Comment j’ai obtenu 100000 impressions sur LinkedIn en un an gratuitement et à quoi ça sert ?

LinkedIn compte 29 millions d’abonnés en France en ce début 2024. Le réseau social est devenu incontournable pour les professionnels en activité. Plus qu’un CV augmenté, il est pour ses abonnés un avatar, une page personnelle présente en permanence, un représentant infatigable de son activité professionnelle. C’est aussi une source de grande qualité pour suivre des personnes intéressantes dans tous les domaines, interagir avec la communauté et entrer en contact avec des prospects. La course à la notoriété sur LinkedIn est ainsi devenue un sport numérique avec ses champions, ses Top Voices et ses métriques. La plus visible est le nombre d’abonnés qui suivent une personne. Une autre, plus discrète, est le nombre d’impressions.

Une « impression » est un affichage de contenu dans le terminal (ordinateur, tablette, smartphone) d’un utilisateur. Cela ne garantit en rien que le contenu est lu, ni qu’il a fait réagir le lecteur et encore moins qu’il suscite un engagement business (une commande, la souscription à un abonnement, une proposition d’intervention dans une conférence, etc.). Cependant, un volume important d’impressions offre plus d’opportunités de conversions. Nous verrons donc comment j’ai obtenu 100000 impressions sans dépenser de budget pub, et quels résultats j’ai pu en tirer.

Notez que LinkedIn ne voit pas tout. Autant le réseau peut mesurer ce qui se passe au travers de son site et ses apps, autant il ne peut pas mesurer la popularité que l’on apprécie dans les échanges directs, avec ces personnes qui vous disent au hasard d’une rencontre : « j’ai vu ton post sur LinkedIn ».

  1. À quoi ça sert d’obtenir des milliers d’impressions ?
  2. Quel est le coût de production de ces 100000 impressions ?
  3. Combien ça vaut 100000 impressions ?
  4. Qu’est-ce qui marche le mieux ?
  5. L’heure de publication influence-t-elle le succès du post ?
  6. Les vacances scolaires impactent-elles l’engagement ?
  7. Quel est l’impact de la régularité de publication ?
  8. 100000 impressions, est-ce beaucoup, relativement au nombre d’abonnés ?
  9. Les trucs qu’on ne voit pas dans LinkedIn et qu’on aimerait connaître
  10. Les trucs à savoir
  11. Des questions en suspens
  12. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
  13. Ce que je vais changer à la lumière des enseignements tirés
  14. Évolution du nombre d’abonnés LinkedIn sur la période étudiée
  15. Impact sur mon Social Selling Index
  16. Quels sont les posts qui ont le mieux performé ?
  17. Comment aller plus loin ?
  18. Conclusion, à quoi ça sert de faire 100000 impressions sur LinkedIn ?

Avant d’aller plus loin, quelques mots d’introduction :

  • 21 octobre 2022, 16h : mon compte LinkedIn vient de dépasser les 100000 impressions sur un an ayant généré près de 1900 interactions. Autrement dit, LinkedIn a montré 100000 fois les contenus que j’y ai publiés.
  • Étant peu sensible aux fameuses Vanity metrics, je n’ai pas cherché à obtenir ce score. Mon objectif sur cette période était de développer la notoriété de mon entreprise DIMM.UP. Les volumes d’impression sont plutôt une conséquence de mes actions.
  • LinkedIn est un média social. En tant que média, il est intéressant de l’utiliser pour développer sa notoriété personnelle (personal branding) ou celle d’une marque.
  • Je me suis donc plongé dans les posts publiés dans l’année écoulée avant le 21 octobre 2022 pour comprendre ce qui avait fonctionné, ce qui au contraire avait planté, et en déduire des enseignements pour l’avenir.

Cet article est utile pour toutes les personnes qui cherchent à faire connaître une marque nouvelle en s’appuyant sur leur compte LinkedIn, ou encore aux consultants, freelances ou responsables marketing ou commercial, dirigeants qui cherchent à développer leur notoriété.

Ce que vous allez découvrir dans cet article :

  • Pourquoi est-il intéressant d’obtenir des milliers d’impressions sur LinkedIn ?
  • Comment savoir combien d’impressions génèrent vos posts LinkedIn ?
  • Comment accélérer le recrutement de nouveaux abonnés ?
  • Comment recruter des abonnés sur une page LinkedIn ?

