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Archive for the ‘Outil’ Category

OnePark libère les parkings inutilisés

OneParkTrouver une place de parking près du Stade de France n’est pas toujours facile, surtout lors de grands événements comme le concert des Rolling Stones le 13 juin dernier. Avec OnePark, j’ai pu me garer dans un parking sécurisé tout près de la gare du Nord, rapidement le jour même et pour moins cher. Comment cela fonctionne ?

Tout d’abord, sur le site Web de OnePark, il faut réserver une place dans un des parkings proposés. Pour un parking à proximité du Stade de France, saisir dans son navigateur Web préféré : http://bit.ly/OnePark-Stade-France.

OnePark Stade de FranceAprès avoir renseigné les informations demandées, il suffit de cliquer sur Réserver. C’est en arrivant devant la porte du parking (situé dans un hôtel) que la magie opère. En me connectant sur le site Web mobile de OnePark avec mon smartphone Android (les utilisateurs d’iPhone peuvent utiliser l’application iOS), j’ai pu ouvrir la porte en appuyant sur un bouton. Ouvrir une porte de parking avec son smartphone, il faut reconnaître que ce n’est pas banal !

Pour ressortir du parking, il m’a suffi de saisir un code envoyé par email sur un boîtier numérique disponible à l’intérieur. Ainsi, le temps de stationnement est précisément décompté et je n’ai été facturé que du montant exact correspondant, soit 6,75€ pour un peu plus de 4 heures, à quoi s’ajoute 10,00€ pour un trajet aller-retour à deux personnes en RER B entre Gare du Nord et La Plaine Saint-Denis – Stade de France, à comparer aux 22,00€ d’une place de parking sous le stade.

Le bénéfice pour l’utilisateur est évident : accès immédiat à une offre de stationnement à bas prix, sécurisé, facile d’accès et d’utilisation. Le seul bémol étant (et ceci est vrai pour tous les services en mobilité) d’avoir suffisamment de batterie dans son smartphone avant d’arriver au parking, ne serait-ce que pour pouvoir retrouver le code de sortie dans sa messagerie.

Le bénéfice pour les propriétaires de parking est également à noter, puisqu’ils peuvent ainsi tirer un revenu d’espaces de stationnement inutilisés. Une manière de valoriser les ressources disponibles et inaccessibles en temps normal. Une belle façon de libérer les parkings inutilisés.

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Marketing et commercial peuvent-ils être performants sans outils innovants ?

Invitation-Innov-Com-260x185La performance du marketing et du commercial en 2014 est-elle possible sans innovations technologiques ? C’est la question que l’association Innov’Com abordait le 14 mars. Réponse apportée par quatre éditeurs de logiciels.

Comment optimiser la prospection commerciale ?

Avec eGeo de Silamir, présenté par Muriel Figer, une entreprise peut organiser les tournées de ses commerciaux en tenant compte du potentiel commercial d’une zone de chalandise et d’autres facteurs tels que la distance à couvrir par chaque commercial depuis son domicile, le tout visualisé sur une carte géographique.

Au vu de la démonstration (courageuse vu la qualité du Wifi dans la salle, j’y reviendrai), je vois surtout un intérêt de l’outil pour des entreprises en B2B amenées à prospecter un territoire et souhaitant géolocaliser leur prospection. Les sources de données utilisées n’ont pas été précisées pendant l’exposé. Mais la question d’accroche de l’intervention (« comment le Big Data va révolutionner l’accès aux clients et prospects ? ») laisse présager des volumes considérables de données, à moins qu’il s’agissait seulement d’utiliser un buzz word du moment pour attirer l’attention de l’audience…

Deux chiffres indiqués pendant l’exposé m’ont surpris :

  • 70% des outils utilisés par les forces commerciales et marketing ne sont pas disponibles sur smartphone et tablettes : mais comment font-elles pour travailler en mobilité ?
  • 40% des entreprises n’ont pas de CRM : mais comment gèrent-elles leurs clients ?

Deux chiffres qui montrent les progrès qui restent à accomplir pour digitaliser les fonctions commerciales et marketing.

Comment cibler vos prospects à partir de leurs visites sur votre site Web ?

Tout le monde le sait (parce que tout le monde le fait), un prospect qui s’intéresse aux produits d’une entreprise, visite son site Internet. Selon le Gartner, 95% des clients visitent ainsi le site d’une entreprise avant d’acheter ses produits. Le problème, c’est que pour le site Internet, toutes ces visites sont muettes : impossible de savoir qui est le visiteur.

