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Run raising : comment faire un don en courant ?

Les bienfaits sur la santé d’une pratique régulière de la course à pied sont connus. Au-delà du bénéfice pour le coureur, les courses de soutien à de nombreuses causes se multiplient (Odyssea contre le cancer du sein ou La Course du Cœur pour le don d’organes par exemple). Dans la même logique, la Fédération Française de Cardiologie a eu l’excellente idée de lancer l’application Cardio Info. Une application qui fournit à la fois une information utile pour prendre soin de son cœur et permet aussi de faire des dons.

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C’est en lisant l’article d’Hervé Kabla que j’ai découvert l’existence de cette application. Hervé y relate son expérience en analysant la consommation de batterie de son iPhone et l’exactitude de la distance mesurée comparée avec RunKeeper. Piquant ma curiosité, il me fallait à mon tour tester cette application développée par Butterfly Effect. Je confirme l’exactitude des mesures GPS que j’ai comparées avec Endomondo et Garmin Forerunner 405. C’est ainsi que j’ai indirectement fait don de près de 85€ à la Fédération Française de Cardiologie en courant. Un don qui ne m’a rien coûté d’autre que d’installer et de lancer l’application lors de mes séances d’entrainement. C’est le Fonds des Pharmacies Pharmodel, partenaire de la Fédération Française de Cardiologie pour Cardio Info, qui a versé le don.

Pour le marathonien que je suis, courir en faisant des dons pour une bonne cause, c’est déjà mieux que de simplement avaler les kilomètres. L’application joue aussi sur le caractère de compétition en proposant un Top Courses, classement des contributeurs par distance, par temps de course et par vitesse moyenne. Il devient ainsi possible de challenger un ami coureur à pied, ce que je ne manque pas de faire en surveillant les kilomètres parcourus par Hervé par exemple. Le caractère communautaire n’est pas en reste, avec le partage sur Facebook des sessions d’entrainement.

En prenant un peu de recul, on peut imaginer Cardio Info au sein d’un écosystème de partenaires. Avec cette application le smartphone devient un outil de capture d’une pratique sportive. Associer l’information collectée via le GPS à un don, encourage la pratique sportive. D’autres partenaires que Pharmodel pourront aussi trouver un bénéfice d’image à verser des dons en fonction des kilomètres parcourus. Les données ainsi collectées pourraient aussi être utilisées, par exemple pour des études sur les conséquences d’une pratique sportive. Dans une logique Open Data, elles pourraient aussi être mises à disposition d’éditeurs d’applications. Plus généralement, c’est un écosystème complet, s’appuyant sur l’auto-mesure de la santé, qui apparait. Enthousiasmant !

Conférence Media Aces : les medias sociaux dans votre assiette

Média Aces : les médias sociaux dans votre assietteSe nourrir, manger, déguster un bon plat, partager de la nourriture, autant d’activités sociales autour des aliments. On pourrait y ajouter : faire ses courses, aller au restaurant, prendre l’apéritif, prendre un goûter… Quoi de plus naturel que les médias sociaux s’invitent à nos tables ? Pour analyser le phénomène, l’association Media Aces a réuni lundi 18 février 2013 au Palais Brongniart, les représentants de marques de l’industrie alimentaire, depuis les producteurs agricoles aux particuliers en passant par les fédérations du secteur.

En guise de mise en bouche, Yann Gourvennec (@ygourven) renvoyait l’auditoire vers l’étude réalisée par Be Angels sur les hôpitaux vus au travers des médias sociaux. Cette étude met notamment en exergue le rapport à la nourriture en milieu hospitalier et souligne que « une mauvaise nourriture, ça fait partie du paysage hospitalier, toute le monde le sait ! ». Gageons que les médias sociaux permettront d’améliorer la qualité des repas à l’hôpital, comme dans toutes les cantines publiques.

En entrée, Jean-Noël Penichon (@JnoFrance), directeur digital McDonald’s France, a montré comment la chaîne de restauration rapide a fait évoluer ses actifs digitaux pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation de ses clients, car « le digital, c’est la vie des gens ». Plus de technologie, d’abord pour entrer en relation avec le consommateur, et désormais pour faciliter son parcours client. Le nouveau site Web reçoit déjà 1,3MVU/mois, et la page Facebook compte plus de 1M de fans avec l’objectif de devenir la page la plus engageante de France. Les responsables des quelques 1200 restaurants en France (dont 85% de franchisés) ne sont pas oubliés dans la démarche de digitalisation engagée, grâce à la Digital University qui les évangélise et les conseille sur le bon usage du digital et des médias sociaux. Du relationnel au transactionnel, avec GoMcDo (3M de téléchargements, 12M de sessions), McDonald’s dispose désormais de l’outil lui permettant de valoriser ses actions sur les médias sociaux avec le chiffre d’affaire qu’elles permettent de réaliser en restaurant. Une belle façon de résoudre la sempiternelle question du ROI des médias sociaux. Car on ne le dira jamais assez, les médias sociaux sont un vecteur de création de valeur pour l’entreprise, à condition qu’ils soient directement liés au cœur de son activité.

