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OnePark libère les parkings inutilisés

OneParkTrouver une place de parking près du Stade de France n’est pas toujours facile, surtout lors de grands événements comme le concert des Rolling Stones le 13 juin dernier. Avec OnePark, j’ai pu me garer dans un parking sécurisé tout près de la gare du Nord, rapidement le jour même et pour moins cher. Comment cela fonctionne ?

Tout d’abord, sur le site Web de OnePark, il faut réserver une place dans un des parkings proposés. Pour un parking à proximité du Stade de France, saisir dans son navigateur Web préféré : http://bit.ly/OnePark-Stade-France.

OnePark Stade de FranceAprès avoir renseigné les informations demandées, il suffit de cliquer sur Réserver. C’est en arrivant devant la porte du parking (situé dans un hôtel) que la magie opère. En me connectant sur le site Web mobile de OnePark avec mon smartphone Android (les utilisateurs d’iPhone peuvent utiliser l’application iOS), j’ai pu ouvrir la porte en appuyant sur un bouton. Ouvrir une porte de parking avec son smartphone, il faut reconnaître que ce n’est pas banal !

Pour ressortir du parking, il m’a suffi de saisir un code envoyé par email sur un boîtier numérique disponible à l’intérieur. Ainsi, le temps de stationnement est précisément décompté et je n’ai été facturé que du montant exact correspondant, soit 6,75€ pour un peu plus de 4 heures, à quoi s’ajoute 10,00€ pour un trajet aller-retour à deux personnes en RER B entre Gare du Nord et La Plaine Saint-Denis – Stade de France, à comparer aux 22,00€ d’une place de parking sous le stade.

Le bénéfice pour l’utilisateur est évident : accès immédiat à une offre de stationnement à bas prix, sécurisé, facile d’accès et d’utilisation. Le seul bémol étant (et ceci est vrai pour tous les services en mobilité) d’avoir suffisamment de batterie dans son smartphone avant d’arriver au parking, ne serait-ce que pour pouvoir retrouver le code de sortie dans sa messagerie.

Le bénéfice pour les propriétaires de parking est également à noter, puisqu’ils peuvent ainsi tirer un revenu d’espaces de stationnement inutilisés. Une manière de valoriser les ressources disponibles et inaccessibles en temps normal. Une belle façon de libérer les parkings inutilisés.

Catégories :Digital, Outil Étiquettes : , , , ,

Avec Bobler, la voix (re)devient un média

BoblerNous avons pris l’habitude de publier, partager et commenter sur les médias sociaux. Surtout en écrivant des textes, aussi de plus en plus souvent en vidéo. Et la voix dans tout ça ? Bobler propose justement de lui donner ses lettres de noblesse digitale. L’utilisateur dispose de deux minutes, pour enregistrer une bulle géolocalisée. La bulle est ensuite rendue publique et partagée au sein de son réseau social.

Je me suis amusé à enregistrer une première bulle (merci de votre indulgence !). L’expérience est vraiment étonnante. La voix laisse une plus grande part d’improvisation que l’écrit. On se laisse emporter par ses idées, tout en regardant le compte à rebours pour éviter de se retrouver au milieu d’une phrase au terme des deux minutes. Deux minutes qui s’avèrent largement suffisantes, incitant à la concision. Le syndrome de la bulle blanche (par analogie avec la page blanche de l’écrit), dure quelques secondes. Une profonde inspiration, et en appuyant sur le bouton « Rec », on se retrouve projeté dans un studio, comme un animateur radio. Pensez auparavant à éloigner les enfants, le chien et toute autre nuisance sonore !

Ma première bulle Bobler

Ma première bulle Bobler

Je ne sais pas encore si je prendrai l’habitude de publier des bulles (de buller ?). L’avenir nous le dira. Mes bulles seront disponibles sur http://www.bobler.com/profil/michaeltartar. Au passage, bonne idée de l’équipe de Bobler d’avoir prévu des URL publiques des profils d’utilisateurs, contrairement à Google+. J’ai déjà quelques idées de sujets qui me semblent plus faciles à traiter de cette manière que par l’écrit. Par exemple, un constat d’étonnement sur l’utilisation d’un site e-commerce, une réaction à chaud sur un nouveau service digital (comme je l’ai fait dans ma première bulle), une réflexion spontanée suite à la lecture d’un article, un CV sonore, plus rarement une réflexion de fond très structurée. Il y a clairement des règles « d’écriture » sonores à inventer pour ce format, en le pensant intégré dans divers environnements.

Certaines marques ont déjà pris l’habitude de publier des bulles. C’est le cas de SFR par exemple. On peut imaginer que, à l’instar des chaînes vidéo sur YouTube, les marques développent ainsi des chaînes radio, mettant en avant la voix du client ou la voix du collaborateur et partenaire.