Impossible, sauf avec Get+, solution présentée par Hervé Gonay (@hervegonay), qui permet d’identifier les entreprises prospects qui visitent le site de l’entreprise, en tenant compte du comportement du visiteur. Identification possible selon Get+, dès la première phase de sa motivation d’achat qui en compte quatre : awareness (« je fais un tour d’horizon »), consideration (« je prends connaissance d’un produit »), evaluation (« je compare le produit avec les offres concurrentes »), selection (« j’achète »).

Non content d’identifier les entreprises prospects, Get+ couplée avec Salezeo, permet de cibler les interlocuteurs à contacter dans ces entreprises. On n’est plus très loin du jour où le futur acheteur d’un produit, visitant tranquillement le site d’une entreprise, sera soudain contacté par un commercial.

Formulée ainsi, la promesse de valeur laisse rêveur. Le lien entre les visites d’un site d’entreprise et les ventes devient plus évident. Le ROI du site Web plus facile à appréhender. Cependant, j’aurais apprécié que des cas d’entreprises soient présentés, idéalement sous la forme de témoignages montrant la contribution de Get+ à la performance commerciale de ces entreprises.

Comment optimiser la rémunération des commerciaux ?

Les commerciaux sont motivés par leur rémunération variable. Comment faire en sorte que cette rémunération soit cohérente avec la stratégie commerciale de l’entreprise ? Comment en faire un véritable outil de motivation des troupes ?

Eric Mallet, propose pour cela Primeum Incentive Suite. Une solution permettant de réduire de 4% à 6% le coût de la rémunération variable des commerciaux et de 40% le coût administratif des primes.

Plusieurs dizaine de milliers de commerciaux utilisent l’outil. 90% des commerciaux se connectent au moins une fois par mois sur ce type d’outil. C’est un bon produit d’appel pour orienter les commerciaux vers l’Intranet.

Comment revaloriser les emails des commerciaux ?

Les directions marketing ont pris l’habitude d’utiliser l’emailing de masse, dont l’efficacité tend à décroître. L’email est aussi un moyen de communication largement répandu, les collaborateurs d’une entreprise en envoyant 38 en moyenne chaque jour. Comment utiliser ces 38 emails pour porter le discours de la marque ?

Xavier Paulik (@xpaulik) propose avec Tiki’mee Signature Card de rendre la signature email intelligente. Qui plus est, cette signature est totalement adaptée à une lecture sur mobile. Ce qui est d’autant plus critique, alors que désormais plus de la moitié des emails sont lus sur mobile, tandis que 7% seulement sont relus sur PC. 2013, marque ainsi le tournant de la lecture de l’email sur mobile : « Aujourd’hui, les emails se lisent avec les doigts. » Cette prédominance de la lecture sur mobile, ainsi que les nouvelles fonctionnalités des grandes messageries (ex : Gmail trie les emails commerciaux dans un onglet dédié) nécessite de reconsidérer les pratiques de l’email et de moderniser un outil de communication qui a finalement peu évolué en 40 ans.

Conclusion

Les outils présentés permettent en théorie d’obtenir des gains de productivité des activités marketing et commerciales. On peut même imaginer de les combiner : eGeo pour identifier la zone de chalandise des commerciaux, Get+ pour nourrir la base eGeo à partir des visites sur le site de l’entreprise, Primeum Incentive Suite pour motiver les commerciaux et suivre leur performance, Tiki’mee pour les aider dans leur communication avec l’email et drainer un trafic utile vers le site de l’entreprise.

Au-delà de cet ensemble d’outils, d’autres questions visant à améliorer l’efficacité marketing et commerciale méritent d’être traitées. Par exemple, comment faire des clients les vendeurs de l’entreprise ? Quels contenus publier sur le site de l’entreprise et sur des sites tiers, pour attirer un trafic utile ?

Sur la forme, j’aurais apprécié que des cas réels soient présentés, montrant le ROI de toutes ces solutions et faisant témoigner des utilisateurs. J’ai aussi malheureusement déploré l’absence pas de Wifi disponible dans la salle et un débit 3G limité. Pas de hashtag. Pas de live tweet. Pas de relais vidéo. Pourtant tous ces moyens sont aussi très utiles pour le marketing et le commercial… des quatre solutions qui ont été présentées !

Avec Bobler, la voix (re)devient un média

BoblerNous avons pris l’habitude de publier, partager et commenter sur les médias sociaux. Surtout en écrivant des textes, aussi de plus en plus souvent en vidéo. Et la voix dans tout ça ? Bobler propose justement de lui donner ses lettres de noblesse digitale. L’utilisateur dispose de deux minutes, pour enregistrer une bulle géolocalisée. La bulle est ensuite rendue publique et partagée au sein de son réseau social.