Avant d’entrer dans le détail, quelques considérations d’ordre général vous aideront à faire le parallèle avec votre propre usage de LinkedIn :

  • Au début de la période étudiée (21/10/2021), j’avais 2729 abonnés à mon compte LinkedIn et la page LinkedIn de DIMM.UP affichait 127 abonnés.
  • À la fin de la période étudiée (21/10/2022), j’avais 3388 abonnés (+24%) et la page de DIMM.UP affichait 545 abonnés (+329%).
  • J’ai publié 143 posts LinkedIn pendant cette période d’un an.
  • Mon audience est essentiellement composée de cadres de la région parisienne.

À quoi ça sert d’obtenir des milliers d’impressions ?

Au-delà de la satisfaction égotique, obtenir un grand volume d’impressions c’est :

  • Faire connaître son expertise auprès de sa communauté (c’est-à-dire ceux qui sont abonnés à votre compte et même rayonner au-delà), et aussi à ceux qui les suivent.
  • Développer la notoriété d’une marque naissante, sans débourser en achats d’espaces publicitaires et autres posts sponsorisés.
  • Susciter la curiosité de prospects qui réagissent aux posts, et avec lesquels il était ainsi plus naturel d’entamer un dialogue pour leur présenter notre offre.
  • Stimuler la croissance organique d’un réseau professionnel fortement affinitaire avec ce qu’on propose.

6511 impressions de la page LinkedIn de DIMM.UP sur un an. C’est modeste, mais c’est un début. Les visites proviennent le plus souvent des partages des posts depuis mon compte personnel.

Un volume d’impression modeste sur la page entreprise naissante

Quel est le coût de production de ces 100000 impressions ?

Comme je n’ai eu recours à aucune publicité, le coût est limité au temps de travail consacré à la création des contenus et à l’animation de la communauté.

J’estime avoir passé 28h20 pour produire les 143 posts sur la période étudiée. Soit moins de 4 jours ouvrés sur un an.

À cela s’ajoute le temps passé à répondre aux commentaires, à commenter les posts d’autres abonnés. Des actions difficiles à quantifier, réalisées au fil de l’eau dans la journée.

Combien ça vaut 100000 impressions ?

La valeur de 100000 impressions est très difficile à estimer. L’objectif étant de développer la notoriété de DIMM.UP, comment quantifier financièrement l’impact de ces impressions sur la notoriété de la marque ?

Une autre approche pourrait être de se rapporter au coût d’une campagne de publicité sur LinkedIn permettant d’obtenir 100000 impressions, essentiellement sur des cadres supérieurs de la région parisienne. Là encore, pas évident de chiffrer car cela repose sur un système d’enchères.

Un expert pourrait sûrement nous éclairer sur ce sujet. J’aurai plaisir à compléter le présent article avec des explications claires.

Qu’est-ce qui marche le mieux ?

Les questionnaires ont le meilleur rapport nombre d’impression / charge. En d’autres termes, c’est le média qui obtient le plus d’impressions et demandant une charge de travail assez faible pour le produire (00:07:30 en moyenne). Voir par exemple les différents titres que j’ai proposés pour mon dernier livre, La transformation digitale pour tous !.

Les vidéos, qu’elles soient embarquées (c’est-à-dire publiées sur LinkedIn) ou sur YouTube, demandent beaucoup de travail (respectivement 00:23:51 et 00:13:45 en moyenne) avec le bénéfice de susciter de gros volumes d’impression. Ce format est probablement privilégié par LinkedIn, l’abonné restant plus longtemps pour visionner la vidéo. Voir par exemple l’annonce du pitch que j’ai fait dans un concours de start-up organisé par l’IE-Club en partenariat avec Business France, demandant le soutien de ma communauté. Ça a tellement bien marché que DIMM.UP a gagné un prix ! L’annonce du prix a d’ailleurs généré près de 4000 impressions.

Un travail combiné sur la qualité des posts et sur la sollicitation des abonnés et des prospects, stimule l’audience. J’y reviendrai plus bas.

La qualité des posts, impliquant une charge de travail plus importante, est récompensée. Les 35 posts générant chacun plus de 1000 impressions, sur les 143 publiés sur la période étudiée (soit 24% du volume), ont généré à eux seuls 66% des impressions. Ils ont nécessité une charge de travail de 15:27:30 soit 55% de la charge totale de 28:20:00.

L’heure de publication influence-t-elle le succès du post ?

Comparaison du nombre de posts et des impressions par tranche horaire
  • Comme le montre ce graphique, j’ai eu tendance au cours de la période étudiée, à privilégier le début de journée, de 7h à 9h. J’avais lu quelque part que c’était le moment privilégié pour publier et être vu.
  • Or, il semble que mon audience soit plus réceptive à 17h et 18h. En tout cas le nombre moyen d’impressions des posts que je publie sur ce créneau, est nettement supérieur.
  • Il serait intéressant que je poste aussi à 19h et 20h pour voir si ce créneau peu convenir à mon audience, tandis que de mon côté à l’évidence, je ne m’en sers jamais !
  • Le pic à 10h s’explique par une seule publication, laquelle a bien fonctionné. Je ne peux donc pas tirer de conclusion sur le succès de ce créneau horaire.

