article auprès de quelques 2500 personnes (mes contacts personnels, les abonnés à Dimmup, les inscrits aux webinaires que j’ai organisés avec DIMM.UP et les participants la série de webinaires).

Et bien-sûr, de son côté Techniques de l’Ingénieur assure la promotion de l’article.

Mais honnêtement, au-delà des vanity metrics, on se demande si tout ça en vaut bien la peine. Tous ces efforts pour faire connaître un texte qui devrait avoir un impact sur les projets IA en milieu industriel, sont-ils récompensés à leur juste prix ?

L’IA pour créer des contenus additionnels à l’article

Néanmoins, je suis allé au bout de l’exercice, y compris en créant, là encore grâce à l’IA, une vidéo dont j’ai déjà parlé plus haut. Là aussi, le travail de conception n’a rien d’évident. Vous pouvez penser qu’en donnant votre texte à une IA, elle vous générera une jolie présentation sans effort. Détrompez-vous ! Vous devez vous transformer en directeur artistique et lui donner toutes les directives que vous attendez. Plus vous êtes précis, plus elle livrera un résultat conforme à vos attentes. Cela dit, la bonne nouvelle est que là aussi l’IA est d’une grande aide pour produire les instructions détaillées. Vous pouvez visionner le résultat ci-dessous :

Aidez-moi à faire connaître cet article

En conclusion, je souhaite de tout cœur que cet article de fond rencontre son lectorat et surtout qu’il soit utile. Je serai ravi de lire ici ou ailleurs un commentaire, un retour d’expérience d’un lecteur, dans une usine, qui aura pris les précautions que je propose et aura investi à bon escient dans l’IA pour améliorer un processus industriel. Ne soyez pas timides !

PS : bien-sûr, vous qui arrivez au bout du présent « papier », je vous remercie d’avance de toute l’aide que vous pourrez m’apporter, et surtout apporter à vos connaissances dans le secteur de l’industrie, qui pourrait bénéficier de l’article. Je vous le rappelle, il est disponible en accès libre jusqu’au 24 juillet 2026. Ensuite il restera accessible aux abonnés Techniques de l’Ingénieur.

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