Je me suis amusé à enregistrer une première bulle (merci de votre indulgence !). L’expérience est vraiment étonnante. La voix laisse une plus grande part d’improvisation que l’écrit. On se laisse emporter par ses idées, tout en regardant le compte à rebours pour éviter de se retrouver au milieu d’une phrase au terme des deux minutes. Deux minutes qui s’avèrent largement suffisantes, incitant à la concision. Le syndrome de la bulle blanche (par analogie avec la page blanche de l’écrit), dure quelques secondes. Une profonde inspiration, et en appuyant sur le bouton « Rec », on se retrouve projeté dans un studio, comme un animateur radio. Pensez auparavant à éloigner les enfants, le chien et toute autre nuisance sonore !

Ma première bulle Bobler

Ma première bulle Bobler

Je ne sais pas encore si je prendrai l’habitude de publier des bulles (de buller ?). L’avenir nous le dira. Mes bulles seront disponibles sur http://www.bobler.com/profil/michaeltartar. Au passage, bonne idée de l’équipe de Bobler d’avoir prévu des URL publiques des profils d’utilisateurs, contrairement à Google+. J’ai déjà quelques idées de sujets qui me semblent plus faciles à traiter de cette manière que par l’écrit. Par exemple, un constat d’étonnement sur l’utilisation d’un site e-commerce, une réaction à chaud sur un nouveau service digital (comme je l’ai fait dans ma première bulle), une réflexion spontanée suite à la lecture d’un article, un CV sonore, plus rarement une réflexion de fond très structurée. Il y a clairement des règles « d’écriture » sonores à inventer pour ce format, en le pensant intégré dans divers environnements.

Certaines marques ont déjà pris l’habitude de publier des bulles. C’est le cas de SFR par exemple. On peut imaginer que, à l’instar des chaînes vidéo sur YouTube, les marques développent ainsi des chaînes radio, mettant en avant la voix du client ou la voix du collaborateur et partenaire.

Les bulles ainsi enregistrées me semblent étonnamment plus authentiques que les textes écrits. A l’écoute, on se sent en proximité avec l’orateur. On ressent ses émotions, ses hésitations. Ce qui fait de la bulle un format plus vivant, particulièrement social. Le seul défaut que j’y vois pour l’instant est sa difficulté d’indexation dans les moteurs de recherche. Créer du contenu sonore sans qu’il soit indexé, c’est peut-être dommage. Bobler se verra peut-être enrichi à l’avenir d’une solution de speech to text ?

Les bulles peuvent être enregistrées avec l’application iPhone ou via le site Web, que j’ai utilisé. Il est possible de télécharger des fichiers sons, comme le font déjà les musiciens sur SoundCloud. Elles sont ensuite facilement partageables sur Facebook, Twitter et sur un blog (voir ci-dessus). L’application Android est en préparation. Des statistiques d’écoute des bulles seront bientôt disponibles. Espérons qu’elles permettent de savoir qui écoute quoi, histoire de créer des opportunités de contact avec les auditeurs. Au contraire de Facebook qui refuse obstinément d’indiquer à ses utilisateurs qui a consulté leur profil.

Pour comprendre les grandes fonctionnalités et surtout le modèle économique de Bobler, la lecture de l’article publié sur Presse Citron lors de son lancement, peut être utile.

L’interview de Marc-Antoine Durand (fondateur de Bobler) publiée sur le Blog du communicant d’Olivier Cimelière (Heuristik) mérite également le détour.

Merci d’avance à ceux qui se lancent dans le bain de Bobler de laisser ici un commentaire pour partager leur expérience. A très bientôt, de vive voix !

Quand le réseau social d’entreprise devient un outil de management

Le réseau social d’entreprise (RSE) peut devenir un outil au service du management. Le RSE traverse ainsi plusieurs phases de maturation, jusqu’à ce qu’il puisse être utilisé pour manager les équipes. A condition toutefois d’avoir anticipé cette possibilité.

Les trois phases de maturation d’un RSE

Un RSE ne se décrète pas spontanément. Une fois la plateforme technologique déployée, c’est bien-sûr le contenu qui viendra l’irriguer et susciter les échanges. Le RSE traverse ainsi trois phases dans sa maturation :

Création

La plateforme technologique vient d’être déployée, des efforts de communication sont faits pour la faire connaître. Les utilisateurs sont dans une posture de perplexité, les usages n’étant pas encore entrés dans les habitudes. Un important effort d’accompagnement au changement est nécessaire, afin de montrer la valeur opérationnelle apportée par le nouveau dispositif. L’équipe chargée du RSE se concentre sur l’évolution du nombre de membres (sauf bien sûr s’ils ont été inscrits d’autorité) et sur le taux de participation.

