Archive

Posts Tagged ‘partage’

NameTag, l’application qui vous reconnait

NameTagAvant même sa sortie, l’application NameTag fait déjà parler d’elle. Et pour cause ! Elle permettra à son utilisateur d’identifier une personne simplement à partir de son visage. Il suffira de pointer ses Google Glasses ou son smartphone devant le visage d’une personne, pour savoir de qui il s’agit, et même de savoir si cette personne a été condamnée.

Les logiciels de reconnaissance faciale sont déjà utilisés pour des raisons de sécurité. Inconsciemment, on peut même se sentir rassuré de savoir que grâce à eux, les agents de sécurité identifient rapidement les criminels de tous poils. Sommes-nous toujours aussi rassurés de savoir que n’importe qui pourra, en quelques secondes, sans même connaître notre nom, voir s’afficher dans son smartphone une véritable fiche signalétique sur nous-mêmes ?

Qui plus est, NameTag semble choisir l’option de la désinscription volontaire (« opt-out ») pour toute personne qui refuserait d’être identifiée par son application. En clair, chacun devra faire une démarche pour que l’application n’affiche aucune information le concernant. Informations qui sont accessibles sur Internet, NameTag ne faisant que les réunir après avoir reconnu un visage. Informations que tout un chacun doit plus que jamais contrôler. Au fait, avez-vous tapé votre nom sur votre moteur de recherche préféré récemment ?

La démonstration donne une petite idée de ce que NameTag permettra de faire :

[Truc du jour] Starbucks Tweet a coffee

Je lance avec ce post une série d’articles à chaud sur l’actualité digitale. Des articles courts en réaction à ma revue de presse matinale. Des réactions sur le vif comme celles que l’on a en lisant son journal, nourrissant des échanges avec nos proches, nos collègues, nos partenaires de voyage. Cahier des charges : 250 mots maximum, 30 minutes de rédaction, publication et promotion. Au plaisir de lire vos commentaires sur ce nouveau format d’articles.

StarbucksStarbucks vient de lancer aux Etats-Unis un nouveau programme particulièrement astucieux et simple. Avec « Tweet a coffee », les américains vont pouvoir offrir des cafés à leurs amis via Twitter. D’une simplicité enfantine, il suffit d’envoyer un tweet à @tweetacoffee en mentionnant le nom du compte Twitter du bénéficiaire. Vous voulez m’offrir un café chez Starbucks ? Twittez : @tweetacoffee at @michaeltartar.

Les grincheux argumenteront qu’une faute de frappe dans le compte Twitter du bénéficiaire enverra le cadeau à un tiers qui n’a rien demandé. Nous verrons bien si l’erreur est si fréquente. Le concepteur de l’opération a très probablement aussi prévu les cas de fraude qui pourraient arriver.

Une belle idée en tout cas, pour développer la notoriété de la marque Starbucks, toujours avide d’innovations technologiques favorisant l’engagement avec le consommateur. Une belle démonstration de monétisation des médias sociaux, sources de revenus, et pas uniquement outils de communication. Je m’interroge cependant sur le revenu engendré par Twitter au travers de ce type d’opération.

Je me demande si les acteurs traditionnels du couponing et d’offres de fidélisation se positionneront sur ce type d’offres en permettant d’offrir tous types de petits présents (bonbons, gâteaux, journaux, etc). Les banques pourraient aussi proposer des offres similaires. A discuter autour d’un café !

Lire en anglais l’article publié par le Huffington Post sur le sujet : Starbucks Just Figured Out How To Take Your Money Over Twitter.

Déjà deux ans de blogging !

Deux ans de blogging !

Deux ans de blogging !

Faut-il se lancer dans le blogging à titre personnel et/ou professionnel ? Cette activité a-t-elle encore un sens face à la concurrence du micro-blogging (Twitter ou Tumblr par exemple) ou des réseaux sociaux (Facebook ou Google+) ?. Il y a deux ans, j’ai répondu positivement à cette question en expliquant mes motivations dans un article que j’avais publié à ce moment-là. Curieusement je n’y détaille pas réellement mes motivations, mais plutôt les choix que j’ai faits en terme de nom de blog et de plateforme d’hébergement.