Christiane Lambert (@ChLambert_FNSEA), vice-présidente de la FNSEA intervenait ensuite à titre personnel pour expliquer pourquoi utiliser les médias sociaux en tant qu’agriculteur. Face à la mondialisation qui éloigne de plus en plus le consommateur du producteur, l’un des enjeux de cette profession est de rapprocher le consommateur de l’acte de production en valorisant :

  1. La consommation de produits locaux
  2. Le pôle d’excellence de la production agricole
  3. La sécurité de la production

Dans les trois cas, les médias sociaux s’avèrent de formidables leviers de communication entre producteurs et consommateurs. Communication sur les produits de la terre qui font la fierté des producteurs, fierté qui s’avère être un facteur clé de viralité.

Jonathan Journiac (@Le_Cniel, Community Manager du CNIEL), a détaillé le dispositif déployé sur les médias sociaux pour représenter toute la filière laitière, du producteur au consommateur, dans une approche de communication préconcurrencielle sur le secteur des produits laitiers, notamment :

  • La page Facebook des Produits laitiers propose une information santé, des recettes, des événements en région, équilibrant les contenus entre AOP et industriel.
  • La page Facebook des fromages vise à donner le goût du fromage aux jeunes, en proposant un contenu exclusif. L’expérience montre une absence de réaction des fans sur les contenus liés à la publicité, mais une bonne réaction sur les quizz liés au fromage. Logique, les fans de fromage s’intéressent au fromage, pas à l’art d’en faire de la publicité. Attirer un public sur cette page sans être une marque, reste une réflexion en cours.
  • La page Facebook Nos amis pour la vie cible quant à elle les adolescents.

L’ensemble des dispositifs sur les médias sociaux sont animés par un Community Manager depuis plus de 2 ans, afin de toucher tous les publics au travers du digital. Entre AOC et industriels aucune polémique à proprement parler liée à l’usage de ces médias n’est à déplorer jusqu’ici. Probablement du fait d’un accord en amont entre toutes les parties prenantes de la filière laitière. Compte-tenu de l’importance du fromage dans l’image de marque de notre pays, on peut cependant déplorer que l’audience de ces dispositifs soit uniquement franco-française. On pourrait imaginer une action conjointe avec l’industrie du tourisme en France, en vue de développer la notoriété de nos terroirs à l’étranger, au travers des médias sociaux.

Le plat de résistance était servi au propre comme au figuré par l’enthousiaste Fabien Vie (@Fabien_Saveurs, cuisinier à Montpellier). Devenu incontournable sur les recettes de Montpellier, Fabien Vie est un utilisateur averti des médias sociaux. Pour lui en synthèse « Twitter c’est Arte, Facebook c’est TF1 ». Opposant ainsi la finesse à la masse, les échanges de grande qualité aux échanges bas de gamme.

Cédric Giorgi (@cgiorgi, co-fondateur de Cookening) invitait ensuite l’assistance à partager son repas avec des convives rencontrés au travers des médias sociaux. Partant du constat que le repas est le premier média social, Cookening ambitionne ainsi d’en faire un moment de rencontre interculturel, en connectant les gens et les cultures au travers du repas. Encore en mode alpha, l’entreprise est déjà présente sur Scoop.it ! Pinterest, Facebook, Twitter et Google+. Adoptant un positionnement autour de l’art de recevoir à table, dans un environnement interculturel, Cookening décline ainsi une grande variété de contenus. Sur le modèle de Airbnb, Cookening modernise ainsi la table d’hôte, s’instaurant en tant que tiers de confiance entre hôtes et convives. Les deux populations sont notées, la transaction financière est gérée par Cookening, après vérification du prix du repas. Le risque lié à la sécurité alimentaire est égal à celui pris lorsqu’on mange avec des amis, Cookening n’endossant le risque juridique que sur le moment du repas et non sur sa préparation.

Pour le dessert, Geoffrey La Rocca (@geoffreylarocca, co-fondateur de Madeleine Market) a détaillé comment Madeleine Market utilise le Web social pour sa relation client. Les demandes (email, téléphone, Chat, Twitter, Facebook) sont centralisées via Zendesk. Le contenu tient une place majeure dans le dispositif, son éditorialisation étant essentielle au e-commerce, qu’il soit édité en propre (avec deux journalistes) ou partagé depuis des contenus produits par d’autres éditeurs. L’animation s’appuie également sur le gaming, comme par exemple avec Mad’love, opération lancée lors de la Saint-Valentin.

Au final, Media Aces a réussi une belle conférence, dynamique et rythmée, en s’appuyant sur une quirielle d’outils (lecteur de QR code I-nigma, sondage polltogo, analyse de l’activité sur le hashtage #smwmediaaces avec bluenod) tout à fait adaptés à ce type d’événement. Les intervenants ont ainsi démontré une nouvelle fois l’importance du contenu, de la passion, et d’un bon mix en ligne / en présence (ou online/IRL) pour réussir avec les médias sociaux. S’associant à cette démonstration, et mise en appétit par les présentations qui venaient de se succéder, l’assistance a pu poursuivre les débats en dégustant une soupe préparée par Fabien Vie. De quoi satisfaire les papilles !

