Le 24 avril 2017 je passais commande à Amazon d’une liseuse Kindle. Je pensais à l’époque faire une bonne affaire en payant mes livres moins chers. Sauf qu’il m’aura fallu sept ans pour rentabiliser mon investissement. Je dresse ici le bilan économique et écologique de cet achat, et de son usage sur cette période.
- Pourquoi acheter une Kindle ?
- Des questions en suspens à l’usage
- Une Kindle est-elle rentable financièrement ?
- Quel est l’impact environnemental de la Kindle ?
- Qu’est-ce que je ne peux pas faire avec une Kindle ?
- Faut-il acheter une Kindle ?
Pourquoi acheter une Kindle ?
Au-delà de cette première intuition financière, au fil du temps, l’usage d’une liseuse Kindle m’a permis de prendre conscience des avantages et inconvénients de cet appareil :
| Avantages | Inconvénients |
| Livres moins chers. | Investissement initial. |
| Moins lourde qu’un livre. | Penser à recharger la batterie. |
| Obtention immédiate d’un livre. | Absence de contact du papier, de son odeur, du son des pages qu’on tourne. |
| Plus agréable que de lire sur ordinateur. | Risque de panne. |
| Lecture lumière éteinte pour ne pas déranger son conjoint. | Impossible (ou presque) de prêter un livre. |
| Taille de police adaptable à la vue. | |
| Moteur de recherche. | |
| Annotations. | |
| Lecture synchronisée sur l’app PC. | |
| Lecture sans les mains. | |
| Tourner les pages en silence. |
Parmi les avantages que je ne cite pas, il y a des tas de fonctionnalités comme le dictionnaire intégré. Je ne m’en suis pratiquement jamais servi.
Des questions en suspens à l’usage
Au fil du temps, je me suis posé diverses questions dont certaines restent sans réponse :
- Comment récupérer les annotations ?
- Comment prêter un livre ?
- Pourquoi le format Kindle est-il parfois plus cher que le format papier ?
Le prêt de livre semble être possible… par l’ouverture à l’accès de toute ma bibliothèque. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une fonctionnalité utile. Je serais d’ailleurs curieux d’en connaître les statistiques d’usage.
Une Kindle est-elle rentable financièrement ?
En sept ans, j’ai acheté 18 livres sur Kindle, pour un montant total de 188,26 € au lieu de 355,74 € si je les avais achetés au format papier, au prix où ils étaient au moment de l’achat. L’économie réalisée de 167,48 € compense donc les 164,98 € d’investissement initial lié à l’acquisition de la Kindle et de son joli étui protecteur.
Voici le détail :
| Titre | Auteur | Date d’achat | Montant papier | Montant Kindle | Économie |
| Kindle + Etui | Amazon | 26/04/2017 | 0,00 € | 164,98 € | -164,98 € |
| La Dernière des Stanfield | Marc Levy | 29/04/2017 | 21,90 € | 14,99 € | 6,91 € |
| Une fille comme elle | Marc Levy | 10/06/2018 | 21,50 € | 14,99 € | 6,51 € |
| Origine | Dan Brown | 22/06/2018 | 23,00 € | 15,99 € | 7,01 € |
| Heartificial Empathy | Minter Dial | 27/11/2018 | 13,85 € | 6,99 € | 6,86 € |
| Exponential Organizations | Salim Ismail | 04/01/2019 | 14,83 € | 7,99 € | 6,84 € |
| Ghost in love | Marc Levy | 02/08/2019 | 21,50 € | 14,99 € | 6,51 € |
| Passions | Nicolas Sarkozy | 10/08/2019 | 19,50 € | 13,99 € | 5,51 € |
| Traffic Secrets | Russel Brunson | 13/07/2020 | 20,62 € | 0,80 € | 19,82 € |
| C’est arrivé la nuit | Marc Levy | 11/11/2020 | 21,90 € | 14,99 € | 6,91 € |
| Le temps des tempêtes | Nicolas Sarkozy | 23/11/2020 | 23,00 € | 15,99 € | 7,01 € |
| One Million Followers | Brendan Kane | 28/04/2021 | 24,81 € | 4,14 € | 20,67 € |
| Dotcom Secrets | Russel Brunson | 20/08/2021 | 18,03 € | 1,74 € | 16,29 € |
| Hook Point | Brendan Kane | 10/11/2021 | 25,53 € | 8,72 € | 16,81 € |
| L’apocalypse numérique n’aura pas lieu | Guy Mamou-Mani | 09/11/2021 | 16,00 € | 11,99 € | 4,01 € |
| Les petites clefs du bonheur | Cédric Leboussi | 14/02/2022 | 7,90 € | 3,99 € | 3,91 € |
| Le crépuscule des fauves | Marc Levy | 30/07/2022 | 24,00 € | 9,99 € | 14,01 € |
| NOA | Marc Levy | 08/08/2022 | 21,90 € | 14,99 € | 6,91 € |
| Losing My Virginity: The Autobiography | Richard Branson | 05/05/2024 | 15,97 € | 10,99 € | 4,98 € |
Vous me direz : 18 livres en sept ans ? Voilà quelqu’un qui lit peu ! Il se trouve que j’ai lu 72 livres en sept ans, dont 54 en papier.
