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Avec Bobler, la voix (re)devient un média

BoblerNous avons pris l’habitude de publier, partager et commenter sur les médias sociaux. Surtout en écrivant des textes, aussi de plus en plus souvent en vidéo. Et la voix dans tout ça ? Bobler propose justement de lui donner ses lettres de noblesse digitale. L’utilisateur dispose de deux minutes, pour enregistrer une bulle géolocalisée. La bulle est ensuite rendue publique et partagée au sein de son réseau social.

Je me suis amusé à enregistrer une première bulle (merci de votre indulgence !). L’expérience est vraiment étonnante. La voix laisse une plus grande part d’improvisation que l’écrit. On se laisse emporter par ses idées, tout en regardant le compte à rebours pour éviter de se retrouver au milieu d’une phrase au terme des deux minutes. Deux minutes qui s’avèrent largement suffisantes, incitant à la concision. Le syndrome de la bulle blanche (par analogie avec la page blanche de l’écrit), dure quelques secondes. Une profonde inspiration, et en appuyant sur le bouton « Rec », on se retrouve projeté dans un studio, comme un animateur radio. Pensez auparavant à éloigner les enfants, le chien et toute autre nuisance sonore !

Ma première bulle Bobler

Ma première bulle Bobler

Je ne sais pas encore si je prendrai l’habitude de publier des bulles (de buller ?). L’avenir nous le dira. Mes bulles seront disponibles sur http://www.bobler.com/profil/michaeltartar. Au passage, bonne idée de l’équipe de Bobler d’avoir prévu des URL publiques des profils d’utilisateurs, contrairement à Google+. J’ai déjà quelques idées de sujets qui me semblent plus faciles à traiter de cette manière que par l’écrit. Par exemple, un constat d’étonnement sur l’utilisation d’un site e-commerce, une réaction à chaud sur un nouveau service digital (comme je l’ai fait dans ma première bulle), une réflexion spontanée suite à la lecture d’un article, un CV sonore, plus rarement une réflexion de fond très structurée. Il y a clairement des règles « d’écriture » sonores à inventer pour ce format, en le pensant intégré dans divers environnements.

Certaines marques ont déjà pris l’habitude de publier des bulles. C’est le cas de SFR par exemple. On peut imaginer que, à l’instar des chaînes vidéo sur YouTube, les marques développent ainsi des chaînes radio, mettant en avant la voix du client ou la voix du collaborateur et partenaire.

Les bulles ainsi enregistrées me semblent étonnamment plus authentiques que les textes écrits. A l’écoute, on se sent en proximité avec l’orateur. On ressent ses émotions, ses hésitations. Ce qui fait de la bulle un format plus vivant, particulièrement social. Le seul défaut que j’y vois pour l’instant est sa difficulté d’indexation dans les moteurs de recherche. Créer du contenu sonore sans qu’il soit indexé, c’est peut-être dommage. Bobler se verra peut-être enrichi à l’avenir d’une solution de speech to text ?

Les bulles peuvent être enregistrées avec l’application iPhone ou via le site Web, que j’ai utilisé. Il est possible de télécharger des fichiers sons, comme le font déjà les musiciens sur SoundCloud. Elles sont ensuite facilement partageables sur Facebook, Twitter et sur un blog (voir ci-dessus). L’application Android est en préparation. Des statistiques d’écoute des bulles seront bientôt disponibles. Espérons qu’elles permettent de savoir qui écoute quoi, histoire de créer des opportunités de contact avec les auditeurs. Au contraire de Facebook qui refuse obstinément d’indiquer à ses utilisateurs qui a consulté leur profil.

Pour comprendre les grandes fonctionnalités et surtout le modèle économique de Bobler, la lecture de l’article publié sur Presse Citron lors de son lancement, peut être utile.

L’interview de Marc-Antoine Durand (fondateur de Bobler) publiée sur le Blog du communicant d’Olivier Cimelière (Heuristik) mérite également le détour.

Merci d’avance à ceux qui se lancent dans le bain de Bobler de laisser ici un commentaire pour partager leur expérience. A très bientôt, de vive voix !