Social Metrics : obsession de la mesure & trafic d’influence

Social-Media-Club-FranceLes médias sociaux s’accompagnent d’un florilège de métriques. C’est l’avantage du numérique : tout est traçable, donc tout est mesurable. Cependant, une des particularités des médias sociaux, c’est que la mesure influence le comportement de l’utilisateur et non seulement du média social lui-même. De plus, les mesures impactent directement les acteurs économiques rémunérés sur la base des audiences des médias sociaux. Ce faisant, il est tentant de tricher pour modifier les chiffres. C’est pour débattre de cet épineux sujet que le Social Media Club organisait jeudi 10 janvier 2013 la conférence « Social Metrics : obsession de la mesure & trafic d’influence ».

Les intervenants issus d’agences sont des artisans de l’art. Ils ont mené des campagnes sur les médias sociaux pour leurs clients, ont conçu des outils de mesure de ces campagnes. J’ai noté leur demande qui m’a semblé faire consensus, de disposer d’un tiers de confiance pour mesurer l’activité sur les médias sociaux, comme le fait déjà Médiamétrie sur l’audience d’autres médias (télévision, radio, sites Web ou mobiles). Il aurait d’ailleurs été fort instructif qu’un représentant de Médiamétrie participe à la table ronde, afin qu’il explique ce que Médiamétrie est actuellement capable de mesurer sur les médias sociaux.

Rémi Douine (The Metrics Factory, @watariu) est ainsi revenu sur les problèmes posés par la triche sur les médias sociaux, réclamant l’émergence d’un tiers de confiance. N’est-il pas surprenant de réclamer la régulation d’un milieu ou tout continue d’évoluer chaque jour ? Cependant, le fait que les données d’audience des social media soient livrées par les plateformes elles-mêmes (Facebook, Twitter, YouTube notamment), pose effectivement problème. On en revient au même débat que par le passé : la mesure doit-elle être « site centric » ou « user centric » ?

Arthur Kannas (Heaven, @moohai) a exposé les résultats de l’étude menée par l’agence pour analyser le marché noir des médias sociaux. L’achat de faux fans pour la fausse marque Planète Mars Kebab est en soit une expérience intéressante. Je vous renvoie d’ailleurs à l’article publié à ce sujet sur Petit Web. Prenez le temps aussi de lire la présentation que vous trouverez sur Slideshare, ça vaut le coup. Cela dit, partant du constat que la triche est possible, bien loin de l’image de transparence et d’honnêteté que l’on serait prêt à accorder aux médias sociaux, on peut déplorer l’absence de label de qualité des opérations Social Media. Avez-vous connaissance de ce type de label ? Cela pourrait être une charte de bonne conduite, un engagement de respecter des bonnes pratiques vertueuses et de les faire respecter par les sous-traitants et prestataires, rendant auditables les actions sur les médias sociaux.

Cyril Rimbaud (Curiouser, @cyroultwit) s’est livré à un amusant exercice de déconstruction des métriques des medias sociaux, démontrant au passage que la page vue n’existe pas et qu’en fait rien n’a changé sur le plan de la mesure avec l’émergence des médias sociaux. Faire et défaire, c’est toujours travailler comme disait mon arrière-grand-mère ! Dans le même style on pourrait s’amuser à imaginer les métriques qui auraient pu être mises en place dans les magasins si c’était possible techniquement : nombre de fois où une vitrine a été regardée par un passant, nombre de fois où un consommateur a regardé un produit, nombre de fois où il a pensé qu’il achèterait bien ce produit mais c’est trop bête là il n’a pas le temps, nombre de pas des consommateurs dans le magasin, etc. Et il serait bien-sûr absurde de mesurer autant d’indicateurs.

Guilhem Fouetillou (LinkFluence, @gfouetil) concluait enfin les interventions. Au terme de cette conférence, une question sous-jacente reste ouverte : quels indicateurs suivre pour mesurer en confiance et transparence l’activité sur les médias sociaux ? Car tricher en modifiant artificiellement les chiffres n’a de sens et n’est possible que tant que les indicateurs observés sont trop éloignés du tangible. Au final, les médias sociaux sont un moyen de vendre, de fidéliser les clients, d’attirer les talents, de réagir en cas de crise, etc. Seul leur impact sur les indicateurs métier associés mérite d’être mesuré. Le reste n’est que littérature.

Il faudra aussi trouver un moyen de financer une mesure objective. Mesure nécessaire à l’arbitrage des budgets, sur la base d’un indicateur de création de valeur pour l’annonceur. Même les organisations non commerciales peuvent en bénéficier, en mesurant par exemple le volume de dons reçus grâce aux actions menées sur les médias sociaux. C’est ainsi en communicant davantage sur l’impact de leur action sur les indicateurs existants, et non en affichant une multitude de chiffres sous prétexte que tout est mesurable sur le numérique, que les médias sociaux gagneront en maturité.