Les bulles ainsi enregistrées me semblent étonnamment plus authentiques que les textes écrits. A l’écoute, on se sent en proximité avec l’orateur. On ressent ses émotions, ses hésitations. Ce qui fait de la bulle un format plus vivant, particulièrement social. Le seul défaut que j’y vois pour l’instant est sa difficulté d’indexation dans les moteurs de recherche. Créer du contenu sonore sans qu’il soit indexé, c’est peut-être dommage. Bobler se verra peut-être enrichi à l’avenir d’une solution de speech to text ?

Les bulles peuvent être enregistrées avec l’application iPhone ou via le site Web, que j’ai utilisé. Il est possible de télécharger des fichiers sons, comme le font déjà les musiciens sur SoundCloud. Elles sont ensuite facilement partageables sur Facebook, Twitter et sur un blog (voir ci-dessus). L’application Android est en préparation. Des statistiques d’écoute des bulles seront bientôt disponibles. Espérons qu’elles permettent de savoir qui écoute quoi, histoire de créer des opportunités de contact avec les auditeurs. Au contraire de Facebook qui refuse obstinément d’indiquer à ses utilisateurs qui a consulté leur profil.

Pour comprendre les grandes fonctionnalités et surtout le modèle économique de Bobler, la lecture de l’article publié sur Presse Citron lors de son lancement, peut être utile.

L’interview de Marc-Antoine Durand (fondateur de Bobler) publiée sur le Blog du communicant d’Olivier Cimelière (Heuristik) mérite également le détour.

Merci d’avance à ceux qui se lancent dans le bain de Bobler de laisser ici un commentaire pour partager leur expérience. A très bientôt, de vive voix !

Qui sont « véritablement » vos amis Facebook ?

Wolfram Alpha Personal Analytics for FacebookQuels sont vos amis Facebook qui vous prêtent le plus d’attention ? Quels sont ceux qui commentent ou aiment le plus vos publications ? Quelle est la proportion d’hommes et de femmes ? Grâce à Wolfram Alpha, vous pouvez facilement répondre à ces questions en analysant l’activité de vos amis sur vos publications Facebook. Une analyse qui pourra s’avérer utile pour trier vos amis Facebook et exposer vos publications à ceux qui interagissent vraiment avec vous.

J’ai fait l’expérience sur mon compte personnel. Le rapport généré par Wolfram Alpha fournit plusieurs statistiques sur mon activité sur Facebook, mais c’est surtout l’analyse de l’activité de mes amis Facebook en réaction à mes publications qui m’intéresse ici. Parmi mes 234 amis Facebook au moment de la génération du rapport, Wolfram Alpha a pu étudier l’activité sur mes publications de 216 personnes (18 personnes « opaques » ayant probablement verrouillé leur compte Facebook, de sorte à ce qu’une application ne puisse pas accéder à leurs données). 58% sont des hommes (et donc seulement 42% de femmes…). Parmi ces 216 personnes, 75 ont commenté mes publications. Donc 141 personnes n’ont jamais commenté mes publications. N’oublions pas que Facebook, avec son Edge Rank, expose les publications à une partie seulement des amis d’un utilisateur. Il faut donc être indulgent avec ces 141 personnes qui ont pu ne jamais être exposées à mes publications (j’exclus l’hypothèse qu’elles n’aient jamais été intéressées par ce que je publie dans Facebook). Notons également que 92 personnes (parmi les 216) ont aimé mes publications, soit 17 de plus que de commentateurs. Je fais l’hypothèse que (rappelez-vous de vos cours de mathématiques au collège), l’ensemble des personnes qui aiment inclut l’ensemble des personnes qui commentent. Cette hypothèse est inexacte, mais permet de simplifier le raisonnement. J’ai donc 124 (216-92) amis Facebook qui ne réagissent jamais à mes publications !

La question est maintenant de savoir ce que je fais des 124 personnes (voire 142 si on compte les opaques) qui ne réagissent jamais à mes publications (commentaires et clics sur « j’aime ») que l’on peut considérer comme des voyeurs. En effet, ils ont accès à ce que je publie, mais ne s’expriment jamais sur ce qu’ils en pensent. J’ai déjà commencé à isoler la plupart d’entre eux dans des listes. Ce faisant, ils ne peuvent plus voir certaines publications. C’est déjà un premier pas. Je ne pense pas utile de couper le lien avec eux, puisque je peux aussi les placer dans les profils restreints. Mais la question se pose : quel intérêt de rester en contact sur Facebook avec des personnes avec lesquelles il n’y a aucun dialogue ?