La transformation numérique, note de lecture


La transformation numérique des entreprises, tout un roman ! Bien-sûr le sujet est complexe, technologique, social, politique, organisationnel… On ne sait par quel bout le prendre. Pour avoir une petite idée du chemin à parcourir pour numériser (ou digitaliser) une entreprise, Philippe Colin (@phicolin) raconte une histoire. Une histoire qu’un DG pourra lire en quelques heures. Un DRH, un DSI, un directeur marketing, un directeur commercial pourra également être intéressé par ce propos simple et qui a le mérite de ne pas noyer le lecteur. Un roman professionnel en somme, racontant l’histoire d’une entreprise soumise à de fortes tensions sur son marché et qui doit se réinventer avec le numérique.

Ce que j’ai aimé

Le côté vivant de l’ouvrage est son principal atout et son originalité. Les personnages sont quelques peu caricaturaux, et aident à la compréhension du propos. Le découpage dynamise la lecture (un chapitre se lit bien entre deux stations de RER). Le scénario est facile à suivre et il est ainsi aisé de le projeter dans l’environnement de son entreprise.

Pour le néophyte qui se demande « mon entreprise a-t-elle vraiment besoin de se transformer avec le numérique ? », le propos est facile d’accès, sans jargon technique ou mot du moment à la mode. L’effort de pédagogie est ainsi à souligner. C’est donc un livre qui se lit vite (moins de 150 pages) et qui permet d’appréhender la problématique.

Chaque chapitre distille au travers d’une histoire, quelques bonnes pratiques à retenir. Une sorte de pense-bête sur lequel revenir si vous vous lancez dans la transformation numérique de votre entreprise.

Au-delà du livre, le lecteur est invité à approfondir sa lecture sur le site dédié à l’ouvrage. L’idée est bonne, mais pour une raison que j’ignore, lorsque je m’y suis rendu, le site ne contenait qu’une seule page rappelant les 7 clés de la transformation numérique, sans donner plus de détails.

Ce que j’ai moins aimé

Le propos me semble donner trop d’importance à l’intranet 2.0. Bien que le sujet me semble essentiel pour une entreprise digitale, d’autres aspects auraient mérité d’être développés plus en détails, tels que la mise en place d’écosystèmes numériques, les techniques d’acquisition de trafic et de fidélisation d’audience, l’innovation collaborative, l’impact du digital sur les budgets, etc.

Autant l’histoire romancée rend le propos facile d’accès, autant ce procédé littéraire a l’inconvénient de ne pas suffisamment ancrer le propos dans la réalité. J’aurais apprécié de trouver des retours d’expériences réels, des témoignages d’entreprises, des guides méthodologiques.

Autre inconvénient de l’angle de traitement choisi par l’auteur et son éditeur, l’ouvrage m’a parfois semblé manquer de profondeur. C’est malheureusement logique compte-tenu du parti pris éditorial. Le lecteur qui cherche des outils approfondis sera déçu. Celui qui veut une vision d’ensemble de la problématique y trouvera son compte.

Enfin, j’ai été surpris par le positionnement prix de l’ouvrage, trop élevé à mon goût pour un roman, même s’il est destiné à un public de professionnels.

Conclusion

Je recommande la lecture de « La transformation numérique » à un public néophyte qui veut comprendre en quelques heures les enjeux business du digital. Comprendre comment des certitudes et les jeux politiques des organisations conduisent à des impasses. Comprendre comment une organisation oppose des résistances à sa digitalisation, pourtant inéluctable.

Qui sont « véritablement » vos amis Facebook ?

Wolfram Alpha Personal Analytics for FacebookQuels sont vos amis Facebook qui vous prêtent le plus d’attention ? Quels sont ceux qui commentent ou aiment le plus vos publications ? Quelle est la proportion d’hommes et de femmes ? Grâce à Wolfram Alpha, vous pouvez facilement répondre à ces questions en analysant l’activité de vos amis sur vos publications Facebook. Une analyse qui pourra s’avérer utile pour trier vos amis Facebook et exposer vos publications à ceux qui interagissent vraiment avec vous.