Croissance

Les utilisateurs commencent à prendre l’habitude de poster des contenus, ou de commenter les contenus postés par leurs collègues. C’est la phase de la curiosité pour les utilisateurs. Ils s’aperçoivent que leurs collègues publient des contenus intéressants. Un dialogue s’installe, y compris entre personnes n’appartenant pas aux mêmes structures organisationnelles. Le pilotage du RSE se concentre sur le taux de participation. Le nombre de membres continue sa progression, en tirant profit de deux leviers : la viralité s’appuyant sur les relations sociales existantes dans l’entreprise, et les animations s’appuyant sur les outils de communication (newsletter, magazine interne, colloque interne, etc) et d’animation d’équipes (comités de direction, comités de projets, etc) traditionnels déjà en place.

Croisière

Le régime de croisière est celui d’un RSE parfaitement intégré à la vie de l’entreprise. Il devient un véritable support aux processus opérationnels. Les utilisateurs l’utilisent pour faciliter leur travail. L’arrêt programmé ou subi (en cas de panne par exemple) du RSE provoque des réactions. C’est la phase de l’adoption, et de l’engagement des employés. L’analyse des échanges permet de dégager des enseignements managériaux intéressants : tel employé montre un intérêt manifeste pour une thématique donnée, tel employé montre une grande capacité à fédérer les échanges grâce à ses contributions. Le pilotage s’assure alors du bon usage du RSE et peut démontrer la valeur économique liée à sa mise en place, en se focalisant par exemple sur la réduction du délai de traitement d’un processus opérationnel, ou encore sur l’identification des ressources clés de l’entreprise.

Le RSE comme outil de management

Selon les phases de maturité du RSE, le management passera d’une posture d’incitation à l’usage, à une posture d’exploitation des informations tirées de l’usage de la plateforme.

En phase de création, le management se doit de faire preuve d’exemplarité. En contribuant au RSE et en se montrant attentif aux contributions de ses collaborateurs, un manager fait ainsi un acte managérial déterminant au service de l’émergence de nouvelles habitudes de travail. Les résistances les plus fortes devront être étudiées, afin de comprendre les freins à l’usage que rencontrent ses collaborateurs. Il peut par exemple s’agir de difficultés rédactionnelles, ou de crainte d’être perçu comme incompétent. Ces freins pourront nourrir les programmes de formation, ou développement de compétences des collaborateurs. Pendant la phase de création, il sera intéressant d’observer l’activité des premiers contributeurs, au regard de leur rattachement organisationnel. Dans le schéma ci-dessous, chaque contributeur est représenté par un rond d’autant plus large qu’il contribue fortement. Les collaborateurs qui devraient être intéressés par le RSE mais qui n’ont pas encore contribué, sont représentés par des ronds vides. Les managers devront comprendre pourquoi ils ne contribuent pas.

Représentation de l'activité de collaborateurs d'un département sur un RSE

En phase de croissance le management sera attentif aux premiers impacts du RSE sur les processus opérationnels. Les relations sociales entre les collaborateurs prennent forme au sein du RSE, au-delà des frontières organisationnelles. Dans le schéma ci-dessous , les relations entre les collaborateurs de deux départements sont mises en évidence. Elles se concrétisent au travers des commentaires que les uns postent sur les contributions des autres. On commence à voir apparaître certaines relations sociales inattendues. C’est un des intérêts d’un RSE sur le plan managérial : les traces laissées par l’activité des collaborateurs sur le RSE peuvent être exploitées pour comprendre la nature des relations sociales entre les collaborateurs, indépendamment de leur rattachement organisationnel.

Représentation de l'intensité des relations sociales au-delà des structures organisationnelles

Enfin, en phase de régime de croisière, au-delà des relations sociales se concrétisant au travers du RSE, le management pourra identifier les collaborateurs les plus influents, par exemple dans leur capacité à susciter la réaction de leurs collègues, à l’image de ce que propose Klout pour évaluer l’influence d’un internaute sur les réseaux sociaux publics. La capacité d’influence pourra même devenir un critère d’évaluation de la performance des collaborateurs, à partir du moment où la logique de notation est claire et compréhensible de tous. Les collaborateurs ayant durablement manifesté leur intérêt pour les thématiques qui ne sont pas directement les prérogatives des départements de l’entreprise auxquels ils sont rattachés, peuvent se voir proposer de nouvelles perspectives de carrières.