Le classement des commentateurs est également intéressant, permettant de voir ceux qui ont le plus commenté mes publications. Il serait cependant encore plus intéressant de connaître le classement de ceux qui ont commenté le plus grand nombre de mes posts, plutôt que ceux qui ont fait le plus de commentaires. Wolfram Alpha dénombre en effet les commentaires, et non les posts ayant fait l’objet de commentaires. Du coup, un ami qui aurait fortement réagi à une publication remonte dans le classement, alors qu’il me semble plus valorisant de considérer un ami qui aurait commenté un grand nombre de mes publications.

Le classement des personnes qui « aiment » mes publications fait apparaître des personnes qui ont manifestement une attitude visant à attirer mon attention, mais ne veulent pas engager publiquement le dialogue. Une information bien utile pour isoler ceux qui se manifestent temporairement et uniquement dans leur propre intérêt, non pour tisser une relation sur le long terme.

Wolfram Alpha présente quelques limites dans sa version gratuite (je n’ai pas testé la version pro). En particulier pour nous français, le nuage de mots n’a absolument aucun intérêt, dans la mesure où l’outil considère tous les pronoms de notre langue comme des mots. Ce qui donne ceci :

Wolfram Alpha Nuage de mots

Par ailleurs, alors que Wolfram Alpha dispose des données, le rapport ne permet pas de connaître les jours et heures où mes amis réagissent le plus à mes publications. Cela me permettrait pourtant d’augmenter l’engagement en publiant au bon moment.

Malgré ces quelques limites (et il y en a d’autres), l’exercice mérite d’être réalisé, ne serait-ce que pour remercier ceux qui interagissent le plus avec vous au travers de Facebook, et identifier ceux qui ne sont que des observateurs de votre activité. Si vous analysez l’activité de vos amis Facebook, revenez ici partager ce qui vous aura surpris !

Comment améliorer la qualité du code applicatif en production ?

Les applications Web et mobile en production, malgré les efforts fournis en phase de recette, souffrent souvent de défauts de qualité qu’il faut savoir corriger. Pour les grandes entreprises qui éditent des services en ligne, il peut être intéressant d’étudier les pratiques des pure players de l’Internet. A ce titre, Foursquare fournit un exemple intéressant, ayant récemment fait l’objet d’une publication sur leur blog. Il ressort du « Hack Day » que la startup organise régulièrement, quatre grands principes qui peuvent être appliqués par les grandes entreprises :

  1. Faire une pause dans les développements
  2. Mobiliser l’entreprise dans l’amélioration de la qualité du code
  3. Valoriser les collaborateurs
  4. Lancer des innovations, même partielles, mais innover rapidement

Faire une pause dans les développements

La course à l’enrichissement de fonctionnalités peut conduire à un amoncellement de couches de code qui peuvent devenir ingérables sur le long terme. Le code est peu optimisé, mal documenté, l’urgence permanente nuit à la qualité des applications, et donc à leur maintenabilité.

En planifiant une pause dans les développements, les équipes peuvent temporairement se concentrer sur un seul et unique objectif : améliorer la qualité des applications. Toute l’énergie est alors focalisée sur ce seul objectif, et les équipes ne sont pas distraites par des nouveautés à développer. Cependant, mobiliser sur des opérations qui s’apparentent à du classement, du rangement et toutes sortes d’activités de ce type, est bien moins enthousiasmant que d’innover. Comment donc créer l’enthousiasme sur cet objectif ?

Mobiliser l’entreprise dans l’amélioration de la qualité du code

Le jeu est un formidable levier de mobilisation. La « gamification » se développe et peut être utilisée pour entrainer les équipes à réaliser une tâche a priori peu enthousiasmante. Le jeu peut aussi être conçu de sorte à mobiliser l’ensemble des compétences de l’entreprise, et pas seulement les développeurs.

En organisant un jeu doté d’un prix jugé suffisamment attractif par l’ensemble des collaborateurs et incitant à l’amélioration de la qualité des applications, on crée ainsi les conditions favorables à l’engagement de tous au profit de l’objectif commun, et ceci dans une ambiance ludique et festive. Reste que le jeu ne doit pas être la seule raison du mouvement. Comment orienter les efforts de tous vers l’objectif d’amélioration de la qualité des applications ?

Valoriser les collaborateurs

Un des leviers de motivation d’un collaborateur est la reconnaissance de son travail. En assurant au collaborateur que sa contribution à l’atteinte de l’objectif d’entreprise sera valorisée, on le met en mouvement.

La valorisation d’un collaborateur peut par exemple passer par sa mise en avant sur les supports de communication de l’entreprise, qu’ils soient internes ou externes. Les interviews de collaborateurs vainqueurs du jeu organisé pour mobiliser les équipes peuvent ainsi être publiées sur le site Web de l’entreprise. Les collaborateurs concernés ne manqueront pas de relayer l’interview au travers des réseaux sociaux auxquels ils participent, partageant ainsi leur enthousiasme… et contribuant à véhiculer une image positive de l’entreprise qui rayonnera auprès des collaborateurs futurs.  Après avoir momentanément arrêté les développements, organisé un premier jeu mobilisateur et valorisé les collaborateurs, comment pérenniser cette boucle vertueuse ?