Vous pourrez alors me dire : mais pourquoi diable continuer d’acheter des livres en papier alors qu’on a une Kindle et qu’on peut les payer moins cher ? Il y a quatre raisons principales :
- Les prêts
- Les envois gracieux
- Les cadeaux
- Les autres raisons
J’ai fait le décompte : on m’a prêté 20 livres en sept ans. Ce sont autant de livres que je n’ai pas eu à acheter, quel que soit le format.
Les auteurs et les éditeurs m’ont aussi envoyé 13 livres. La plupart du temps en contrepartie de la publication d’une note de lecture. Je fais de même avec les livres dont je suis l’auteur. Là encore, ce sont des livres que je n’ai pas eu à acheter. Il m’aurait plu de les lire sur Kindle, mais sauf erreur de ma part, cette notion de don n’est pas possible.
Voici les 20 notes de lecture que j’ai publiées sur les livres que j’ai lus de 2017 à 2024 (de quoi vous inspirer) :
- Made in Silicon Valley, David Fayon
- Le digital expliqué à mon boss, Hervé Kabla et Yann Gourvennec
- Napoléon est revenu !, Eric Teyssier
- Transformation digitale 2.0, David Fayon et Michaël Tartar
- La transformation des entreprises, 34 experts
- Gafamus ou le destin du monde, Jean-Michel Moutot et Julien Bonnet
- La transformation digitale pour tous !, David Fayon et Michaël Tartar
- Les petites clefs du bonheur, Cédric Leboussi
- Joe Hartfield, l’homme qui voulait tuer Donald Trump, Jean Calembert
- Only rock & roll, Michel Crépu
- Napoléon, La biographie inattendue, Thierry Lentz et Fanny Farieux
- L’apocalypse numérique n’aura pas lieu, Guy Mamou-Mani
- Napoléon – 50 leçons de leadership, Pierre-Henry de Castelnau
- Exponential Organizations 2.0, Salim Ismail, Peter Diamandis, Michael Malone
- Pour un numérique humain, Guy Mamou-Mani
- Le marketing de @ à Z, Yann Gourvennec et Hubert Kratiroff
- Intelligence artificielle, une ambition pour la France, Commission de l’IA
- Le nouveau temps, Rafik Smati
- Green IA, Gilles Babinet
- Impliquer vraiment les salariés, Gaëlle Roudaut et Fabienne Ravassard
J’ai reçu aussi 7 livres en cadeau pendant cette période. Le livre papier garde à ce titre un avantage indéniable sur le livre numérique, par le rapport physique à l’ouvrage : le toucher, l’odorat et la vue sont mobilisés. Ce qui décuple l’émotion que l’on peut ressentir par rapport au téléchargement d’un fichier sur une machine. De plus certains de ces livres sont totalement inadaptés à la lecture sur liseuse, de par le travail artistique de composition.