J’ai fait l’expérience sur mon compte personnel. Le rapport généré par Wolfram Alpha fournit plusieurs statistiques sur mon activité sur Facebook, mais c’est surtout l’analyse de l’activité de mes amis Facebook en réaction à mes publications qui m’intéresse ici. Parmi mes 234 amis Facebook au moment de la génération du rapport, Wolfram Alpha a pu étudier l’activité sur mes publications de 216 personnes (18 personnes « opaques » ayant probablement verrouillé leur compte Facebook, de sorte à ce qu’une application ne puisse pas accéder à leurs données). 58% sont des hommes (et donc seulement 42% de femmes…). Parmi ces 216 personnes, 75 ont commenté mes publications. Donc 141 personnes n’ont jamais commenté mes publications. N’oublions pas que Facebook, avec son Edge Rank, expose les publications à une partie seulement des amis d’un utilisateur. Il faut donc être indulgent avec ces 141 personnes qui ont pu ne jamais être exposées à mes publications (j’exclus l’hypothèse qu’elles n’aient jamais été intéressées par ce que je publie dans Facebook). Notons également que 92 personnes (parmi les 216) ont aimé mes publications, soit 17 de plus que de commentateurs. Je fais l’hypothèse que (rappelez-vous de vos cours de mathématiques au collège), l’ensemble des personnes qui aiment inclut l’ensemble des personnes qui commentent. Cette hypothèse est inexacte, mais permet de simplifier le raisonnement. J’ai donc 124 (216-92) amis Facebook qui ne réagissent jamais à mes publications !

La question est maintenant de savoir ce que je fais des 124 personnes (voire 142 si on compte les opaques) qui ne réagissent jamais à mes publications (commentaires et clics sur « j’aime ») que l’on peut considérer comme des voyeurs. En effet, ils ont accès à ce que je publie, mais ne s’expriment jamais sur ce qu’ils en pensent. J’ai déjà commencé à isoler la plupart d’entre eux dans des listes. Ce faisant, ils ne peuvent plus voir certaines publications. C’est déjà un premier pas. Je ne pense pas utile de couper le lien avec eux, puisque je peux aussi les placer dans les profils restreints. Mais la question se pose : quel intérêt de rester en contact sur Facebook avec des personnes avec lesquelles il n’y a aucun dialogue ?

Le classement des commentateurs est également intéressant, permettant de voir ceux qui ont le plus commenté mes publications. Il serait cependant encore plus intéressant de connaître le classement de ceux qui ont commenté le plus grand nombre de mes posts, plutôt que ceux qui ont fait le plus de commentaires. Wolfram Alpha dénombre en effet les commentaires, et non les posts ayant fait l’objet de commentaires. Du coup, un ami qui aurait fortement réagi à une publication remonte dans le classement, alors qu’il me semble plus valorisant de considérer un ami qui aurait commenté un grand nombre de mes publications.

Le classement des personnes qui « aiment » mes publications fait apparaître des personnes qui ont manifestement une attitude visant à attirer mon attention, mais ne veulent pas engager publiquement le dialogue. Une information bien utile pour isoler ceux qui se manifestent temporairement et uniquement dans leur propre intérêt, non pour tisser une relation sur le long terme.

Wolfram Alpha présente quelques limites dans sa version gratuite (je n’ai pas testé la version pro). En particulier pour nous français, le nuage de mots n’a absolument aucun intérêt, dans la mesure où l’outil considère tous les pronoms de notre langue comme des mots. Ce qui donne ceci :

Wolfram Alpha Nuage de mots

Par ailleurs, alors que Wolfram Alpha dispose des données, le rapport ne permet pas de connaître les jours et heures où mes amis réagissent le plus à mes publications. Cela me permettrait pourtant d’augmenter l’engagement en publiant au bon moment.

Malgré ces quelques limites (et il y en a d’autres), l’exercice mérite d’être réalisé, ne serait-ce que pour remercier ceux qui interagissent le plus avec vous au travers de Facebook, et identifier ceux qui ne sont que des observateurs de votre activité. Si vous analysez l’activité de vos amis Facebook, revenez ici partager ce qui vous aura surpris !

J’ai débranché, note de lecture

J'ai débranché, Thierry CrouzetComment vivre sans Internet après une overdose ? C’est la question que s’est posé Thierry Crouzet (@tcrouzet). Et pour y répondre, il s’est coupé du monde merveilleux d’Internet pendant 6 mois et raconte son expérience dans son livre.

Au fil de son livre, Thierry Crouzet explique comment il a été amené à s’interroger sur sa psychologie, comment il a redécouvert les plaisirs simples de la vie, comment il a repris goût aux échanges directs avec ses semblables, ces humains pas forcément tous connectés en permanence à Internet.

La lecture de l’ouvrage m’a également amené à réfléchir sur ma propre consommation d’Internet et à me poser la question : et si je débranchais aussi ?