Quelles sont donc les réelles motivations pour bloguer ? Tout d’abord, c’est un excellent moyen de coucher sur le papier les réflexions que l’on peut avoir, et qui ne trouvent pas nécessairement de support d’expression. C’est ainsi que j’ai publié en 2011 plusieurs articles faisant suite à des lectures, des événements personnels ou encore à des analyses, qui n’auraient pas intéressé un support traditionnel déjà installé (journal, magazine ,etc). Ensuite, le fait de rédiger régulièrement des articles force à une discipline vertueuse : celle qui consiste à mettre de l’ordre dans ses idées. Ce qui s’accompagne du renoncement à se donner de bonnes excuses pour ne pas écrire, tel que le manque de temps ou le fait que d’autres ont déjà traité le sujet. Par ailleurs, le fait de bloguer régulièrement, qui plus est sous son propre nom, apporte une satisfaction pour l’égo qui est toujours agréable. L’expérience montre que c’est surtout en face à face que cette satisfaction se réalise. Je ne compte plus en effet le nombre de fois où des personnes me parlent d’un article qu’elles ont lu sur mon blog. Bon pour l’égo, et surtout bon pour entamer le dialogue ! Enfin le fait d’avoir pris le temps d’écrire un article sur un sujet en particulier, permet d’éviter d’avoir à se répéter : lorsqu’une personne souhaite échanger sur un sujet déjà traité sur le blog, il suffit en effet de lui renvoyer le lien vers l’article en question et d’approfondir ensuite la discussion. Gain de temps et d’efficacité fort appréciable !

L’année 2011 a donc été pour moi celle d’une plus grande régularité dans mes publications. J’ai déjà eu l’occasion de développer les vertus de cette régularité. Et sur le fond, les 37 articles (y compris celui-ci, contre 12 en 2010) que j’ai publiés se répartissent en cinq grands domaines :

Ces cinq domaines suffisent à eux seuls à nourrir un flux d’articles hebdomadaires. Et pourtant, les mois de mai, juin, juillet et août ont souffert d’un manque de régularité. Concernant le mois d’août, ce n’est pas bien grave vu que les lecteurs potentiels de mon blog sont en vacances. En revanche mai, juin et juillet ont bêtement souffert d’un manque de régularité préjudiciable au développement (et même au maintien) de l’audience. La période correspond pour moi à une surcharge d’activité, tant professionnelle que personnelle. Or les sujets ne manquaient pas ! Mais un article de blog, nécessite un minimum de temps de rédaction (de une à deux heures selon mon expérience). Parfois, pour une activité de loisir de ce type, le temps manque. Une alternative pourrait être de publier des articles plus courts, comme je le fais sur Google+ depuis quelques mois par exemple lorsque la lecture d’un article m’inspire un commentaire. Je me demande cependant si un blog est bien adapté pour ce type de publications réactives, et si cela n’entrainera pas à terme une dérive de la cohérence éditoriale.

L’année 2011 a aussi été celle de l’arrivée de Google+ grâce auquel je reçois désormais un important trafic indirect, du fait de l’amélioration du référencement naturel de mon blog. En effet, alors que jusqu’à fin août l’essentiel du trafic provenait de Twitter, la part des moteurs de recherches (et surtout les différentes moutures régionales de Google) dans les origines de trafic est aujourd’hui nettement supérieure aux autre sources de trafic. Je vais donc continuer de publier sur Google+ et a minima d’y relayer les articles que je publie sur mon blog.

Cette analyse du trafic m’a conduit à plonger un peu plus dans les outils proposés par WordPress. Or ces outils sont limités, et malheureusement je n’ai pas encore trouvé le moyen de connecter mon blog WordPress.com avec Google Analytics. Si vous savez comment faire, je suis preneur de vos conseils avisés ! Cela dit, à part ce point somme-toute assez mineur compte-tenu de l’audience modeste de mon blog, WordPress.com répond parfaitement à mes besoins. Peut-être n’ai-je pas encore découvert des fonctionnalités d’autres plateformes qui me seraient utiles ?

En conclusion, je dirais que cette deuxième année de blogging m’a apporté entière satisfaction. Et j’invite ceux qui se demandent s’ils sont prêts pour l’aventure, à se lancer ! J’en profite pour souhaiter tous mes vœux de bonheur pour 2012 aux lecteurs de ce blog. J’espère que nous aurons de multiples occasions d’échanger ensemble sur ce passionnant sujet qu’est Internet, les nouveaux usages qu’il rend possibles, les nouveaux services dont il permet le développement chaque jour  et plus généralement sur la digitalisation de notre société. Et si vous souhaitez me proposer des sujets à traiter, ne soyez pas timides !

Catégories :Digital Étiquettes : , , , ,

Comment augmenter le nombre d’abonnés (followers) d’un compte Twitter personnel (et les garder)?

Guy Kawasaki aurait dit « En vérité, il n’y a que deux types d’utilisateurs de Twitter : ceux qui veulent plus d’abonnés et ceux qui mentent ». Traduction libre de cette citation reprise dans un article expliquant deux approches pour augmenter le nombre d’abonnés sur Twitter : une quantitative et une qualitative.