Les vacances scolaires impactent-elles l’engagement ?

Mon audience étant principalement composée de cadres supérieurs de la région parisienne, j’ai comparé avec le calendrier scolaire de l’Ile-de-France. Il s’avère que les volumes d’impressions générés sont légèrement supérieurs hors vacances scolaires, sans que l’écart soit significatif (6% de plus par rapport aux vacances). J’en déduits donc que contre toute attente, publier pendant les vacances scolaires n’handicape pas la performance d’un post. De là à dire que les cadres de la région parisienne sont accrocs à LinkedIn, il n’y a qu’un pas 😁.

Comparaison des volumes d’impressions de posts publiés hors ou pendant les vacances scolaires

Quel est l’impact de la régularité de publication ?

Souvent mise en avant comme indispensable au succès d’un compte LinkedIn, je n’ai observé aucune corrélation entre régularité de publication et volume d’impressions. Au contraire, partager tous les jours ouvrés pendant plusieurs semaines (de janvier à mars 2022) les posts de la page LinkedIn de DIMM.UP, a entrainé très peu d’impressions. C’est donc encore une fois plutôt la qualité du post, l’usage de la vidéo et des questionnaires, et le fait de taguer les personnes les plus intéressées par le sujet, qui stimule l’audience.

100000 impressions, est-ce beaucoup, relativement au nombre d’abonnés ?

J’ai comparé mon compte avec celui de personnes que je connais et dont l’activité est similaire :

  • Le premier affiche 4607 abonnés, et a généré 34190 impressions en un an. En adoptant les enseignements tirés de la période étudiée et en rapportant à l’activité de mon compte, il pourrait passer à 135900 impressions, soit 400% de plus !
  • Le second, 22512 abonnés, a généré un peu plus de 300000 impressions. En appliquant ma méthode, il pourrait générer 664000 impressions par an, soit 220% de plus !

J’invite les lecteurs à partager le nombre d’impressions qu’ils génèrent sur un an (voir ci-dessous la marche à suivre), et à partager leurs astuces s’ils obtiennent de meilleurs résultats !

Les trucs qu’on ne voit pas dans LinkedIn et qu’on aimerait connaître

LinkedIn est un outil puissant et il nous cache encore certaines choses qui nous seraient bien utiles telles que :

  • La part d’audience hors relations de niveau 1, pour savoir si un contenu arrive à rayonner au-delà de sa sphère d’influence.
  • Les statistiques antérieures à un an.

Les trucs à savoir

Mon expérience sur la période étudiée, m’a permis de tirer quelques enseignements qui pourront vous être utiles :

  • Quand on publie une vidéo YouTube, LinkedIn affiche la vignette, d’où l’importance de soigner ladite vignette.
  • On n’arrive pas toujours à ses fins. Par exemple lorsque j’ai publié la première vidéo produit de DIMM.UP, j’aurais aimé atteindre beaucoup de monde alors que je n’ai obtenu que 1000 impressions.
  • Un message direct dans LinkedIn ou ailleurs (email, SMS, etc.), peut aider à stimuler l’audience d’un post. Mais attention à ne pas en abuser. D’une part c’est chronophage. D’autre part ça peut agacer les destinataires, sauf à ce qu’il y ait pour eux un intérêt réel dans le post. Faire preuve d’empathie.
  • On dit souvent que LinkedIn n’aime pas qu’on insère des liens dans les posts, car l’audience sort alors de LinkedIn. Dans le doute, j’évite de mettre des liens externes dans mes posts et je propose les liens en commentaire.
  • Publier une photo avec une personnalité booste l’audience. Exemple avec la photo de moi aux côtés de Jean-Noël Barrot (alors ministre du numérique). Le post n’annonce rien de particulier, mais il a suscité beaucoup de réactions.
  • Il n’est pas toujours aisé de faire réagir les personnes qu’on tague dans un post. Tout le monde n’est pas connecté en permanence à LinkedIn. Tout le monde n’a pas forcément envie de montrer son soutien à un post (car toute action sur LinkedIn est publique).
  • Même publié depuis plusieurs mois, un post continue à recevoir une audience. Certes moins que dans les jours qui suivent sa publication, mais ce n’est pas négligeable. Il faut donc penser à écrire pour l’instant et aussi pour le futur.
  • Un visuel montrant un plateau TV ou une scène (ex : Stade de France) attire l’attention, quel que soit le contenu du post.
  • Pour accéder aux statistiques, il faut activer le mode créateur. Voir https://www.linkedin.com/help/linkedin/answer/a524035
  • Une fois que vous êtes en mode créateur, pour connaître le nombre d’impressions sur un an (essayez ce lien direct) :
    • Cliquer sur « Vous »Cliquer sur « Voir le profil »Dans le bloc Statistiques cliquer sur « xxx impressions de posts »
    • Sélectionner « Les 365 derniers jours »
Volume d’impressions générées sur un an par mes posts LinkedIn