Ce que j’ai aimé et ce que j’ai moins aimé

Étant un utilisateur d’Internet depuis un peu plus de 20 ans maintenant, cette expérience n’a pas manqué d’aiguiser ma curiosité. D’autant plus que c’est par l’intermédiaire d’une publication de Loic Le Meur sur Google+ (si mes souvenirs sont exacts) que j’ai eu connaissance de la sortie du livre. En d’autres termes, si je ne suivais pas Loic sur les médias sociaux (et donc via Internet), je n’aurais probablement pas su que le livre était sorti. Une belle illustration de l’apport d’Internet dans ma vie.

Je me suis donc plongé avec délice dans la lecture de l’ouvrage. Comment peut-on décider un beau matin de se couper d’Internet ? D’autres par le passé ont pu décider de se passer d’électricité, de se désintoxiquer des drogues, ou encore d’arrêter de manger de la viande. Mais se couper d’Internet, voilà qui est nouveau ! L’auteur décrit les différentes étapes de son sevrage. C’est bien écrit, on ressent bien les états de manque, les questions profondes qu’il se pose sur sa psychologie et sa relation aux autres. Le récit change brutalement de style au moment où l’expérience pousse l’auteur à prendre même du recul avec les ordinateurs. Ce passage est d’ailleurs quelque peu déroutant sur le plan du style. Au final, j’ai apprécié l’ouvrage, mais je suis resté sur ma faim concernant l’expérience elle-même. En effet, l’auteur a continué d’utiliser Internet par l’intermédiaire de sa femme. Une coupure complète aurait été probablement encore plus riche d’enseignements.

Et si je débranchais aussi ?

Au fil des chapitres, je me suis demandé si j’étais moi-même accro au net. Une chose est sûre, il me semble que j’en ai un usage bien plus modéré que l’auteur avant sa crise, malgré ce que peut en dire mon entourage. Je me suis amusé à noter pendant une semaine comment j’utilisais Internet au quotidien, en me posant à chaque fois la question : aurais-je pu faire autrement ?

Le premier jour lors du petit-déjeuner, la lecture en quelques minutes des messages publiés sur Facebook pendant la nuit m’a permis d’apprendre que Jean Dujardin avait reçu l’Oscar du meilleur acteur. Avant Internet et les médias sociaux, j’aurais probablement appris la nouvelle au journal TV du matin (que je ne regarde plus depuis environ 15 ans…). J’ai aussi appris qu’un ancien collègue s’apprêtait à courir son premier semi-marathon. Impossible d’obtenir cette information autrement que via les médias sociaux. Sans Internet, je n’aurais tout simplement pas pu conserver le minimum de contact qui m’aurait permis d’être informé. Et j’aurais raté l’occasion de partager mon expérience de ce type de course. Toujours en petit-déjeunant, un coup d’œil sur ma messagerie professionnelle m’a appris que le rendez-vous que je devais avoir le matin-même était reporté. Aussitôt, changement d’agenda de ma journée. Sans Internet, je me serais déplacé inutilement et j’aurais probablement maudit celui qui venait d’annuler le rendez-vous. Sans Internet, il faut être bien plus prévoyant… Enfin, un autre email m’a permis d’être au courant des dernières nouvelles intervenues chez mon client, avant même d’arriver sur les lieux. Les premiers échanges sont immédiatement opérationnels. Inutile en effet de me faire un résumé de la situation dont j’ai déjà pris connaissance. Sans Internet, un point de synchronisation aurait été nécessaire, voire une réunion d’équipe, encore plus chronophage.

Sur le trajet dans les transports en commun, j’ai poursuivi en toute discrétion des discussions via Google Talk, Foursquare et Facebook. Sans Internet, ces discussions n’auraient jamais eu lieu. Certaines sont futiles (autant que celles qui ont lieu devant les machines à café dans les entreprises). D’autres étaient plus profondes et m’ont enrichi.

Application SNCF sur BlackBerrySur le trajet retour, compte-tenu des problèmes de transports en commun de ces derniers temps, un coup d’œil sur l’application SNCF installée sur mon BlackBerry m’a fait renoncer à choisir un trajet alternatif à mon trajet habituel. Sans Internet, j’aurais perdu une demi-heure sur un quai de gare dans le froid de l’hiver. Et une demi-heure à 20h30 pour un père de famille, ça compte !

En soirée, un candidat à la présidentielle débattait sur TF1. La chaîne proposait de poser des questions au candidat… via Internet. Auparavant, il aurait été impossible au citoyen de pouvoir poser ses questions, à moins d’avoir été retenu pour faire partie du panel des invités sur le plateau. Probabilité infinitésimale. Il fallait donc s’en remettre aux journalistes. Cela dit, la possibilité offerte par les médias sociaux n’est pas pour autant un gage de qualité des échanges de la démocratie participative.