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Assises des Médias Sociaux au Napoléon, Comment (encore plus) engager les fans ?

C’est la question que se proposait de résoudre les 3e Assises des Médias Sociaux, le 11 avril 2012. Marc (@marckawam) et Damien (@damiendouani) ont réuni pour ce faire, un collège d’intervenants passionnants. Ils m’ont aussi demandé d’interviewer Thierry Crouzet (@crouzet), l’auteur de « J’ai débranché » dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici.

Anecdote amusante, l’interview a été réalisée via Skype, que Thierry avait heureusement de nouveau branché pour l’occasion :

L’ensemble des vidéos de la conférence est bien-sûr disponible sur le site des Assises.

J’ai enfin eu le plaisir de conclure cette troisième session des Assises, en repartant d’une définition ancienne de l’engagement (celle que l’on évoquait naguère à propos du mariage, ou de l’armée), et en montrant comment les intervenants ont sensibilisé l’assistance aux techniques, technologies et usages qui permettent d’engager les fans d’une marque au travers des médias sociaux :

En parallèle de la conférence, les échanges allaient bon train sur Twitter, le hashtag #InnoNapo briguant les premières places, alors même que nous étions en pleine campagne présidentielle. C’est ça aussi les Assises : une assistance engagée et un débat qui s’anime au-delà des murs de l’hôtel Napoléon. Soyez attentifs aux prochaines sessions, elles ne manqueront pas d’être tout aussi passionnantes ! A suivre sur l’Innovation au Napoléon.

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J’ai débranché, note de lecture

J'ai débranché, Thierry CrouzetComment vivre sans Internet après une overdose ? C’est la question que s’est posé Thierry Crouzet (@tcrouzet). Et pour y répondre, il s’est coupé du monde merveilleux d’Internet pendant 6 mois et raconte son expérience dans son livre.

Au fil de son livre, Thierry Crouzet explique comment il a été amené à s’interroger sur sa psychologie, comment il a redécouvert les plaisirs simples de la vie, comment il a repris goût aux échanges directs avec ses semblables, ces humains pas forcément tous connectés en permanence à Internet.

La lecture de l’ouvrage m’a également amené à réfléchir sur ma propre consommation d’Internet et à me poser la question : et si je débranchais aussi ?

Ce que j’ai aimé et ce que j’ai moins aimé

Étant un utilisateur d’Internet depuis un peu plus de 20 ans maintenant, cette expérience n’a pas manqué d’aiguiser ma curiosité. D’autant plus que c’est par l’intermédiaire d’une publication de Loic Le Meur sur Google+ (si mes souvenirs sont exacts) que j’ai eu connaissance de la sortie du livre. En d’autres termes, si je ne suivais pas Loic sur les médias sociaux (et donc via Internet), je n’aurais probablement pas su que le livre était sorti. Une belle illustration de l’apport d’Internet dans ma vie.

Je me suis donc plongé avec délice dans la lecture de l’ouvrage. Comment peut-on décider un beau matin de se couper d’Internet ? D’autres par le passé ont pu décider de se passer d’électricité, de se désintoxiquer des drogues, ou encore d’arrêter de manger de la viande. Mais se couper d’Internet, voilà qui est nouveau ! L’auteur décrit les différentes étapes de son sevrage. C’est bien écrit, on ressent bien les états de manque, les questions profondes qu’il se pose sur sa psychologie et sa relation aux autres. Le récit change brutalement de style au moment où l’expérience pousse l’auteur à prendre même du recul avec les ordinateurs. Ce passage est d’ailleurs quelque peu déroutant sur le plan du style. Au final, j’ai apprécié l’ouvrage, mais je suis resté sur ma faim concernant l’expérience elle-même. En effet, l’auteur a continué d’utiliser Internet par l’intermédiaire de sa femme. Une coupure complète aurait été probablement encore plus riche d’enseignements.

Et si je débranchais aussi ?

Au fil des chapitres, je me suis demandé si j’étais moi-même accro au net. Une chose est sûre, il me semble que j’en ai un usage bien plus modéré que l’auteur avant sa crise, malgré ce que peut en dire mon entourage. Je me suis amusé à noter pendant une semaine comment j’utilisais Internet au quotidien, en me posant à chaque fois la question : aurais-je pu faire autrement ?