Enfin, j’ai acheté 10 livres papier pour des raisons variables, renonçant au confort de la Kindle. Par exemple, j’ai été amené à faire dédicacer certains livres lors d’une rencontre avec l’auteur. Essayez de le faire avec une Kindle, vous verrez que ça fonctionne moyen. Certains livres n’étaient tout simplement pas disponibles. D’autres étaient liés à une collecte de fonds : en achetant une copie papier, je participais à une œuvre caritative.
Au final, l’obtention du retour sur investissement de ma Kindle a pris sept ans du fait d’une consommation de livres somme toute assez modeste (10 par an en moyenne) sachant que la plupart me sont offerts ou prêtés.
Notons au passage que je suis très en dessous de la moyenne, les Français lisant en moyenne 22 livres en 2023, selon le baromètre du Centre national du Livre. À ma décharge, je lis énormément de documents professionnels, études et rapports de toutes sortes sur le numérique.
Quel est l’impact environnemental de la Kindle ?
On le sait, le numérique a un impact écologique, surtout pour la fabrication des équipements. C’est en prolongeant leur durée de vie que l’on réduit leur impact sur l’environnement. C’est d’ailleurs un des indicateurs étudiés lors d’un diagnostic digital sur dimmup.com. En ayant déjà conservé ma Kindle sept ans, et tout porte à croire qu’elle va durer encore plusieurs années, je contribue à réduire l’impact environnemental de sa fabrication.
Cependant, le livre numérique, comme tout fichier informatique, peut être reproduit à l’infini pour un coût marginal quasi nul. Il est donc a priori plus vertueux pour l’environnement que de mettre au pilon des stocks de livres invendus.
Les études sur l’impact environnemental comparé du livre papier et du livre numérique sont à ce titre contradictoire, comme on peut le lire dans cet excellent article. Je note cependant dans cet article qu’il faut « 22 livres lus sur la liseuse pour qu’elle devienne plus écologique en terme d’émission de CO2. » En d’autres termes, il m’en reste 4 à lire sur la liseuse pour qu’elle passe le seuil de rentabilité écologique.
De manière anecdotique, les 18 livres que j’ai achetés sur Kindle représentent un poids de 9,378 kg. Une masse qui viendrait probablement encombrer ma bibliothèque, déjà bien remplie.
Qu’est-ce que je ne peux pas faire avec une Kindle ?
Je l’ai déjà évoqué plus haut : je ne peux pas prêter un livre acheté sur une Kindle. Sauf à quelqu’un qui possède déjà une Kindle. Ce qui réduit considérablement le potentiel de prêt.
Pour être plus précis, mais je n’ai jamais testé la manipulation, on peut seulement enregistrer un autre appareil Kindle pour qu’il accède à notre bibliothèque. Honnêtement, qui a envie de donner accès à toute sa bibliothèque pour prêter un seul livre ?!
Je ne peux pas non plus échanger mon livre contre un autre, comme on le fait dans des bourses d’échange.
C’est comme si le livre numérique était un produit sans vie, alors que le livre papier vit après l’achat et la lecture.
Je ne peux pas non plus revendre mon livre Kindle sur le marché de l’occasion. À ce titre, il y a un manque à gagner difficile à estimer, lié aux livres que j’ai achetés sur Kindle et que je n’ai pas forcément envie de garder.
Un livre numérique est donc acheté pour la vie. Si on veut s’en séparer, il ne bénéficie à personne.
Cependant toutes ces limitations sont théoriques. Dans la pratique, je n’ai pas souvenir d’avoir eu envie de prêter un livre que j’avais sur ma Kindle, ni d’avoir eu envie d’en échanger un, ou encore de le revendre.
Faut-il acheter une Kindle ?
Et si c’était à refaire ? Vu les avantages évoqués plus haut, et malgré le temps assez long qu’il m’aura fallu pour rentabiliser financièrement mon achat, je reprendrais une Kindle. D’autant que le produit est robuste, se comportant au bout de sept ans comme au premier jour.