L’approche quantitative revient à considérer son compte Twitter comme un média. S’engage alors une course à l’audience dont la métrique reine est le nombre d’abonnés (ou « followers »). Une technique bien connue pour augmenter le nombre d’abonnés, est… de suivre un maximum d’abonnés. En effet, par mimétisme, celui qui se retrouve nouvellement suivi, clique bien souvent à son tour sur le bouton « Suivre » et rejoint la masse des abonnés du tout nouveau suiveur. Cette pratique, obtient un certain succès, mais présente un inconvénient majeur : elle ne favorise pas l’engagement du nouvel abonné, simple proie d’une chasse pour laquelle le chasseur n’a en réalité qu’un intérêt limité.

Une approche qualitative, bien plus vertueuse bien que plus longue, me semble préférable pour développer une relation sincère, transparente et propice l’engagement :

  • Sincérité dans la motivation réelle de suivre une personne : c’est d’abord l’intérêt pour la qualité des contenus publiés par cette personne qui doit motiver la décision de la suivre, et non la part de voix que cette personne peut apporter, dans une logique de média
  • Transparence vis-à-vis les abonnés : les tweets publiés doivent avant tout refléter les centres d’intérêt de son auteur, reflet de sa personnalité, et non adopter une ligne éditoriale à la manière d’un média, dans le but de séduire une audience
  • Engagement avec les abonnés : autant que faire se peut, le dialogue doit être favorisé avec les personnes qui ont fait l’effort de suivre un compte, plutôt que de proposer une simple publication fade et ne favorisant pas l’interaction

Cette approche qualitative et durable nécessite d’accepter de se donner du temps. Cela peut sembler contradictoire avec l’environnement dans lequel nous évoluons, toujours plus rapide et superficiel, mais n’est-ce pas la meilleure manière de redonner aux échanges entre humains, l’authenticité qu’ils méritent ?

Réseaux sociaux et marathon à Ignite Paris

Ignite Paris (animé par l’excellent Damien Douani @damiendouani) organisait le 9 novembre 2011 sa 13e session. L’occasion de parler de toutes sortes de sujets en respectant une seule contrainte : le format de la présentation. Chaque intervenant disposait ainsi de 5 minutes et de 20 slides de 15 secondes chacun (c’est chronométré !) pour présenter son sujet. Revenant tout juste du marathon de New York, Damien m’a proposé d’expliquer comment j’ai utilisé les réseaux sociaux avant, pendant et après la course.

Le support de ma présentation est disponible sur Slideshare. J’y démontre comment j’interagis avec des proches, des inconnus, ou des spécialistes, directement via les réseaux sociaux, ou indirectement en face-à-face après avoir publié des messages qui ont pu être lus par les personnes que je rencontre.

L’expérience d’un marathonien partageant sa passion sur différents supports, est évidemment transposable dans d’autres domaines. La sincérité des échanges sur les réseaux sociaux est clé. Les médias et réseaux se spécialisent : Twitter pour une interactivité immédiate, Facebook pour un échange plus amical, Google+ et les supports spécialisés (tel que Running Café) pour un dialogue d’experts. Des plateformes telles que RunKeeper et Endomondo offrent des moyens de collecte et de diffusion de données dédiées (parcours géolocalisés, fréquence cardiaque, calories dépensées, etc). Et bien sûr, le mix entre l’activité en ligne et l’activité en face-à-face est d’une importance capitale. Cet ensemble permet d’étendre l’impact d’un message et ainsi d’augmenter la visibilité d’une personne, quel que soit son domaine de prédilection.

Enfin, je retiens de cette expérience à Ignite Paris un format de présentation à réutiliser pour dynamiser les réunions professionnelles. Il contraint l’intervenant à se concentrer sur l’essentiel, et donne un rythme qui contraint l’audience à focaliser son attention. Essayez, c’est étonnant !

Catégories :Conférence, Réseaux sociaux Étiquettes : , , ,

La solitude du coureur de fond existe-t-elle encore ?

20 km de Paris, 9 octobre 2011

20 km de Paris, 9 octobre 2011

Dans l’imagerie populaire, le marathon est un effort solitaire et hors norme. Le coureur, confronté d’abord à lui-même est, sauf pour l’élite, noyé dans la foule. Les kilomètres défilent, sous les acclamations d’un public qui ne le voit passer devant lui que quelques secondes. Au bout des mythiques 42,195km, les sensations de joie, de fierté et aussi de bonheur d’en finir se mêlent. Bientôt les commentaires de la famille et des amis fuseront. Et le coureur racontera sa course, maintes et maintes fois.