Le lendemain, je devais me rendre à Paris dans un endroit où je n’étais jamais allé. En une minute sur ratp.fr, je savais comment m’y rendre et combien de temps prendrait le trajet. Avant Internet, il était nécessaire de disposer d’un plan de Paris récent pour identifier les stations de métro les plus proches. Les arrêts de bus étaient rarement indiqués dans ce type de plan. Les agents au guichet ne disposaient pas non plus d’informations plus précises. En ce sens, Internet apporte gain de temps et de fiabilité.

Sur le trajet, un incident a interrompu le trafic. J’étais alors coincé dans un tunnel… sans connexion Internet mobile. Le drame ! Impossible d’envoyer un message à la personne que je devais rencontrer. La coupure du réseau en est d’autant plus insupportable. Serais-je donc accro à l’Internet utile ?

Google Maps sur BlackBerryEn arrivant dans le quartier, c’est avec l’application Google Maps installée sur mon BlackBerry que je me suis orienté. Sans Internet, il m’aurait fallu étudier le plan affiché dans la bouche de métro, retenir les noms des rues à prendre, ou encore demander mon trajet aux passants. Encore un service bien pratique, que j’ai d’ailleurs déjà utilisé par le passé pour renseigner des personnes perdues. A ce titre, le service d’orientation offert par Google Maps n’est pas un frein à l’échange direct avec les personnes que l’on croise.

En soirée, je suis allé m’entrainer équipé de ma montre cardio-GPS et de l’application Endomondo pour BlackBerry. Avant l’arrivée sur le marché des montres cardio, un coureur à pied prenait régulièrement son pouls à la main (en multipliant par 10 le nombre de battements comptés en 6 secondes, on obtient une bonne approximation du rythme cardiaque à la minute). Quant aux GPS, leur apparition a permis de s’affranchir de courir sur des parcours balisés. Endomondo est un pur produit du web social : rendu possible par la combinaison du GPS et de l’Internet, ce service permet en effet à mes amis qui le souhaitent de suivre en direct mon entrainement sur une carte. Ce qui n’a pas grand intérêt en soi, et qui pourtant intéresse certains, surtout sur les compétitions. Internet rend possible cette connexion avec son entourage. Ce qui ne veut pas dire qu’elle la rend obligatoire. Si je ne veux pas allumer Endomondo, libre à moi. Et mes amis ne sont pas obligés de me suivre non plus. Certains d’ailleurs trouvent déjà excessifs de voir publié sur ma timeline Facebook le résumé des séances captées par Endomondo. Internet offre ici des possibilités nouvelles dont il convient de ne pas être esclave.

Un peu plus tard, les données collectées par ma montre cardio-GPS se sont automatiquement déversées sur le site Garmin Connect. Avant Internet, il me fallait noter dans un petit carnet les informations clés de mes entrainements. L’analyse a posteriori nécessitait de parcourir les pages à la recherche d’une séance similaire par exemple, pour observer la progression. Garmin Connect me permet à tout moment et où que je sois, d’étudier une séance passée, avec une richesse d’informations exceptionnelle. Je discute par ailleurs de mes entrainements avec d’autres marathoniens que j’ai « cerclés » dans Google+. Discussions que j’avais auparavant avec mes camarades de club. Mais je ne suis plus en club depuis 15 ans ! Internet me permet donc de continuer d’améliorer mes connaissances sur les techniques d’entrainement.

AlloCine sur BlackBerryLe lendemain, c’est sur le quai de la gare que j’ai consulté l’application AlloCiné sur mon BlackBerry pour choisir le film que je comptais aller voir. Sans Internet, j’aurais sûrement acheté le Pariscope en librairie (à propos, existe-t-il toujours ?). Et je n’aurais bien sûr pas pu connaître les avis de mes amis autrement qu’en ayant discuté du film au hasard d’une rencontre dans les jours précédents, et encore moins les avis des spectateurs que je ne connais pas.

Un peu plus tard, ce sont enfin mes parents qui, tout juste arrivés à destination de leur voyage de printemps, me contactent en vidéo via Windows Live Messenger. Avant Internet, impossible de se voir en direct. Au mieux un appel téléphonique aurait permis un échange vocal qui n’a pas le même impact que la vidéo.