En conclusion, j’ai démontré plus haut qu’une petite vingtaine de livres suffisent à rentabiliser l’investissement initial. Le ROI (Return On Investment) doit donc être atteint en France en moyenne en moins d’un an, compte-tenu du volume moyen de livres lus par an. Quant à l’impact écologique, une vingtaine de livres suffisent également. C’est donc une bonne affaire.
Crédit photo : générée par l’IA Adobe Firefly.
J’étais très, très, contre les tablettes ou la lecture sur smartphone. Avec ma compaagne, le samedi matin, quand on débarquait à « L’Oeil Ecoute » à Montparnasse, nous savions que nos cartes bleus allaient devenir … rouges ! Ah, le pied de se ballader dans les rayons. D’attaper les bouquins et les retourner comme des crêpes, pour mater la 4ème de couv’ ! L’odeur de l’encre. La rencontre avec des clients érudits, qui ont lu « untel » et n’ont pas aimé ou déniché « Unetelle » et en sont tombé raide dingue de son style au point d’avoir fait la razzia sur tous ses bouquins.
3à ans plus tard ma compagne a suivi un « crabe » qui l’a emporté et à 74 piges, je n’ai plus les moyens de m’acheter des bouquins. Et puis un fumier de diabète m’a niqué un oeil ! Je n’y vois plus pour lire les petits caractères (et les collections « gros caractères » ne proposent que des romans à l’eau de « rosse » !
Et j’ai découvert la KINDLE ! Je ne la quitte plus ! Entre le pouce et l’index, je grossis les caractères ! Je peux lire à nouveau. Je lui ai adjoint 2 trucs formidables !
La petite pression sur un mot dont je ne suis pas certain de l’acception et les « dicos » ou la belle « Wikepedia » viennent me rafraichir la mémoire ! « Trop bien ! » comme disent les Jeun’s !
La deuxième splendeeur : c’est l’abonnement Kindle. Pour 9,99 €/mois, je lis autant que je veux ! J’emprunte des livres sur AMAZON KDP. On peut en avoir, 10 à la fois. !Il m’arrive souvent de commencer un livre, de ne pas entrer dans l’action et de … le rendre pour en emprumter un autre. Et tout ça pour 10 balles par mois ! Elle n’est pas belle la vie ? Du coup … je vais exploser le record de Janne Calment ! (il y a tant de livres à lire !)
Mais ces lectures me laissent du temps pour … écrire !
Je vais me faire ici un petit « coup de pub ». A ce jour j’ai écrit 20 livres. Je les vends sur AMAZON (pas beaucoup !) Si vous avez un compte AMAZON-KDP, connectez-vous à ma page « auteur » :
https://amzn.to/3UzDZJP et « suivez-moi ». » Même si vous n’achetez aucun de mes bouquins ce sera cool, car j’augmenteris ma visibilité. Il y aura bien quelques lecteurs sympa qui se laisseront tenter par un petit e-book (entre 0,90 et 4 balles !). C’est ma petite « poire pour la soif » et payer l’EHPAD.
Merci d’avance à tous ! Luc Boutet : luc.boutet.auteur@gmail.com et 06.66.64.84.45.
J’allais oublier :!!!Ce site est « extraordinaire et abracadabrantesque » !
!Et puis, ne laissez pas dire du mal d’AMAZON ! La « petite librairie » de Monsieur Jeff Bézos, permet à des tas d’auteurs (ce ne sont pas tous des « vieux-qu’on-d’l’âge » comme votre serviteur) de se faire connaître et de vivre un peu mieux de leur plume !
KINDLE FOR EVER !!!
Luc
Bonjour et merci Luc de votre témoignage et pour l’intérêt que vous avez porté à mon article. Le confort de lecture sur Kindle est un atout indéniable. J’ai d’ailleurs noté cet avantage en 6e position : « Taille de police adaptable à la vue. » L’abonnement dont vous bénéficiez, grand lecteur que vous êtes, a rentabilisé votre investissement beaucoup plus vite que moi 😁.Me voilà abonné à votre chaîne Amazon-KDP 😉. Vous êtes en auto-édition ?