Le premier jour lors du petit-déjeuner, la lecture en quelques minutes des messages publiés sur Facebook pendant la nuit m’a permis d’apprendre que Jean Dujardin avait reçu l’Oscar du meilleur acteur. Avant Internet et les médias sociaux, j’aurais probablement appris la nouvelle au journal TV du matin (que je ne regarde plus depuis environ 15 ans…). J’ai aussi appris qu’un ancien collègue s’apprêtait à courir son premier semi-marathon. Impossible d’obtenir cette information autrement que via les médias sociaux. Sans Internet, je n’aurais tout simplement pas pu conserver le minimum de contact qui m’aurait permis d’être informé. Et j’aurais raté l’occasion de partager mon expérience de ce type de course. Toujours en petit-déjeunant, un coup d’œil sur ma messagerie professionnelle m’a appris que le rendez-vous que je devais avoir le matin-même était reporté. Aussitôt, changement d’agenda de ma journée. Sans Internet, je me serais déplacé inutilement et j’aurais probablement maudit celui qui venait d’annuler le rendez-vous. Sans Internet, il faut être bien plus prévoyant… Enfin, un autre email m’a permis d’être au courant des dernières nouvelles intervenues chez mon client, avant même d’arriver sur les lieux. Les premiers échanges sont immédiatement opérationnels. Inutile en effet de me faire un résumé de la situation dont j’ai déjà pris connaissance. Sans Internet, un point de synchronisation aurait été nécessaire, voire une réunion d’équipe, encore plus chronophage.

Sur le trajet dans les transports en commun, j’ai poursuivi en toute discrétion des discussions via Google Talk, Foursquare et Facebook. Sans Internet, ces discussions n’auraient jamais eu lieu. Certaines sont futiles (autant que celles qui ont lieu devant les machines à café dans les entreprises). D’autres étaient plus profondes et m’ont enrichi.

Application SNCF sur BlackBerrySur le trajet retour, compte-tenu des problèmes de transports en commun de ces derniers temps, un coup d’œil sur l’application SNCF installée sur mon BlackBerry m’a fait renoncer à choisir un trajet alternatif à mon trajet habituel. Sans Internet, j’aurais perdu une demi-heure sur un quai de gare dans le froid de l’hiver. Et une demi-heure à 20h30 pour un père de famille, ça compte !

En soirée, un candidat à la présidentielle débattait sur TF1. La chaîne proposait de poser des questions au candidat… via Internet. Auparavant, il aurait été impossible au citoyen de pouvoir poser ses questions, à moins d’avoir été retenu pour faire partie du panel des invités sur le plateau. Probabilité infinitésimale. Il fallait donc s’en remettre aux journalistes. Cela dit, la possibilité offerte par les médias sociaux n’est pas pour autant un gage de qualité des échanges de la démocratie participative.

Le lendemain, je devais me rendre à Paris dans un endroit où je n’étais jamais allé. En une minute sur ratp.fr, je savais comment m’y rendre et combien de temps prendrait le trajet. Avant Internet, il était nécessaire de disposer d’un plan de Paris récent pour identifier les stations de métro les plus proches. Les arrêts de bus étaient rarement indiqués dans ce type de plan. Les agents au guichet ne disposaient pas non plus d’informations plus précises. En ce sens, Internet apporte gain de temps et de fiabilité.

Sur le trajet, un incident a interrompu le trafic. J’étais alors coincé dans un tunnel… sans connexion Internet mobile. Le drame ! Impossible d’envoyer un message à la personne que je devais rencontrer. La coupure du réseau en est d’autant plus insupportable. Serais-je donc accro à l’Internet utile ?

Google Maps sur BlackBerryEn arrivant dans le quartier, c’est avec l’application Google Maps installée sur mon BlackBerry que je me suis orienté. Sans Internet, il m’aurait fallu étudier le plan affiché dans la bouche de métro, retenir les noms des rues à prendre, ou encore demander mon trajet aux passants. Encore un service bien pratique, que j’ai d’ailleurs déjà utilisé par le passé pour renseigner des personnes perdues. A ce titre, le service d’orientation offert par Google Maps n’est pas un frein à l’échange direct avec les personnes que l’on croise.

En soirée, je suis allé m’entrainer équipé de ma montre cardio-GPS et de l’application Endomondo pour BlackBerry. Avant l’arrivée sur le marché des montres cardio, un coureur à pied prenait régulièrement son pouls à la main (en multipliant par 10 le nombre de battements comptés en 6 secondes, on obtient une bonne approximation du rythme cardiaque à la minute). Quant aux GPS, leur apparition a permis de s’affranchir de courir sur des parcours balisés. Endomondo est un pur produit du web social : rendu possible par la combinaison du GPS et de l’Internet, ce service permet en effet à mes amis qui le souhaitent de suivre en direct mon entrainement sur une carte. Ce qui n’a pas grand intérêt en soi, et qui pourtant intéresse certains, surtout sur les compétitions. Internet rend possible cette connexion avec son entourage. Ce qui ne veut pas dire qu’elle la rend obligatoire. Si je ne veux pas allumer Endomondo, libre à moi. Et mes amis ne sont pas obligés de me suivre non plus. Certains d’ailleurs trouvent déjà excessifs de voir publié sur ma timeline Facebook le résumé des séances captées par Endomondo. Internet offre ici des possibilités nouvelles dont il convient de ne pas être esclave.