Lancer des innovations, même partielles, mais innover rapidement

La boucle d’amélioration de la qualité du code applicatif peut aussi apporter de bonnes surprises et pourquoi pas des innovations. La clé du succès des pure players tient en leur capacité à lancer des innovations en mode bêta. Les développeurs savent pertinemment qu’elles ne sont pas parfaites. Les chefs de produit savent qu’elles manquent d’une foule de fonctionnalités qui les rendraient encore plus attractives. Ils savent aussi que c’est l’usage qui crée la fonctionnalité.

En se donnant la liberté de lancer rapidement des innovations, même imparfaites sur les plans fonctionnels et techniques, on augmente ses chances de toucher le public et d’avoir des retours d’expérience d’usage en situation réelle, et non seulement dans un laboratoire. Le code applicatif se retrouve ainsi enrichi de fonctionnalités éprouvées par les utilisateurs. Et progressivement, ce code subira des évolutions qu’il faudra un jour revoir pour les rendre plus conformes aux règles de l’art en terme d’architecture, de norme de codage, etc. Il sera alors temps de lancer un nouveau Hack Day !

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J’ai débranché, note de lecture

J'ai débranché, Thierry CrouzetComment vivre sans Internet après une overdose ? C’est la question que s’est posé Thierry Crouzet (@tcrouzet). Et pour y répondre, il s’est coupé du monde merveilleux d’Internet pendant 6 mois et raconte son expérience dans son livre.

Au fil de son livre, Thierry Crouzet explique comment il a été amené à s’interroger sur sa psychologie, comment il a redécouvert les plaisirs simples de la vie, comment il a repris goût aux échanges directs avec ses semblables, ces humains pas forcément tous connectés en permanence à Internet.

La lecture de l’ouvrage m’a également amené à réfléchir sur ma propre consommation d’Internet et à me poser la question : et si je débranchais aussi ?

Ce que j’ai aimé et ce que j’ai moins aimé

Étant un utilisateur d’Internet depuis un peu plus de 20 ans maintenant, cette expérience n’a pas manqué d’aiguiser ma curiosité. D’autant plus que c’est par l’intermédiaire d’une publication de Loic Le Meur sur Google+ (si mes souvenirs sont exacts) que j’ai eu connaissance de la sortie du livre. En d’autres termes, si je ne suivais pas Loic sur les médias sociaux (et donc via Internet), je n’aurais probablement pas su que le livre était sorti. Une belle illustration de l’apport d’Internet dans ma vie.

Je me suis donc plongé avec délice dans la lecture de l’ouvrage. Comment peut-on décider un beau matin de se couper d’Internet ? D’autres par le passé ont pu décider de se passer d’électricité, de se désintoxiquer des drogues, ou encore d’arrêter de manger de la viande. Mais se couper d’Internet, voilà qui est nouveau ! L’auteur décrit les différentes étapes de son sevrage. C’est bien écrit, on ressent bien les états de manque, les questions profondes qu’il se pose sur sa psychologie et sa relation aux autres. Le récit change brutalement de style au moment où l’expérience pousse l’auteur à prendre même du recul avec les ordinateurs. Ce passage est d’ailleurs quelque peu déroutant sur le plan du style. Au final, j’ai apprécié l’ouvrage, mais je suis resté sur ma faim concernant l’expérience elle-même. En effet, l’auteur a continué d’utiliser Internet par l’intermédiaire de sa femme. Une coupure complète aurait été probablement encore plus riche d’enseignements.

Et si je débranchais aussi ?

Au fil des chapitres, je me suis demandé si j’étais moi-même accro au net. Une chose est sûre, il me semble que j’en ai un usage bien plus modéré que l’auteur avant sa crise, malgré ce que peut en dire mon entourage. Je me suis amusé à noter pendant une semaine comment j’utilisais Internet au quotidien, en me posant à chaque fois la question : aurais-je pu faire autrement ?