Jusqu’à il y a peu, c’est ainsi en solitaire que le marathonien vivait sa course. Désormais, le marathonien est connecté aux réseaux sociaux. Ultra connecté même. Comme s’il fallait combler cette solitude et satisfaire un impérieux besoin de partage de cette aventure. L’arrivée sur le marché de cardio GPS couplés aux principaux réseaux sociaux a changé la donne. Ce n’est plus seulement la course que l’on partage, mais aussi les entrainements de préparation. Et quantité de données sont ainsi mises à disposition de la famille, des amis ou encore d’inconnus qui partagent la même passion pour l’endurance.

En tant que marathonien connecté aux réseaux sociaux, je n’échappe évidemment pas à ces nouvelles habitudes. Ma montre cardio GPS Garmin 405 Forerunner m’accompagne dans toutes mes séances d’entrainement et aussi en compétition. Sitôt rentré à la maison, les données collectées pendant les séances sont transmises via une clé USB sur mon compte Garmin Connect. En me rendant ensuite sur Garmin Connect, je partage mes séances sur Twitter, Facebook et Google+. Plus précisément, limite à 140 caractères oblige, j’indique simplement sur Twitter le temps de la séance et la distance parcourue, en ajoutant le hashtag #running, et aussi #ingnycm (pour « ING New York City Marathon ») pendant la préparation du marathon de New York. Pour Facebook, je rédige un petit commentaire sur la séance, en le préfixant de « [Sport] » pour que mes amis que mon activité sportive n’intéresse pas ne lisent pas le message. Sur Google+, j’ai créé un cercle dédié au sport, et j’y indique un peu plus de détails sur la séance.

Ces publications entrainent de multiples réactions. Certaines personnes cliquent sur « J’aime » dans Facebook, certaines commentent et ce sur les 3 réseaux sociaux. Parfois, une conversation s’engage sur Twitter avec des inconnus qui se sont manifestés en commentant un tweet. Et très souvent, c’est en croisant les personnes IRL (pour « In Real Life », comme si ce qui se passait en ligne n’était pas réel…) que la conversation s’engage d’emblée sur les dernières séances publiées. De manière surprenante, j’ai observé que mon activité sur Google+ a même modifié ma manière d’y publier des articles. Constatant en effet que la plupart des membres de mon cercle « Sport » sont anglophones, c’est désormais en anglais que je communique dans ce cercle. J’y vois au moins deux avantages : la possibilité de faire connaissance avec des marathoniens d’autres pays et aussi l’opportunité de travailler mon anglais !

ING New York Marathon City TrackMyRunner

Suivez un coureur en direct pendant le marathon de New York (dossard 4138)

Le summum de la connectivité est bien sûr le partage en temps réel. Certains y voient un danger puisqu’en montrant en ligne en direct ce que l’on fait, on donne de nombreuses informations susceptibles d’être utilisées à notre insu : habitudes d’horaires d’entrainement (très pratique pour un cambrioleur) et habitudes parcours (peut-être utile à toute personne voulant rencontrer le coureur), pouvant ainsi être surveillées en ligne pour que le malveillant agisse au bon moment. Le partage en temps réel est aussi une opportunité d’associer encore plus fortement son entourage à l’aventure. C’est ainsi que dimanche prochain pendant le marathon de New York, mon parcours sera consultable en temps réel sur le site du marathon de New York avec le service TrackMyRunner (mon numéro de dossard étant le 4138) et aussi sur Endomondo à partir de 15h40 heure de Paris. Pour ma famille, mes proches et mes amis marathoniens, ce sera l’occasion d’être en communion avec moi, de suivre ma progression, de voir si j’arrive à suivre le plan de route que me suis fixé (4’30″ par kilomètre pour ceux qui veulent savoir :-)). Et bien qu’étant de l’autre côté de l’Atlantique, je serai ainsi plus proche d’eux en pleine course que je ne l’ai jamais été auparavant. Alors selon vous, la solitude du coureur de fond existe-t-elle encore ?

Endomondo

Endomondo pour suivre un coureur en temps réel

Au terme de cet article, j’espère aussi recevoir vos encouragements dimanche 6 novembre 2011 pendant que je courrai le marathon de New York. Vos messages, qu’ils soient publiés sur mon blog, mon compte Facebook, sur Twitter, Google+, Garmin Connect ou Endomondo, me feront un plaisir immense. Merci d’avance !

Et pour ceux qui veulent suivre la course des élites sur un média plus traditionnel, Eurosport la retransmettra sur la télévision et Universal Sports sur le Web en streaming.