Un peu plus tard, les données collectées par ma montre cardio-GPS se sont automatiquement déversées sur le site Garmin Connect. Avant Internet, il me fallait noter dans un petit carnet les informations clés de mes entrainements. L’analyse a posteriori nécessitait de parcourir les pages à la recherche d’une séance similaire par exemple, pour observer la progression. Garmin Connect me permet à tout moment et où que je sois, d’étudier une séance passée, avec une richesse d’informations exceptionnelle. Je discute par ailleurs de mes entrainements avec d’autres marathoniens que j’ai « cerclés » dans Google+. Discussions que j’avais auparavant avec mes camarades de club. Mais je ne suis plus en club depuis 15 ans ! Internet me permet donc de continuer d’améliorer mes connaissances sur les techniques d’entrainement.

AlloCine sur BlackBerryLe lendemain, c’est sur le quai de la gare que j’ai consulté l’application AlloCiné sur mon BlackBerry pour choisir le film que je comptais aller voir. Sans Internet, j’aurais sûrement acheté le Pariscope en librairie (à propos, existe-t-il toujours ?). Et je n’aurais bien sûr pas pu connaître les avis de mes amis autrement qu’en ayant discuté du film au hasard d’une rencontre dans les jours précédents, et encore moins les avis des spectateurs que je ne connais pas.

Un peu plus tard, ce sont enfin mes parents qui, tout juste arrivés à destination de leur voyage de printemps, me contactent en vidéo via Windows Live Messenger. Avant Internet, impossible de se voir en direct. Au mieux un appel téléphonique aurait permis un échange vocal qui n’a pas le même impact que la vidéo.

Juste une question d’équilibre

C’est ainsi qu’au fil des journées, j’utilise ces services sans même y faire attention tant ils font désormais partie de mon quotidien. En réfléchissant à cet article, j’en avais même occulté certains services tels que Twitter, les SMS, BlackBerry Messenger et bien-sûr la téléphonie mobile. Et pourtant, tout ceci n’est possible que grâce à Internet.

Tous ces services m’ont été utiles. Bien sûr je pourrais m’en passer. Et c’est bien sur ce point que l’expérience de Thierry Crouzet est intéressante. Pour s’en passer il faut au préalable avoir gardé pied dans la réalité. Nous ne sommes pas des êtres réseau. Nous sommes des êtres sociaux qui peuvent utiliser le réseau pour entretenir nos relations sociales.

Vous qui êtes arrivé au terme de ce long article (bravo !), arrivez-vous à vous passer d’Internet ? Avez-vous conscience de ce que ce réseau vous apporte au quotidien ? Comment vivez-vous une interruption de réseau ou l’oubli de votre smartphone ? Pour en débattre, je vous propose bien sûr, de poster vos commentaires ci-dessous… en utilisant Internet :-).

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2012, année de l’influence… et de la Klout attitude

Nos esprits cartésiens ont besoin de mesurer, tout et n’importe quoi. Avec le développement de l’usage des médias sociaux, de nouveaux indicateurs sont apparus. Le Graal semble être l’indicateur de mesure de l’influence d’un internaute sur les médias sociaux. Car la mesure de l’influence tout court d’une personne, échappera encore et pour longtemps, à une mesure exhaustive et fiable. Ce qui n’interdit pas de tenter de mesurer l’influence d’une personne acteur des médias sociaux.

L’Histoire est jalonnée d’efforts pour inventer des unités de mesure. Prenons l’exemple de la mesure des distances. Longtemps les humains ont tâtonné : pour les grandes distances, les jours de marche faisaient bien l’affaire, jusqu’à ce que la marche ne soit plus le seul moyen de se déplacer ; pour les petites distances, les longueurs de parties du corps humains suffisaient bien tant que l’on se contentait de discuter entre personnes de même gabarit. Jusqu’au moment où il est apparu nécessaire d’établir un système de mesure universel. C’est ainsi que le système métrique s’est imposé à tous. En réalité pas vraiment, puisque certains pays continuent d’utiliser des unités de longueurs historiques qui leur sont propres, en acceptant néanmoins des conversions dans le système métrique.

Avec le développement scientifique vers l’infiniment grand et vers l’infiniment petit, le système métrique a montré ses limites, et d’autres unités de mesure sont apparues. Elles sont utilisées par des experts et leur permettent de mesurer finement les distances dans leur domaine d’expertise. Un système de mesure est donc pérenne, jusqu’à ce que les connaissances sur le domaine mesuré évoluent.

Les médias sociaux n’échappent pas à la règle. Pour ce domaine très jeune sur lequel nous avons très peu de recul, des indicateurs de mesure ont été créés : le nombre d’abonnés, le nombre de messages postés, le nombre de messages re-postés, etc. Puis avec la multiplication des plateformes, le besoin de mesurer l’activité d’une personne est apparu. Au-delà de l’activité, on se prête même à imaginer pouvoir mesurer l’influence d’une personne active sur les médias sociaux. Se pose alors la question de se savoir ce que signifie d’être influent sur les médias sociaux ?