Le premier jour lors du petit-déjeuner, la lecture en quelques minutes des messages publiés sur Facebook pendant la nuit m’a permis d’apprendre que Jean Dujardin avait reçu l’Oscar du meilleur acteur. Avant Internet et les médias sociaux, j’aurais probablement appris la nouvelle au journal TV du matin (que je ne regarde plus depuis environ 15 ans…). J’ai aussi appris qu’un ancien collègue s’apprêtait à courir son premier semi-marathon. Impossible d’obtenir cette information autrement que via les médias sociaux. Sans Internet, je n’aurais tout simplement pas pu conserver le minimum de contact qui m’aurait permis d’être informé. Et j’aurais raté l’occasion de partager mon expérience de ce type de course. Toujours en petit-déjeunant, un coup d’œil sur ma messagerie professionnelle m’a appris que le rendez-vous que je devais avoir le matin-même était reporté. Aussitôt, changement d’agenda de ma journée. Sans Internet, je me serais déplacé inutilement et j’aurais probablement maudit celui qui venait d’annuler le rendez-vous. Sans Internet, il faut être bien plus prévoyant… Enfin, un autre email m’a permis d’être au courant des dernières nouvelles intervenues chez mon client, avant même d’arriver sur les lieux. Les premiers échanges sont immédiatement opérationnels. Inutile en effet de me faire un résumé de la situation dont j’ai déjà pris connaissance. Sans Internet, un point de synchronisation aurait été nécessaire, voire une réunion d’équipe, encore plus chronophage.

Sur le trajet dans les transports en commun, j’ai poursuivi en toute discrétion des discussions via Google Talk, Foursquare et Facebook. Sans Internet, ces discussions n’auraient jamais eu lieu. Certaines sont futiles (autant que celles qui ont lieu devant les machines à café dans les entreprises). D’autres étaient plus profondes et m’ont enrichi.

Application SNCF sur BlackBerrySur le trajet retour, compte-tenu des problèmes de transports en commun de ces derniers temps, un coup d’œil sur l’application SNCF installée sur mon BlackBerry m’a fait renoncer à choisir un trajet alternatif à mon trajet habituel. Sans Internet, j’aurais perdu une demi-heure sur un quai de gare dans le froid de l’hiver. Et une demi-heure à 20h30 pour un père de famille, ça compte !

En soirée, un candidat à la présidentielle débattait sur TF1. La chaîne proposait de poser des questions au candidat… via Internet. Auparavant, il aurait été impossible au citoyen de pouvoir poser ses questions, à moins d’avoir été retenu pour faire partie du panel des invités sur le plateau. Probabilité infinitésimale. Il fallait donc s’en remettre aux journalistes. Cela dit, la possibilité offerte par les médias sociaux n’est pas pour autant un gage de qualité des échanges de la démocratie participative.

Le lendemain, je devais me rendre à Paris dans un endroit où je n’étais jamais allé. En une minute sur ratp.fr, je savais comment m’y rendre et combien de temps prendrait le trajet. Avant Internet, il était nécessaire de disposer d’un plan de Paris récent pour identifier les stations de métro les plus proches. Les arrêts de bus étaient rarement indiqués dans ce type de plan. Les agents au guichet ne disposaient pas non plus d’informations plus précises. En ce sens, Internet apporte gain de temps et de fiabilité.

Sur le trajet, un incident a interrompu le trafic. J’étais alors coincé dans un tunnel… sans connexion Internet mobile. Le drame ! Impossible d’envoyer un message à la personne que je devais rencontrer. La coupure du réseau en est d’autant plus insupportable. Serais-je donc accro à l’Internet utile ?

Google Maps sur BlackBerryEn arrivant dans le quartier, c’est avec l’application Google Maps installée sur mon BlackBerry que je me suis orienté. Sans Internet, il m’aurait fallu étudier le plan affiché dans la bouche de métro, retenir les noms des rues à prendre, ou encore demander mon trajet aux passants. Encore un service bien pratique, que j’ai d’ailleurs déjà utilisé par le passé pour renseigner des personnes perdues. A ce titre, le service d’orientation offert par Google Maps n’est pas un frein à l’échange direct avec les personnes que l’on croise.

En soirée, je suis allé m’entrainer équipé de ma montre cardio-GPS et de l’application Endomondo pour BlackBerry. Avant l’arrivée sur le marché des montres cardio, un coureur à pied prenait régulièrement son pouls à la main (en multipliant par 10 le nombre de battements comptés en 6 secondes, on obtient une bonne approximation du rythme cardiaque à la minute). Quant aux GPS, leur apparition a permis de s’affranchir de courir sur des parcours balisés. Endomondo est un pur produit du web social : rendu possible par la combinaison du GPS et de l’Internet, ce service permet en effet à mes amis qui le souhaitent de suivre en direct mon entrainement sur une carte. Ce qui n’a pas grand intérêt en soi, et qui pourtant intéresse certains, surtout sur les compétitions. Internet rend possible cette connexion avec son entourage. Ce qui ne veut pas dire qu’elle la rend obligatoire. Si je ne veux pas allumer Endomondo, libre à moi. Et mes amis ne sont pas obligés de me suivre non plus. Certains d’ailleurs trouvent déjà excessifs de voir publié sur ma timeline Facebook le résumé des séances captées par Endomondo. Internet offre ici des possibilités nouvelles dont il convient de ne pas être esclave.