Votre entreprise a-t-elle déployée un RSE ? A quelle phase de maturité en est-il selon vous ? Quels freins voyez-vous à l’évolution de sa maturité ? Vos équipes RH ont-elles déjà intégré le RSE comme un outil de management ?

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La socialisation des processus de relation client, un autre regard sur le Social CRM

La grand majorité des publications sur le Social CRM s’intéressent à l’intégration des médias sociaux dans la relation qu’une entreprise entretient avec ses clients. Assez rarement est évoquée l’utilisation des médias sociaux au sein de l’entreprise, en vue de fluidifier les processus CRM. Pourquoi ?

Le Social CRM fait couler beaucoup d’encre et des éditeurs prestigieux proposent des solutions permettant de gérer un grand volume de contacts via les médias sociaux. A l’image des progiciels de CRM dans les années 1990, capables de mémoriser les comptes des clients et les contacts de ceux-ci avec l’entreprise, le Social CRM offre l’effet de levier nécessaire à une relation client à grande échelle via les médias sociaux. En effet, la relation via les médias sociaux de manière personnalisée, n’est possible que pour un volume de contact assez faible. Maintenir la qualité de relation plus personnelle qu’offrent les médias sociaux tout en augmentant le volume de contacts, suppose un outillage qu’offrent les solutions de Social CRM.

Cependant, si l’on se tourne maintenant vers l’entreprise, les processus de relation client qui s’appuient sur les progiciels CRM, se concentrent le plus souvent sur la captation et la gestion des informations structurées de ces processus. Reste le flot d’informations non structurées, échangées sous forme d’emails, de documents déposés dans des bases de connaissance, de messages de toutes sortes qui fusent sur les réseaux fixes et mobiles. Ce gloubiboulga d’informations, plus ou moins bien rattaché aux données structurées gérées au sein du CRM, devient assez vite ingérable, et offre difficilement la possibilité de mémoriser de manière pérenne les échanges. Par exemple, un commercial qui se rend chez son client, pourra renseigner dans le CRM les données collectées pendant sa visite (le nom des personnes rencontrées, leur position dans l’organisation, les opportunités commerciales à venir, etc) et adjoindra à l’ensemble un email faisant objet de compte-rendu de visite plus informel (tonalité de l’entretien, actions de suite à attribuer aux collaborateurs, etc). Les deux types d’informations vont ensuite vivre leur vie indépendamment l’un de l’autre, et au fur et à mesure, il sera de plus en plus difficile de constituer l’historique des échanges. Tant que les opérationnels restent en poste, l’entreprise s’en sort. Dès qu’un des intervenants change de poste ou même quitte la société, c’est la pagaille !

Les équipes commerciales, d’après-vente ou de relation client opèrent ainsi chaque jour des processus dont malheureusement une partie des informations n’est pas capturée par les outils de CRM. Ce volet plus interne à l’entreprise du Social CRM doit-il être pris en charge par des solutions en marge des outils de CRM tels que des réseaux sociaux d’entreprise ? Quelles perspectives d’amélioration de la productivité peut-on escompter en déployant ce type de solutions sur des processus CRM classiques, ne serait-ce que par la réduction du volume d’emails traités par les collaborateurs ? Quelles entreprises ont déjà déployé ce type d’approche de socialisation de processus CRM ? Quelles solutions logicielles proposent d’ores et déjà des solutions de ce type plebsicitées par les opérationnels de terrain, y compris par les populations les plus réfractaires aux outils CRM ? Autant de questions qu’il est rare de voir traitées, et qui pourtant sont un pan du Social CRM.

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2012, année de l’influence… et de la Klout attitude

Nos esprits cartésiens ont besoin de mesurer, tout et n’importe quoi. Avec le développement de l’usage des médias sociaux, de nouveaux indicateurs sont apparus. Le Graal semble être l’indicateur de mesure de l’influence d’un internaute sur les médias sociaux. Car la mesure de l’influence tout court d’une personne, échappera encore et pour longtemps, à une mesure exhaustive et fiable. Ce qui n’interdit pas de tenter de mesurer l’influence d’une personne acteur des médias sociaux.