Juste une question d’équilibre

C’est ainsi qu’au fil des journées, j’utilise ces services sans même y faire attention tant ils font désormais partie de mon quotidien. En réfléchissant à cet article, j’en avais même occulté certains services tels que Twitter, les SMS, BlackBerry Messenger et bien-sûr la téléphonie mobile. Et pourtant, tout ceci n’est possible que grâce à Internet.

Tous ces services m’ont été utiles. Bien sûr je pourrais m’en passer. Et c’est bien sur ce point que l’expérience de Thierry Crouzet est intéressante. Pour s’en passer il faut au préalable avoir gardé pied dans la réalité. Nous ne sommes pas des êtres réseau. Nous sommes des êtres sociaux qui peuvent utiliser le réseau pour entretenir nos relations sociales.

Vous qui êtes arrivé au terme de ce long article (bravo !), arrivez-vous à vous passer d’Internet ? Avez-vous conscience de ce que ce réseau vous apporte au quotidien ? Comment vivez-vous une interruption de réseau ou l’oubli de votre smartphone ? Pour en débattre, je vous propose bien sûr, de poster vos commentaires ci-dessous… en utilisant Internet :-).

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Payer avec son mobile : retour d’expérience PayByPhone

Imaginez que vous venez de stationner votre véhicule dans une zone payante. Pour vous acquitter de votre droit de stationnement, vous vous mettez aussitôt à la recherche du parcmètre le plus proche. Pas toujours facile à localiser, cette borne acceptera probablement plusieurs moyens de paiement : la bonne vieille monnaie bien sûr, parfois Monéo, ou encore une carte de parking qu’il faudra acheter chez un buraliste du quartier. A Issy-les-Moulineaux avec PayByPhone (@paybyphone), c’est avec votre smartphone que vous règlerez le stationnement. Retour d’expérience.

Sitôt après avoir garé mon véhicule à Issy-les-Moulineaux en cette jolie matinée ensoleillée de janvier, je me suis dirigé vers le parcmètre le plus proche. Toujours à cours de monnaie, je craignais de ne pouvoir m’acquitter que d’un droit de stationnement d’une durée fort limitée. Crainte aussitôt dissipée en voyant l’autocollant « PayByPhone » m’expliquant que je pouvais régler mon droit de stationnement avec mon mobile.

PayByPhone

Payez votre stationnement avec PayByPhone

Aussitôt, je flashe le code barre 2D avec i-nigma (je ne vais quand même pas saisir une URL sur mon BlackBerry !) et je suis les indications d’une simplicité déconcertante pour créer un compte et régler mon stationnement avec ma carte bancaire dont j’ai renseigné les références comme pour n’importe quel achat en ligne.

Décrite de cette manière, l’expérience relève du rêve : enfin une technologie innovante qui répond à un vrai besoin, et dont l’usage est simple. En comparaison avec la recherche d’un peu de monnaie ou d’une carte de stationnement vendue par un buraliste, l’expérience proposée par PayByPhone est même plus rapide. Et il est encore possible de faire mieux !

Tout d’abord, tout repose sur le réseau télécom mobile du lieu de stationnement. Les temps de réponse des différentes pages Web mobile dépendent donc fortement de la bande passante disponible. En l’occurrence l’opérateur télécom que j’utilise ne présente pas, à l’endroit où je me trouvais, une qualité de service irréprochable, loin s’en faut. La 3G est accessible par intermittence et la couverture en EDGE saute souvent. Résultat, le parcours d’inscription et de paiement de la durée de stationnement a pris beaucoup plus de temps que nécessaire (une dizaine de minutes alors que deux minutes devraient suffire).

Pour pallier ce problème, une application embarquée sur le smartphone serait certainement moins consommatrice en bande passante, et donc plus rapide à utiliser. Pour peu que cette application utilise le GPS du smartphone, elle pourrait même proposer de géolocaliser le code applicable sur le lieu de stationnement. Encore du temps gagné ! Cependant, j’ai découvert avec étonnement que l’application PayByPhone pour BlackBerry n’est pas disponible en France.

PayByPhone sur BlackBerry App World

PayByPhone sur BlackBerry App World, mais pas en France 😦

En poussant le raisonnement un cran plus loin, on peut même imaginer que ce soit le GPS du véhicule qui soit utilisé. Il ne serait alors plus utile de sortir son smartphone, mais simplement au sein du véhicule (et au chaud, confort appréciable en hiver !), de demander à régler son stationnement.