Un peu plus tard, les données collectées par ma montre cardio-GPS se sont automatiquement déversées sur le site Garmin Connect. Avant Internet, il me fallait noter dans un petit carnet les informations clés de mes entrainements. L’analyse a posteriori nécessitait de parcourir les pages à la recherche d’une séance similaire par exemple, pour observer la progression. Garmin Connect me permet à tout moment et où que je sois, d’étudier une séance passée, avec une richesse d’informations exceptionnelle. Je discute par ailleurs de mes entrainements avec d’autres marathoniens que j’ai « cerclés » dans Google+. Discussions que j’avais auparavant avec mes camarades de club. Mais je ne suis plus en club depuis 15 ans ! Internet me permet donc de continuer d’améliorer mes connaissances sur les techniques d’entrainement.

AlloCine sur BlackBerryLe lendemain, c’est sur le quai de la gare que j’ai consulté l’application AlloCiné sur mon BlackBerry pour choisir le film que je comptais aller voir. Sans Internet, j’aurais sûrement acheté le Pariscope en librairie (à propos, existe-t-il toujours ?). Et je n’aurais bien sûr pas pu connaître les avis de mes amis autrement qu’en ayant discuté du film au hasard d’une rencontre dans les jours précédents, et encore moins les avis des spectateurs que je ne connais pas.

Un peu plus tard, ce sont enfin mes parents qui, tout juste arrivés à destination de leur voyage de printemps, me contactent en vidéo via Windows Live Messenger. Avant Internet, impossible de se voir en direct. Au mieux un appel téléphonique aurait permis un échange vocal qui n’a pas le même impact que la vidéo.

Juste une question d’équilibre

C’est ainsi qu’au fil des journées, j’utilise ces services sans même y faire attention tant ils font désormais partie de mon quotidien. En réfléchissant à cet article, j’en avais même occulté certains services tels que Twitter, les SMS, BlackBerry Messenger et bien-sûr la téléphonie mobile. Et pourtant, tout ceci n’est possible que grâce à Internet.

Tous ces services m’ont été utiles. Bien sûr je pourrais m’en passer. Et c’est bien sur ce point que l’expérience de Thierry Crouzet est intéressante. Pour s’en passer il faut au préalable avoir gardé pied dans la réalité. Nous ne sommes pas des êtres réseau. Nous sommes des êtres sociaux qui peuvent utiliser le réseau pour entretenir nos relations sociales.

Vous qui êtes arrivé au terme de ce long article (bravo !), arrivez-vous à vous passer d’Internet ? Avez-vous conscience de ce que ce réseau vous apporte au quotidien ? Comment vivez-vous une interruption de réseau ou l’oubli de votre smartphone ? Pour en débattre, je vous propose bien sûr, de poster vos commentaires ci-dessous… en utilisant Internet :-).

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Payer avec son mobile : retour d’expérience PayByPhone

Imaginez que vous venez de stationner votre véhicule dans une zone payante. Pour vous acquitter de votre droit de stationnement, vous vous mettez aussitôt à la recherche du parcmètre le plus proche. Pas toujours facile à localiser, cette borne acceptera probablement plusieurs moyens de paiement : la bonne vieille monnaie bien sûr, parfois Monéo, ou encore une carte de parking qu’il faudra acheter chez un buraliste du quartier. A Issy-les-Moulineaux avec PayByPhone (@paybyphone), c’est avec votre smartphone que vous règlerez le stationnement. Retour d’expérience.

Sitôt après avoir garé mon véhicule à Issy-les-Moulineaux en cette jolie matinée ensoleillée de janvier, je me suis dirigé vers le parcmètre le plus proche. Toujours à cours de monnaie, je craignais de ne pouvoir m’acquitter que d’un droit de stationnement d’une durée fort limitée. Crainte aussitôt dissipée en voyant l’autocollant « PayByPhone » m’expliquant que je pouvais régler mon droit de stationnement avec mon mobile.

PayByPhone

Payez votre stationnement avec PayByPhone

Aussitôt, je flashe le code barre 2D avec i-nigma (je ne vais quand même pas saisir une URL sur mon BlackBerry !) et je suis les indications d’une simplicité déconcertante pour créer un compte et régler mon stationnement avec ma carte bancaire dont j’ai renseigné les références comme pour n’importe quel achat en ligne.

Décrite de cette manière, l’expérience relève du rêve : enfin une technologie innovante qui répond à un vrai besoin, et dont l’usage est simple. En comparaison avec la recherche d’un peu de monnaie ou d’une carte de stationnement vendue par un buraliste, l’expérience proposée par PayByPhone est même plus rapide. Et il est encore possible de faire mieux !