Des questions en suspens

Au terme de cette période d’étude, je m’interroge sur plusieurs points sans avoir obtenu de réponse empirique :

  • Une publication qui suscite l’engagement (à savoir avec beaucoup de likes et de commentaires), entraine-t-elle beaucoup d’impressions ?
  • Qu’est-ce qui stimule l’action de l’abonné ? Dans une vidéo intégrée, lui dire d’aller commenter ? Indiquer dans le texte du post un call to action ? Cela dit l’expérience montre que lorsqu’on demande aux gens leur avis, ils réagissent. Voir l’exemple avec les questionnaires déjà mentionné plus haut.
  • Est-ce que parler des autres stimule l’audience ? A minima ça les fait venir sur votre fil. Mais la question est surtout de savoir si le sujet apporte une valeur ajoutée à votre communauté.

Si vous avez des réponses à ces questions, contactez-moi !

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

L’expérience a montré que les tentatives suivantes n’ont pas atteint les résultats escomptés :

  • Publier tous les jours ouvrés en relayant les posts de la page LinkedIn de DIMM.UP. Ça n’a apporté aucun trafic à mon compte LinkedIn ni à la page DIMM.UP !
  • Ajouter une longue liste de hashtags dans l’espoir d’attirer l’attention en dehors de sa communauté, ne sert à rien. Soit les abonnés LinkedIn utilisent peu la recherche par hashtag, soit LinkedIn restreint l’affichage de posts qui en abusent.

Ce que je vais changer à la lumière des enseignements tirés

  • Je publierai aussi sur LinkedIn entre 17h et 19h.
  • Je publierai moins souvent, mais en travaillant la qualité de mes posts.
  • J’accompagnerai la publication d’un post de messages (via la messagerie LinkedIn, par SMS, WhatsApp, email ou même, soyons fou, en direct par la voix) à l’attention d’une communauté susceptible d’être intéressée.

En revanche je me refuse à publier des titres « putaclics » et de surfer artificiellement sur l’actualité dans l’espoir d’attirer de l’audience, comme je l’ai toujours fait sur mon LinkedIn.

Évolution du nombre d’abonnés LinkedIn sur la période étudiée

Le graphique ci-dessous montre la progression du nombre d’abonnés LinkedIn de mon compte personnel (échelle de gauche) et de la page DIMM.UP francophone (échelle de droite) du 25/10/2021 au 24/10/2022 :

Progression du nombre d’abonnés à mon compte personnel et à la page LinkedIn de l’entreprise

Jusqu’à mi-juin 2022, l’évolution du nombre d’abonnés à mon compte LinkedIn personnel est linéaire. Et pour cause, elle était directement liée aux rendez-vous commerciaux que je faisais. À chaque nouvelle rencontre, un nouvel abonné. Un modèle clairement peu efficace, avec une croissance de 176 abonnés en 8 mois, contre 483 les 4 mois suivants, soit une multiplication par 5 du rythme d’abonnements.

Comment cette accélération a été possible ? Comment toucher plus de monde, tout en conservant un haut niveau de qualité de contacts qualifiés ? C’est en mettant en place Waalaxy mi-juin 2022 que tout s’est accéléré. Si vous ne connaissez pas cet outil de marketing automation, je vous invite à le découvrir.

C’est en combinant le format des posts et des campagnes sur Waalaxy que je stimule les impressions. En effet, les nouveaux abonnés recrutés, se voient proposer automatiquement par LinkedIn les nouveaux posts que vous publiés. Meilleure est la qualité de ces nouveaux posts, meilleure est l’impression pour ces nouveaux abonnés, lesquels réagissent plus positivement. C’est un cercle vertueux.

Impact sur mon Social Selling Index

Cette activité consolide mon Social Selling Index (obtenez le vôtre sur https://www.linkedin.com/sales/ssi) à savoir mon « efficacité à imposer ma marque professionnelle, à trouver les bonnes personnes, à communiquer avec les bonnes infos et à construire des relations. » Au terme de la période d’analyse, j’étais ainsi dans les 2% meilleurs de mon secteur (conseil) et dans les 8% meilleurs de mon réseau.