Pour régler le stationnement, plutôt que d’avoir à renseigner son numéro de carte bancaire, on peut aussi imaginer de payer avec PayPal ou encore sur la facture de son abonnement télécom. Après tout, l’opérateur détient déjà les informations nécessaires à la facturation de services, autant que cela puisse aussi être utilisé pour facturer des services tels que PayByPhone !

Ces trois pistes d’amélioration (application embarquée dans le smartphone, application embarquée dans le GPS du véhicule, paiement avec PayPal ou sur facture opérateur) viendront peut être dans l’avenir. Il n’en reste pas moins que PayByPhone est d’ores et déjà un service très intéressant et simple d’usage. Il a d’ailleurs été récompensé en décembre 2011 en recevant le prix de l’innovation « Marketing et Services » du groupe Vinci.

L’expérimentation pratique de ce service m’a amené à me poser certaines questions auxquelles vous pourrez apporter des réponses dans les commentaires du présent article :

  • Comment les policiers contrôlent-ils que le droit de stationnement est réglé ?
  • Pourquoi l’application BlackBerry n’est-elle pas disponible en France ?
  • Quel modèle économique pour PayByPhone ?

Si vous aussi vous expérimentez ce service, votre retour d’expérience sera le bienvenu !

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Déjà deux ans de blogging !

Deux ans de blogging !

Deux ans de blogging !

Faut-il se lancer dans le blogging à titre personnel et/ou professionnel ? Cette activité a-t-elle encore un sens face à la concurrence du micro-blogging (Twitter ou Tumblr par exemple) ou des réseaux sociaux (Facebook ou Google+) ?. Il y a deux ans, j’ai répondu positivement à cette question en expliquant mes motivations dans un article que j’avais publié à ce moment-là. Curieusement je n’y détaille pas réellement mes motivations, mais plutôt les choix que j’ai faits en terme de nom de blog et de plateforme d’hébergement.

Quelles sont donc les réelles motivations pour bloguer ? Tout d’abord, c’est un excellent moyen de coucher sur le papier les réflexions que l’on peut avoir, et qui ne trouvent pas nécessairement de support d’expression. C’est ainsi que j’ai publié en 2011 plusieurs articles faisant suite à des lectures, des événements personnels ou encore à des analyses, qui n’auraient pas intéressé un support traditionnel déjà installé (journal, magazine ,etc). Ensuite, le fait de rédiger régulièrement des articles force à une discipline vertueuse : celle qui consiste à mettre de l’ordre dans ses idées. Ce qui s’accompagne du renoncement à se donner de bonnes excuses pour ne pas écrire, tel que le manque de temps ou le fait que d’autres ont déjà traité le sujet. Par ailleurs, le fait de bloguer régulièrement, qui plus est sous son propre nom, apporte une satisfaction pour l’égo qui est toujours agréable. L’expérience montre que c’est surtout en face à face que cette satisfaction se réalise. Je ne compte plus en effet le nombre de fois où des personnes me parlent d’un article qu’elles ont lu sur mon blog. Bon pour l’égo, et surtout bon pour entamer le dialogue ! Enfin le fait d’avoir pris le temps d’écrire un article sur un sujet en particulier, permet d’éviter d’avoir à se répéter : lorsqu’une personne souhaite échanger sur un sujet déjà traité sur le blog, il suffit en effet de lui renvoyer le lien vers l’article en question et d’approfondir ensuite la discussion. Gain de temps et d’efficacité fort appréciable !

L’année 2011 a donc été pour moi celle d’une plus grande régularité dans mes publications. J’ai déjà eu l’occasion de développer les vertus de cette régularité. Et sur le fond, les 37 articles (y compris celui-ci, contre 12 en 2010) que j’ai publiés se répartissent en cinq grands domaines :

Ces cinq domaines suffisent à eux seuls à nourrir un flux d’articles hebdomadaires. Et pourtant, les mois de mai, juin, juillet et août ont souffert d’un manque de régularité. Concernant le mois d’août, ce n’est pas bien grave vu que les lecteurs potentiels de mon blog sont en vacances. En revanche mai, juin et juillet ont bêtement souffert d’un manque de régularité préjudiciable au développement (et même au maintien) de l’audience. La période correspond pour moi à une surcharge d’activité, tant professionnelle que personnelle. Or les sujets ne manquaient pas ! Mais un article de blog, nécessite un minimum de temps de rédaction (de une à deux heures selon mon expérience). Parfois, pour une activité de loisir de ce type, le temps manque. Une alternative pourrait être de publier des articles plus courts, comme je le fais sur Google+ depuis quelques mois par exemple lorsque la lecture d’un article m’inspire un commentaire. Je me demande cependant si un blog est bien adapté pour ce type de publications réactives, et si cela n’entrainera pas à terme une dérive de la cohérence éditoriale.