Tout d’abord, tout repose sur le réseau télécom mobile du lieu de stationnement. Les temps de réponse des différentes pages Web mobile dépendent donc fortement de la bande passante disponible. En l’occurrence l’opérateur télécom que j’utilise ne présente pas, à l’endroit où je me trouvais, une qualité de service irréprochable, loin s’en faut. La 3G est accessible par intermittence et la couverture en EDGE saute souvent. Résultat, le parcours d’inscription et de paiement de la durée de stationnement a pris beaucoup plus de temps que nécessaire (une dizaine de minutes alors que deux minutes devraient suffire).

Pour pallier ce problème, une application embarquée sur le smartphone serait certainement moins consommatrice en bande passante, et donc plus rapide à utiliser. Pour peu que cette application utilise le GPS du smartphone, elle pourrait même proposer de géolocaliser le code applicable sur le lieu de stationnement. Encore du temps gagné ! Cependant, j’ai découvert avec étonnement que l’application PayByPhone pour BlackBerry n’est pas disponible en France.

PayByPhone sur BlackBerry App World

PayByPhone sur BlackBerry App World, mais pas en France 😦

En poussant le raisonnement un cran plus loin, on peut même imaginer que ce soit le GPS du véhicule qui soit utilisé. Il ne serait alors plus utile de sortir son smartphone, mais simplement au sein du véhicule (et au chaud, confort appréciable en hiver !), de demander à régler son stationnement.

Pour régler le stationnement, plutôt que d’avoir à renseigner son numéro de carte bancaire, on peut aussi imaginer de payer avec PayPal ou encore sur la facture de son abonnement télécom. Après tout, l’opérateur détient déjà les informations nécessaires à la facturation de services, autant que cela puisse aussi être utilisé pour facturer des services tels que PayByPhone !

Ces trois pistes d’amélioration (application embarquée dans le smartphone, application embarquée dans le GPS du véhicule, paiement avec PayPal ou sur facture opérateur) viendront peut être dans l’avenir. Il n’en reste pas moins que PayByPhone est d’ores et déjà un service très intéressant et simple d’usage. Il a d’ailleurs été récompensé en décembre 2011 en recevant le prix de l’innovation « Marketing et Services » du groupe Vinci.

L’expérimentation pratique de ce service m’a amené à me poser certaines questions auxquelles vous pourrez apporter des réponses dans les commentaires du présent article :

  • Comment les policiers contrôlent-ils que le droit de stationnement est réglé ?
  • Pourquoi l’application BlackBerry n’est-elle pas disponible en France ?
  • Quel modèle économique pour PayByPhone ?

Si vous aussi vous expérimentez ce service, votre retour d’expérience sera le bienvenu !

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2012, année de l’influence… et de la Klout attitude

Nos esprits cartésiens ont besoin de mesurer, tout et n’importe quoi. Avec le développement de l’usage des médias sociaux, de nouveaux indicateurs sont apparus. Le Graal semble être l’indicateur de mesure de l’influence d’un internaute sur les médias sociaux. Car la mesure de l’influence tout court d’une personne, échappera encore et pour longtemps, à une mesure exhaustive et fiable. Ce qui n’interdit pas de tenter de mesurer l’influence d’une personne acteur des médias sociaux.

L’Histoire est jalonnée d’efforts pour inventer des unités de mesure. Prenons l’exemple de la mesure des distances. Longtemps les humains ont tâtonné : pour les grandes distances, les jours de marche faisaient bien l’affaire, jusqu’à ce que la marche ne soit plus le seul moyen de se déplacer ; pour les petites distances, les longueurs de parties du corps humains suffisaient bien tant que l’on se contentait de discuter entre personnes de même gabarit. Jusqu’au moment où il est apparu nécessaire d’établir un système de mesure universel. C’est ainsi que le système métrique s’est imposé à tous. En réalité pas vraiment, puisque certains pays continuent d’utiliser des unités de longueurs historiques qui leur sont propres, en acceptant néanmoins des conversions dans le système métrique.

Avec le développement scientifique vers l’infiniment grand et vers l’infiniment petit, le système métrique a montré ses limites, et d’autres unités de mesure sont apparues. Elles sont utilisées par des experts et leur permettent de mesurer finement les distances dans leur domaine d’expertise. Un système de mesure est donc pérenne, jusqu’à ce que les connaissances sur le domaine mesuré évoluent.

Les médias sociaux n’échappent pas à la règle. Pour ce domaine très jeune sur lequel nous avons très peu de recul, des indicateurs de mesure ont été créés : le nombre d’abonnés, le nombre de messages postés, le nombre de messages re-postés, etc. Puis avec la multiplication des plateformes, le besoin de mesurer l’activité d’une personne est apparu. Au-delà de l’activité, on se prête même à imaginer pouvoir mesurer l’influence d’une personne active sur les médias sociaux. Se pose alors la question de se savoir ce que signifie d’être influent sur les médias sociaux ?