L’étrange alchimie d’un blog

Fin 2010, après un an de blogging, j’avais tiré quelques enseignements de cette activité. En particulier, j’avais alors décidé de publier plus régulièrement, l’objectif étant de publier un article par semaine. A l’époque je rappelais d’ailleurs dans l’analyse que je faisais de cette activité, que la régularité de publication est un facteur clé de succès d’un blog (au-delà  de la qualité de son contenu, bien sûr).

Le graphique ci-dessous montre clairement l’importance de la régularité de publication. Ce graphique montre l’évolution du nombre de vues du blog, par mois, de janvier 2010 à octobre 2011 (ce dernier ne comptant que 11 jours écoulés au moment du relevé des statistiques d’audience).

Statistiques au 11/10/2011

Nombre de vues, janvier 2010 à octobre 2011

Sur l’ensemble de la période, je n’ai rien changé aux modalités de promotion du blog :

  • 3 tweets dans la semaine qui suit la publication d’un article
  • Tweets relayés sur LinkedIn et Viadéo et parfois poussés dans des groupes de discussion
  • Article répliqué automatiquement dans Facebook

A vrai dire, une nouveauté a fait son apparition pendant l’été 2011 dans cet impressionnant arsenal promotionnel : Google+, sur lequel j’aurai l’occasion de revenir dans article à venir.

En revanche, le changement le plus important est la fréquence de publication. Sur les 12 mois de l’année 2010, j’ai ainsi publié 12 articles (je laisse le lecteur passionné de chiffres, calculer lui-même la moyenne mensuelle…), alors que sur les 9 premiers mois de l’année 2011 j’ai publié 24 articles (le présent article étant publié au cours du 10e mois de l’année, n’est évidemment pas pris en compte dans l’analyse). L’effet sur le nombre de vues est immédiat. D’ailleurs, on constate une croissance douce sur les quatre premiers mois de l’année, sous l’impulsion d’un mois de décembre 2010 anormalement élevé par rapport aux autres mois de 2010. La décroissance de mai à août est directement imputable à un défaut de régularité dans mes publications (je me suis même accordé de vraies vacances en août en ne publiant qu’un article à mon retour de congés !). La régularité de publication est donc bien un facteur clé de succès d’un blog (succès tout relatif…).

Un autre facteur de succès est bien-sûr la qualité du contenu. Sur ce point, j’ai observé un étrange phénomène : les articles que j’écris au sujet des médias sociaux, sont bien plus attractifs que ceux que j’ai pu écrire sur d’autres aspects du digital. Ce n’est donc pas tant la qualité du contenu qui prime (mon style est assez constant, et je m’efforce d’apporter un angle de vue personnel quel que soit le sujet traité), mais plutôt l’audience implicite qui visite le blog. Et il est probable à cet égard qu’il y ait un biais dans les outils de promotion que j’utilise, qui me semblent auto-segmentants. En d’autres termes, en utilisant Twitter, Linked et Viadeo comme support de promotion de mes articles, j’y trouve probablement plus souvent des lecteurs plus intéressés par le thème des médias sociaux. En poussant le raisonnement un cran plus loin, on peut se demander si cela ne va pas conduire à un autre biais : que je ne traite plus que du thème des médias sociaux. Ce qui reviendrait à dire que ce n’est pas l’auteur qui crée le média social, mais le média social qui crée l’auteur, influencé qu’il est par l’audience !

Enfin, j’observe un troisième facteur clé : le relais dans le monde physique de ce que je publie. C’est ce lien avec le présentiel qui explique le pic d’audience de septembre 2011. J’ai publié ce mois-là deux articles faisant suite à des rencontres. Le premier, suite à une conférence que j’ai donnée lors des premières Assises des Médias Sociaux. Le second suite à la rencontre de l’équipe qui anime la LoveTeam de Voyages-SNCF.com. Dans les deux cas, le lien social présentiel a renforcé l’impact de l’article publié et relayé sur leurs propres supports par les personnes rencontrées. Les activités en ligne et hors ligne sont donc complémentaires et doivent s’entretenir réciproquement.

Les enseignements tirés de cette expérience de blogging et de l’application (presque stricte) des bonnes résolutions prises cette année peuvent être appliquées à tout média social :

  1. Publier régulièrement, ce qui suppose d’avoir dans sa besace quelques sujets d’avance à traiter
  2. Publier des contenus de qualité, en choisissant un thème de prédilection
  3. Nourrir réciproquement les activités en ligne et hors ligne, en relayant rapidement sur l’un ce qui se passe sur l’autre
  4. Mesurer les indicateurs d’audience, afin d’apprécier l’impact des actions menées

 

%d blogueurs aiment cette page :