L’Histoire est jalonnée d’efforts pour inventer des unités de mesure. Prenons l’exemple de la mesure des distances. Longtemps les humains ont tâtonné : pour les grandes distances, les jours de marche faisaient bien l’affaire, jusqu’à ce que la marche ne soit plus le seul moyen de se déplacer ; pour les petites distances, les longueurs de parties du corps humains suffisaient bien tant que l’on se contentait de discuter entre personnes de même gabarit. Jusqu’au moment où il est apparu nécessaire d’établir un système de mesure universel. C’est ainsi que le système métrique s’est imposé à tous. En réalité pas vraiment, puisque certains pays continuent d’utiliser des unités de longueurs historiques qui leur sont propres, en acceptant néanmoins des conversions dans le système métrique.

Avec le développement scientifique vers l’infiniment grand et vers l’infiniment petit, le système métrique a montré ses limites, et d’autres unités de mesure sont apparues. Elles sont utilisées par des experts et leur permettent de mesurer finement les distances dans leur domaine d’expertise. Un système de mesure est donc pérenne, jusqu’à ce que les connaissances sur le domaine mesuré évoluent.

Les médias sociaux n’échappent pas à la règle. Pour ce domaine très jeune sur lequel nous avons très peu de recul, des indicateurs de mesure ont été créés : le nombre d’abonnés, le nombre de messages postés, le nombre de messages re-postés, etc. Puis avec la multiplication des plateformes, le besoin de mesurer l’activité d’une personne est apparu. Au-delà de l’activité, on se prête même à imaginer pouvoir mesurer l’influence d’une personne active sur les médias sociaux. Se pose alors la question de se savoir ce que signifie d’être influent sur les médias sociaux ?

Tout d’abord il me semble nécessaire de circonscrire l’analyse de la notion d’influence à ce qui est effectivement mesurable. Je parle bien ici de d’influence sur les médias sociaux, et non d’influence tout court. L’influence au sens stricte nécessiterait de capter des marqueurs qui s’expriment sur bien d’autres supports que sur les seuls médias sociaux, voire en face-à-face. Ce sont donc les actions réalisées par des tiers sur les médias sociaux suite à des publications d’un internaute sur ces mêmes médias sociaux, qui sont ici l’objet de l’analyse.

Un des moyens pour mesurer l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux, est celui proposé par Klout. Aussi perfectible soit-il, celui-ci apporte une première réponse à la notion de mesure de l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux. Dans mon compte Klout, j’ai référencé mes comptes Twitter, Facebook, Google+, LinkedIn, Foursquare et WordPress. Au 8 janvier 2012, mon activité sur ces différents comptes, et surtout les réactions qu’ont suscité mon activité, conduit à un score de Klout de près de 49. Le graphe de l’évolution de mon score sur un mois glissant fait d’ailleurs apparaître une hausse brutale le 17 décembre 2011 que je n’explique pas (cela fait peut-être suite au référencement de mon compte Google+, mais je n’en suis pas sûr) :

Klout score analysis

Je n’ai aucune idée de l’algorithme de calcul de ce score, et peu m’importe. En effet, dans le même ordre d’idée, je n’ai pas besoin de savoir comment est évalué le volume d’essence restant dans le réservoir de ma voiture pour regarder de temps en temps la jauge d’essence. Aussi perfectible que ce soit ce score, il me permet d’apprécier l’impact de ce que je publie sur les médias sociaux que j’ai référencés dans Klout. Et le fait d’avoir la possibilité de consulter un indicateur, ne m’oblige pas à le consulter en permanence, ni même à modifier ma manière de publier pour augmenter la valeur de cet indicateur en en devenant l’esclave. En revanche, si l’augmentation de mon score de Klout est cohérent par rapport à mes intérêts, pourquoi me passer de cette mesure ? Face aux critiques, Klout a d’ailleurs fait un effort de pédagogie intéressant pour mieux expliquer son concept.

 

TweetLevel

TweetLevel évalue également un score d’influence, en se focalisant sur la seule activité d’un compte Twitter. Moins complet que Klout, qui analyse plusieurs médias sociaux, TweetLevel donne néanmoins une information intéressante permettant d’apprécier une certaine forme d’influence, la popularité, l’engagement et la confiance avec les utilisateurs de Twitter. Avec en ce moment un score de près de 68, TweetLevel me qualifie même de superstar sur Twitter sur mon domaine… sans préciser de quel domaine il s’agit.