Tout d’abord il me semble nécessaire de circonscrire l’analyse de la notion d’influence à ce qui est effectivement mesurable. Je parle bien ici de d’influence sur les médias sociaux, et non d’influence tout court. L’influence au sens stricte nécessiterait de capter des marqueurs qui s’expriment sur bien d’autres supports que sur les seuls médias sociaux, voire en face-à-face. Ce sont donc les actions réalisées par des tiers sur les médias sociaux suite à des publications d’un internaute sur ces mêmes médias sociaux, qui sont ici l’objet de l’analyse.

Un des moyens pour mesurer l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux, est celui proposé par Klout. Aussi perfectible soit-il, celui-ci apporte une première réponse à la notion de mesure de l’impact des actions d’un internaute sur les médias sociaux. Dans mon compte Klout, j’ai référencé mes comptes Twitter, Facebook, Google+, LinkedIn, Foursquare et WordPress. Au 8 janvier 2012, mon activité sur ces différents comptes, et surtout les réactions qu’ont suscité mon activité, conduit à un score de Klout de près de 49. Le graphe de l’évolution de mon score sur un mois glissant fait d’ailleurs apparaître une hausse brutale le 17 décembre 2011 que je n’explique pas (cela fait peut-être suite au référencement de mon compte Google+, mais je n’en suis pas sûr) :

Klout score analysis

Je n’ai aucune idée de l’algorithme de calcul de ce score, et peu m’importe. En effet, dans le même ordre d’idée, je n’ai pas besoin de savoir comment est évalué le volume d’essence restant dans le réservoir de ma voiture pour regarder de temps en temps la jauge d’essence. Aussi perfectible que ce soit ce score, il me permet d’apprécier l’impact de ce que je publie sur les médias sociaux que j’ai référencés dans Klout. Et le fait d’avoir la possibilité de consulter un indicateur, ne m’oblige pas à le consulter en permanence, ni même à modifier ma manière de publier pour augmenter la valeur de cet indicateur en en devenant l’esclave. En revanche, si l’augmentation de mon score de Klout est cohérent par rapport à mes intérêts, pourquoi me passer de cette mesure ? Face aux critiques, Klout a d’ailleurs fait un effort de pédagogie intéressant pour mieux expliquer son concept.

 

TweetLevel

TweetLevel évalue également un score d’influence, en se focalisant sur la seule activité d’un compte Twitter. Moins complet que Klout, qui analyse plusieurs médias sociaux, TweetLevel donne néanmoins une information intéressante permettant d’apprécier une certaine forme d’influence, la popularité, l’engagement et la confiance avec les utilisateurs de Twitter. Avec en ce moment un score de près de 68, TweetLevel me qualifie même de superstar sur Twitter sur mon domaine… sans préciser de quel domaine il s’agit.

D’autres systèmes de mesure existent et l’on peut s’attendre à ce que le darwinisme fasse son office en éliminant les systèmes qui n’auront pas su s’imposer comme des références. Erin Griffith (@griffitherin) dresse sur AdWeek un court panorama qui permet d’apprécier la concurrence qui se livre dans ce domaine. 2012 sera probablement une année décisive, tant pour les offres de mesure de l’influence sur les médias sociaux, que sur la compréhension des mécanismes d’influence eux-mêmes. Et les internautes et marques actifs sur les médias sociaux auront à cœur d’observer comment ces différents systèmes les notent et d’agir en conséquence. C’est ainsi que certains, tels que Yann Gourvennec (@ygourven) sont déjà allés jusqu’à supprimer leur compte Klout. Voir à sujet les explications de Yann dans son article « influence : pourquoi j’ai enfoncé mon Klout … ». Pour ma part, et bien que je comprenne l’agacement que peut susciter les changements de Klout ou l’opacité de son algorithme, il me semble nécessaire de prolonger l’aventure et de laisser un peu plus de temps à Klout pour développer un système de mesure fiable et pérenne… jusqu’à ce que les connaissances sur la notion d’influence sur les médias sociaux conduisent à la nécessité d’améliorer l’outil de mesure.

En attendant que l’offre de mesure se stabilise, il convient de rester prudent sur l’interprétation des mesures proposées par les sociétés qui se positionnent sur le sujet. Pour cela, il faudra bien comprendre ce qui est mesuré et pourquoi le résultat de la mesure varie en fonction des publications sur les médias sociaux. Enfin, comme cela a été le cas par le passé avec les différents systèmes de mesure des distances, il est nécessaire d’accepter de laisser un système de mesure fiable émerger au travers de diverses tentatives… jusqu’à ce que les connaissances aient évolué et qu’une amélioration du système de mesure s’impose.

Et vous, avez-vous déjà eu la curiosité de regarder les scores de vos différents comptes de médias sociaux ? Comment utilisez-vous ces mesures ? Quant à moi, je me demande : cet article va-t-il impacter mon score de Klout ?! 🙂

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