Mon Social Selling Index au 15 novembre 2022

Concernant la page LinkedIn de DIMM.UP, je lance des campagnes d’invitation en début de mois. Jusqu’à l’été 2022, LinkedIn offrait un crédit de 100 invitations. Le crédit est rechargé dès qu’une invitation est acceptée. Les envoyer en début de mois me permet d’en envoyer d’autres en fin de mois, juste avant de recevoir un nouveau crédit de 100 invitations. Le seuil est passé à 250 à l’été 2022, ce qui permet des campagnes plus importantes. Néanmoins, le processus est laborieux, sauf à faire de l’envoi en masse sans cible une population particulière. Pour l’instant je préfère cibler, ce qui me demande un petit effort pour sélectionner parmi mes abonnés, ceux à qui j’envoie une invitation à suivre la page LinkedIn de DIMM.UP. J’ai pris l’habitude aussi d’envoyer une invitation systématiquement à mes abonnés les plus récents. Je pars du principe qu’ils seront plus enclins à l’accepter sachant que notre entrée en relation est encore fraîche dans leur souvenir.

Quels sont les posts qui ont le mieux performé ?

Les 143 posts publiés sur la période étudiée se répartissent de manière manifestement inégale, montrant une tentative d’accélérer le rythme de publication (janvier à avril 2022), que je n’ai pas réussi à tenir dans la durée :

Distribution mensuelle des 143 posts que j’ai publiés pendant un an

Parmi ces 143 posts, voici le top 5 des posts ayant généré le plus d’impressions (plus de 3000 chacun) :

Ce qui prime avant tout, ce sont donc les événements majeurs : la sortie d’un livre, un concours de start-up, un prix gagné, un concert au Stade de France, ou encore un partenariat qui fait le buzz.

Ensuite solliciter l’avis de sa communauté est un bon moyen d’obtenir des réactions et donc des impressions.

Enfin, inutile de s’épuiser à produire des posts tous les jours, ça ne sert à rien.

Comment aller plus loin ?

Pour aller plus loin et comprendre il est intéressant de lire le rapport 2022 Algorithm Research de Just Connecting, publié par Richard van der Blom sur son profil. Il décortique le fonctionnement de l’algorithme de LinkedIn. J’ai noté page 6 une synthèse de l’impact du comportement de l’utilisateur que nous sommes, sur les posts que LinkedIn nous propose. En effet, on oublie souvent qu’un réseau social nous présente les contenus qu’il pense que nous aimerons le plus. Nos actions le guident. Pensez-y !

Les informations générales de ce rapport sont intéressantes pour comprendre les tendances. Cependant une analyse plus fine, liée à la cible que l’on vise à atteindre (les cadres dirigeants, principalement en France dans mon cas), est utile pour optimiser l’usage de LinkedIn. Par exemple le rapport indique page 18 que le format vidéo pénalise le reach, en comparaison d’un post de texte avec une seule image, alors que j’ai au contraire observé une excellente performance de mes posts intégrant une vidéo.

Jonathan Chan en a fait une infographie.

Conclusion, à quoi ça sert de faire 100000 impressions sur LinkedIn ?

Vous l’avez remarqué, la période étudiée est déjà ancienne, puisque principalement sur l’année 2022. J’ai tardé à publier le présent article, tout en mettant en pratique les enseignements tirés de cette étude. Ainsi en 2023 j’ai mis en pratique plusieurs ajustements. Ce qui mériterait en soit un autre article !

L’important, au-delà du nombre d’impressions, c’est bien-sûr comment LinkedIn vous aide à gagner votre vie. Mes deux plus gros contrats de 2023 viennent directement de mon activité sur LinkedIn. J’ai aussi été invité à plusieurs webinaires, podcasts et conférences suite à des posts que j’ai publiés sur LinkedIn. La notoriété de la marque que j’ai créée, DIMM.UP, continue de se développer, avec plus de 1500 abonnés depuis février 2024, tandis que mon compte personnel comptait plus de 6000 abonnés. Chiffres à comparer à ceux en début de la période étudiée en octobre 2021, soit respectivement 127 et 2729. Et tout ça sans débourser un euro et en y consacrant un temps raisonnable.

La course aux nombres d’impressions n’est pas une fin en soi, mais un indicateur de l’impact de vos publications LinkedIn. C’est une source à analyser pour faire de votre LinkedIn un allier dans votre activité professionnelle. Et vous, comment valorisez-vous vos posts LinkedIn ?

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