L’année 2011 a aussi été celle de l’arrivée de Google+ grâce auquel je reçois désormais un important trafic indirect, du fait de l’amélioration du référencement naturel de mon blog. En effet, alors que jusqu’à fin août l’essentiel du trafic provenait de Twitter, la part des moteurs de recherches (et surtout les différentes moutures régionales de Google) dans les origines de trafic est aujourd’hui nettement supérieure aux autre sources de trafic. Je vais donc continuer de publier sur Google+ et a minima d’y relayer les articles que je publie sur mon blog.

Cette analyse du trafic m’a conduit à plonger un peu plus dans les outils proposés par WordPress. Or ces outils sont limités, et malheureusement je n’ai pas encore trouvé le moyen de connecter mon blog WordPress.com avec Google Analytics. Si vous savez comment faire, je suis preneur de vos conseils avisés ! Cela dit, à part ce point somme-toute assez mineur compte-tenu de l’audience modeste de mon blog, WordPress.com répond parfaitement à mes besoins. Peut-être n’ai-je pas encore découvert des fonctionnalités d’autres plateformes qui me seraient utiles ?

En conclusion, je dirais que cette deuxième année de blogging m’a apporté entière satisfaction. Et j’invite ceux qui se demandent s’ils sont prêts pour l’aventure, à se lancer ! J’en profite pour souhaiter tous mes vœux de bonheur pour 2012 aux lecteurs de ce blog. J’espère que nous aurons de multiples occasions d’échanger ensemble sur ce passionnant sujet qu’est Internet, les nouveaux usages qu’il rend possibles, les nouveaux services dont il permet le développement chaque jour  et plus généralement sur la digitalisation de notre société. Et si vous souhaitez me proposer des sujets à traiter, ne soyez pas timides !

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Comment augmenter le nombre d’abonnés (followers) d’un compte Twitter personnel (et les garder)?

Guy Kawasaki aurait dit « En vérité, il n’y a que deux types d’utilisateurs de Twitter : ceux qui veulent plus d’abonnés et ceux qui mentent ». Traduction libre de cette citation reprise dans un article expliquant deux approches pour augmenter le nombre d’abonnés sur Twitter : une quantitative et une qualitative.

L’approche quantitative revient à considérer son compte Twitter comme un média. S’engage alors une course à l’audience dont la métrique reine est le nombre d’abonnés (ou « followers »). Une technique bien connue pour augmenter le nombre d’abonnés, est… de suivre un maximum d’abonnés. En effet, par mimétisme, celui qui se retrouve nouvellement suivi, clique bien souvent à son tour sur le bouton « Suivre » et rejoint la masse des abonnés du tout nouveau suiveur. Cette pratique, obtient un certain succès, mais présente un inconvénient majeur : elle ne favorise pas l’engagement du nouvel abonné, simple proie d’une chasse pour laquelle le chasseur n’a en réalité qu’un intérêt limité.

Une approche qualitative, bien plus vertueuse bien que plus longue, me semble préférable pour développer une relation sincère, transparente et propice l’engagement :

  • Sincérité dans la motivation réelle de suivre une personne : c’est d’abord l’intérêt pour la qualité des contenus publiés par cette personne qui doit motiver la décision de la suivre, et non la part de voix que cette personne peut apporter, dans une logique de média
  • Transparence vis-à-vis les abonnés : les tweets publiés doivent avant tout refléter les centres d’intérêt de son auteur, reflet de sa personnalité, et non adopter une ligne éditoriale à la manière d’un média, dans le but de séduire une audience
  • Engagement avec les abonnés : autant que faire se peut, le dialogue doit être favorisé avec les personnes qui ont fait l’effort de suivre un compte, plutôt que de proposer une simple publication fade et ne favorisant pas l’interaction

Cette approche qualitative et durable nécessite d’accepter de se donner du temps. Cela peut sembler contradictoire avec l’environnement dans lequel nous évoluons, toujours plus rapide et superficiel, mais n’est-ce pas la meilleure manière de redonner aux échanges entre humains, l’authenticité qu’ils méritent ?

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