D’autres systèmes de mesure existent et l’on peut s’attendre à ce que le darwinisme fasse son office en éliminant les systèmes qui n’auront pas su s’imposer comme des références. Erin Griffith (@griffitherin) dresse sur AdWeek un court panorama qui permet d’apprécier la concurrence qui se livre dans ce domaine. 2012 sera probablement une année décisive, tant pour les offres de mesure de l’influence sur les médias sociaux, que sur la compréhension des mécanismes d’influence eux-mêmes. Et les internautes et marques actifs sur les médias sociaux auront à cœur d’observer comment ces différents systèmes les notent et d’agir en conséquence. C’est ainsi que certains, tels que Yann Gourvennec (@ygourven) sont déjà allés jusqu’à supprimer leur compte Klout. Voir à sujet les explications de Yann dans son article « influence : pourquoi j’ai enfoncé mon Klout … ». Pour ma part, et bien que je comprenne l’agacement que peut susciter les changements de Klout ou l’opacité de son algorithme, il me semble nécessaire de prolonger l’aventure et de laisser un peu plus de temps à Klout pour développer un système de mesure fiable et pérenne… jusqu’à ce que les connaissances sur la notion d’influence sur les médias sociaux conduisent à la nécessité d’améliorer l’outil de mesure.

En attendant que l’offre de mesure se stabilise, il convient de rester prudent sur l’interprétation des mesures proposées par les sociétés qui se positionnent sur le sujet. Pour cela, il faudra bien comprendre ce qui est mesuré et pourquoi le résultat de la mesure varie en fonction des publications sur les médias sociaux. Enfin, comme cela a été le cas par le passé avec les différents systèmes de mesure des distances, il est nécessaire d’accepter de laisser un système de mesure fiable émerger au travers de diverses tentatives… jusqu’à ce que les connaissances aient évolué et qu’une amélioration du système de mesure s’impose.

Et vous, avez-vous déjà eu la curiosité de regarder les scores de vos différents comptes de médias sociaux ? Comment utilisez-vous ces mesures ? Quant à moi, je me demande : cet article va-t-il impacter mon score de Klout ?! 🙂

Quels outils utiliser pour contribuer aux média sociaux ?

Dans un précédent article, j’ai expliqué comment j’ai organisé mes contributions aux média sociaux. La question qui se pose immédiatement à la lecture de cet article est : quels outils utiliser pour contribuer aux média sociaux ? Il existe un grand nombre d’outils et il est évidemment impossible de les tester tous, à moins que ce ne soit nécessaire dans le cadre de votre activité professionnelle. Je vous propose donc de vous décrire les outils que j’utilise au quotidien, les difficultés dans leur utilisation et les limites que j’ai déjà rencontrées. Toutes vos propositions pour m’inviter à expérimenter d’autres outils seront évidemment les bienvenues.

Quels sont les outils utilisés au quotidien ?

J’utilise deux types d’outils :

  • En situation de mobilité, sur mon BlackBerry Bold 9700, j’ai installé les applications directement depuis AppWorld :
    • Twitter : éditée par RIM
    • Facebook : éditée par RIM
    • Foursquare : éditée par Foursquare
  • Lorsque je suis statique et connecté à Internet, sur mon ordinateur portable j’ai installé :
    • Les plugins Firefox :
      • Echofon : très pratique pour être prévenu de l’arrivée d’un tweet via un popup discret, visible lorsque j’utilise Firefox
      • Hootlet : bouton de publication de message multi-destinations, plus pratique que de renseigner les hashtags spécifiques de messages Twitter (#fb, #in, #v)
      • TwitterBar : que j’ai longtemps utilisé car bien intégré à Firefox, mais finalement moins polyvalent que le bouton Hootlet
    • TwitterDeck : une application que j’ai vite abandonnée
    • HootSuite, application Web à laquelle j’accède via Firefox

Tous ces outils s’installent très facilement. Il suffit de suivre attentivement les directives d’installation, puis de les paramétrer à sa guise.

Comment paramétrer ces outils (pour ne pas en devenir l’esclave) ?

Contribuer sur les média sociaux ne signifie pas qu’il est nécessaire d’y être présent en permanence. C’est d’ailleurs impossible, sauf encore une fois pour ceux dont c’est le métier. J’ai donc paramétré les outils de sorte à ne pas être dérangé en permanence, et à choisir les moments qui m’arrangent pour consulter les messages ou en publier :