Tout d’abord il me semble nécessaire de circonscrire l’analyse de la notion d’influence à ce qui est effectivement mesurable. Je parle bien ici de d’influence sur les médias sociaux, et non d’influence tout court. L’influence au sens stricte nécessiterait de capter des marqueurs qui s’expriment sur bien d’autres supports que sur les seuls médias sociaux, voire en face-à-face. Ce sont donc les actions réalisées par des tiers sur les médias sociaux suite à des publications d’un internaute sur ces mêmes médias sociaux, qui sont ici l’objet de l’analyse.

Un des moyens pour mesurer l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux, est celui proposé par Klout. Aussi perfectible soit-il, celui-ci apporte une première réponse à la notion de mesure de l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux. Dans mon compte Klout, j’ai référencé mes comptes Twitter, Facebook, Google+, LinkedIn, Foursquare et WordPress. Au 8 janvier 2012, mon activité sur ces différents comptes, et surtout les réactions qu’ont suscité mon activité, conduit à un score de Klout de près de 49. Le graphe de l’évolution de mon score sur un mois glissant fait d’ailleurs apparaître une hausse brutale le 17 décembre 2011 que je n’explique pas (cela fait peut-être suite au référencement de mon compte Google+, mais je n’en suis pas sûr) :

Klout score analysis

Je n’ai aucune idée de l’algorithme de calcul de ce score, et peu m’importe. En effet, dans le même ordre d’idée, je n’ai pas besoin de savoir comment est évalué le volume d’essence restant dans le réservoir de ma voiture pour regarder de temps en temps la jauge d’essence. Aussi perfectible que ce soit ce score, il me permet d’apprécier l’impact de ce que je publie sur les médias sociaux que j’ai référencés dans Klout. Et le fait d’avoir la possibilité de consulter un indicateur, ne m’oblige pas à le consulter en permanence, ni même à modifier ma manière de publier pour augmenter la valeur de cet indicateur en en devenant l’esclave. En revanche, si l’augmentation de mon score de Klout est cohérent par rapport à mes intérêts, pourquoi me passer de cette mesure ? Face aux critiques, Klout a d’ailleurs fait un effort de pédagogie intéressant pour mieux expliquer son concept.

 

TweetLevel

TweetLevel évalue également un score d’influence, en se focalisant sur la seule activité d’un compte Twitter. Moins complet que Klout, qui analyse plusieurs médias sociaux, TweetLevel donne néanmoins une information intéressante permettant d’apprécier une certaine forme d’influence, la popularité, l’engagement et la confiance avec les utilisateurs de Twitter. Avec en ce moment un score de près de 68, TweetLevel me qualifie même de superstar sur Twitter sur mon domaine… sans préciser de quel domaine il s’agit.

D’autres systèmes de mesure existent et l’on peut s’attendre à ce que le darwinisme fasse son office en éliminant les systèmes qui n’auront pas su s’imposer comme des références. Erin Griffith (@griffitherin) dresse sur AdWeek un court panorama qui permet d’apprécier la concurrence qui se livre dans ce domaine. 2012 sera probablement une année décisive, tant pour les offres de mesure de l’influence sur les médias sociaux, que sur la compréhension des mécanismes d’influence eux-mêmes. Et les internautes et marques actifs sur les médias sociaux auront à cœur d’observer comment ces différents systèmes les notent et d’agir en conséquence. C’est ainsi que certains, tels que Yann Gourvennec (@ygourven) sont déjà allés jusqu’à supprimer leur compte Klout. Voir à sujet les explications de Yann dans son article « influence : pourquoi j’ai enfoncé mon Klout … ». Pour ma part, et bien que je comprenne l’agacement que peut susciter les changements de Klout ou l’opacité de son algorithme, il me semble nécessaire de prolonger l’aventure et de laisser un peu plus de temps à Klout pour développer un système de mesure fiable et pérenne… jusqu’à ce que les connaissances sur la notion d’influence sur les médias sociaux conduisent à la nécessité d’améliorer l’outil de mesure.

En attendant que l’offre de mesure se stabilise, il convient de rester prudent sur l’interprétation des mesures proposées par les sociétés qui se positionnent sur le sujet. Pour cela, il faudra bien comprendre ce qui est mesuré et pourquoi le résultat de la mesure varie en fonction des publications sur les médias sociaux. Enfin, comme cela a été le cas par le passé avec les différents systèmes de mesure des distances, il est nécessaire d’accepter de laisser un système de mesure fiable émerger au travers de diverses tentatives… jusqu’à ce que les connaissances aient évolué et qu’une amélioration du système de mesure s’impose.

Et vous, avez-vous déjà eu la curiosité de regarder les scores de vos différents comptes de médias sociaux ? Comment utilisez-vous ces mesures ? Quant à moi, je me demande : cet article va-t-il impacter mon score de Klout ?! 🙂

La solitude du coureur de fond existe-t-elle encore ?

20 km de Paris, 9 octobre 2011

20 km de Paris, 9 octobre 2011

Dans l’imagerie populaire, le marathon est un effort solitaire et hors norme. Le coureur, confronté d’abord à lui-même est, sauf pour l’élite, noyé dans la foule. Les kilomètres défilent, sous les acclamations d’un public qui ne le voit passer devant lui que quelques secondes. Au bout des mythiques 42,195km, les sensations de joie, de fierté et aussi de bonheur d’en finir se mêlent. Bientôt les commentaires de la famille et des amis fuseront. Et le coureur racontera sa course, maintes et maintes fois.

Jusqu’à il y a peu, c’est ainsi en solitaire que le marathonien vivait sa course. Désormais, le marathonien est connecté aux réseaux sociaux. Ultra connecté même. Comme s’il fallait combler cette solitude et satisfaire un impérieux besoin de partage de cette aventure. L’arrivée sur le marché de cardio GPS couplés aux principaux réseaux sociaux a changé la donne. Ce n’est plus seulement la course que l’on partage, mais aussi les entrainements de préparation. Et quantité de données sont ainsi mises à disposition de la famille, des amis ou encore d’inconnus qui partagent la même passion pour l’endurance.

En tant que marathonien connecté aux réseaux sociaux, je n’échappe évidemment pas à ces nouvelles habitudes. Ma montre cardio GPS Garmin 405 Forerunner m’accompagne dans toutes mes séances d’entrainement et aussi en compétition. Sitôt rentré à la maison, les données collectées pendant les séances sont transmises via une clé USB sur mon compte Garmin Connect. En me rendant ensuite sur Garmin Connect, je partage mes séances sur Twitter, Facebook et Google+. Plus précisément, limite à 140 caractères oblige, j’indique simplement sur Twitter le temps de la séance et la distance parcourue, en ajoutant le hashtag #running, et aussi #ingnycm (pour « ING New York City Marathon ») pendant la préparation du marathon de New York. Pour Facebook, je rédige un petit commentaire sur la séance, en le préfixant de « [Sport] » pour que mes amis que mon activité sportive n’intéresse pas ne lisent pas le message. Sur Google+, j’ai créé un cercle dédié au sport, et j’y indique un peu plus de détails sur la séance.

Ces publications entrainent de multiples réactions. Certaines personnes cliquent sur « J’aime » dans Facebook, certaines commentent et ce sur les 3 réseaux sociaux. Parfois, une conversation s’engage sur Twitter avec des inconnus qui se sont manifestés en commentant un tweet. Et très souvent, c’est en croisant les personnes IRL (pour « In Real Life », comme si ce qui se passait en ligne n’était pas réel…) que la conversation s’engage d’emblée sur les dernières séances publiées. De manière surprenante, j’ai observé que mon activité sur Google+ a même modifié ma manière d’y publier des articles. Constatant en effet que la plupart des membres de mon cercle « Sport » sont anglophones, c’est désormais en anglais que je communique dans ce cercle. J’y vois au moins deux avantages : la possibilité de faire connaissance avec des marathoniens d’autres pays et aussi l’opportunité de travailler mon anglais !

ING New York Marathon City TrackMyRunner

Suivez un coureur en direct pendant le marathon de New York (dossard 4138)

Le summum de la connectivité est bien sûr le partage en temps réel. Certains y voient un danger puisqu’en montrant en ligne en direct ce que l’on fait, on donne de nombreuses informations susceptibles d’être utilisées à notre insu : habitudes d’horaires d’entrainement (très pratique pour un cambrioleur) et habitudes parcours (peut-être utile à toute personne voulant rencontrer le coureur), pouvant ainsi être surveillées en ligne pour que le malveillant agisse au bon moment. Le partage en temps réel est aussi une opportunité d’associer encore plus fortement son entourage à l’aventure. C’est ainsi que dimanche prochain pendant le marathon de New York, mon parcours sera consultable en temps réel sur le site du marathon de New York avec le service TrackMyRunner (mon numéro de dossard étant le 4138) et aussi sur Endomondo à partir de 15h40 heure de Paris. Pour ma famille, mes proches et mes amis marathoniens, ce sera l’occasion d’être en communion avec moi, de suivre ma progression, de voir si j’arrive à suivre le plan de route que me suis fixé (4’30″ par kilomètre pour ceux qui veulent savoir :-)). Et bien qu’étant de l’autre côté de l’Atlantique, je serai ainsi plus proche d’eux en pleine course que je ne l’ai jamais été auparavant. Alors selon vous, la solitude du coureur de fond existe-t-elle encore ?

Endomondo

Endomondo pour suivre un coureur en temps réel

Au terme de cet article, j’espère aussi recevoir vos encouragements dimanche 6 novembre 2011 pendant que je courrai le marathon de New York. Vos messages, qu’ils soient publiés sur mon blog, mon compte Facebook, sur Twitter, Google+, Garmin Connect ou Endomondo, me feront un plaisir immense. Merci d’avance !

Et pour ceux qui veulent suivre la course des élites sur un média plus traditionnel, Eurosport la retransmettra sur la télévision et Universal Sports sur le Web en streaming.

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