  • Sur mon BlackBerry, j’ai désactivé la notification de tweets. En effet, je reçois environ 1000 tweets par jour et il serait insupportable que mon BlackBerry vibre aussi fréquemment. En revanche, j’ai activé la notification de tweets de réponses ou de tweets qui me mentionnent : il m’est ainsi plus facile d’être réactif (une qualité essentielle sur les média sociaux) et d’agir rapidement.
  • Toujours sur mon BlackBerry, j’ai activé les notifications Facebook et Foursquare, lesquelles restent rares (j’en reçois une dizaine par jour).
  • En situation de mobilité (dans les transports, une salle d’attente, une salle de conférence, etc), j’utilise rarement mon BlackBerry pour consulter les tweets que j’ai reçus, sauf ceux qui sont des réponses à des tweets que j’ai publiés, ou bien ceux qui font référence à mon compte Twitter (@michaeltartar). En revanche il m’arrive souvent d’utiliser mon BlackBerry pour publier un tweet, un statut sur Facebook ou un check-in sur Foursquare.
  • Sur mon ordinateur, je ne reçois les notifications de nouveaux tweets que lorsque je suis en train d’utiliser Firefox, ce qui perturbe assez peu le fil de mon activité courante. Je relève depuis Echofon les tweets que j’ai reçus si possible le matin, sur l’heure du déjeuner et en soirée. Si un tweet me semble pointer vers un article intéressant, un clic sur le lien depuis Echofon ouvre un onglet Firefox pour lecture au moment opportun. Si un tweet appelle une réponse, je la publie souvent depuis Echofon.
  • Toujours sur mon ordinateur, si un article lu depuis Firefox me semble intéressante à partager, j’utilise désormais très souvent le bouton Hootlet. Je l’ai configuré de sorte à pouvoir très facilement envoyer un même message sur Twitter, Facebook et LinkedIn. Je peux aussi en envoyer sur WordPress et sur Foursquare, mais je ne m’en sers pas.
  • Enfin, il m’arrive aussi d’utiliser l’application Web HootSuite, très pratique pour consulter les conversations Twitter et disposer d’une vue d’ensemble de l’ensemble des fils que je suis.

Quelles sont les limites rencontrées à l’usage ?

Bien que l’installation et le paramétrage de ces outils soient simples (pour peu qu’on soit attentif aux directives et qu’on se souvienne de ses données de connexion), j’ai rencontré quelques difficultés :

  • La configuration du lien Foursquare – Facebook s’est avérée plus compliquée que prévue. Il m’a fallu farfouiller dans l’aide en ligne de Foursquare, contacter l’équipe technique, farfouiller dans la gestion des droits des applications sous Facebook, réinstaller plusieurs fois l’application Foursquare sur mon BlackBerry. Bref, il m’a fallu être particulièrement motivé pour arriver à ce que mes check-ins soient publiés automatiquement dans Facebook. Cela dit, maintenant que Facebook Places est sorti, on peut se demander si tout cela en valait bien la peine. Ce qui est le cas, puisqu’il m’arrive de souhaiter vouloir relayer un check-in sur Twitter mais pas sur Facebook, ou encore de ne relayer un check-in ni sur Twitter ni sur Facebook.
  • La configuration du lien Viadeo – Twitter m’a aussi laissé dans la confusion. J’avais déjà renseigné mon compte Twitter dans les paramètres de mon compte Viadeo et il m’a fallu comprendre que la liaison Viadeo – Twitter se paramétrait différemment. Depuis, tous mes tweets contenant le hashtag #v sont publiés sur Viadeo, comme si je les avais publiés depuis Viadeo. Du coup, bien que je me connecte rarement sur le site www.viadeo.com, mon compte est souvent mis à jour.
  • Dans le bouton Hootlet, il me manque aussi de pouvoir publier sur Viadeo. Or son équivalent LinkedIn existe. Il est bien dommage que Viadeo ne soit pas référencé dans les réseaux sociaux connectables à HootSuite.
  • Ce même bouton Hootlet ne permet pas non plus de créer des boutons de comptes Twitter sur lesquels publier des messages directs. Il me faut donc écrire « d compte_Twitter texte_du_tweet » pour envoyer un message direct. Or il me serait bien pratique de pouvoir disposer d’une telle fonctionnalité, pour alimenter certains comptes Twitter que je partage avec des collègues via GroupTweet.
  • Enfin, dernier défaut à Hootlet, il ne permet pas de diffuser des messages directs en différés, alors qu’il est possible de le faire avec d’autres types de messages. C’est ainsi par exemple que lorsque je publie un article sur mon blog, je diffuse 2 tweets différés de 3 et 5 jours, contenant un lien vers l’article.

Néanmoins, malgré les limites ci-dessus, il est à noter que ces outils restent gratuits et encore peu envahis par la publicité. Les sociétés qui les proposent ont fait un travail remarquable qui permet à tout un chacun d’être un acteur des média sociaux. Alors qu’attendez-vous pour en faire partie ? Et pour ceux qui sont déjà des acteurs des média sociaux, quelles seraient vos propositions d’outils pour m’en faciliter l’usage ?

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