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OnePark libère les parkings inutilisés

OneParkTrouver une place de parking près du Stade de France n’est pas toujours facile, surtout lors de grands événements comme le concert des Rolling Stones le 13 juin dernier. Avec OnePark, j’ai pu me garer dans un parking sécurisé tout près de la gare du Nord, rapidement le jour même et pour moins cher. Comment cela fonctionne ?

Tout d’abord, sur le site Web de OnePark, il faut réserver une place dans un des parkings proposés. Pour un parking à proximité du Stade de France, saisir dans son navigateur Web préféré : http://bit.ly/OnePark-Stade-France.

OnePark Stade de FranceAprès avoir renseigné les informations demandées, il suffit de cliquer sur Réserver. C’est en arrivant devant la porte du parking (situé dans un hôtel) que la magie opère. En me connectant sur le site Web mobile de OnePark avec mon smartphone Android (les utilisateurs d’iPhone peuvent utiliser l’application iOS), j’ai pu ouvrir la porte en appuyant sur un bouton. Ouvrir une porte de parking avec son smartphone, il faut reconnaître que ce n’est pas banal !

Pour ressortir du parking, il m’a suffi de saisir un code envoyé par email sur un boîtier numérique disponible à l’intérieur. Ainsi, le temps de stationnement est précisément décompté et je n’ai été facturé que du montant exact correspondant, soit 6,75€ pour un peu plus de 4 heures, à quoi s’ajoute 10,00€ pour un trajet aller-retour à deux personnes en RER B entre Gare du Nord et La Plaine Saint-Denis – Stade de France, à comparer aux 22,00€ d’une place de parking sous le stade.

Le bénéfice pour l’utilisateur est évident : accès immédiat à une offre de stationnement à bas prix, sécurisé, facile d’accès et d’utilisation. Le seul bémol étant (et ceci est vrai pour tous les services en mobilité) d’avoir suffisamment de batterie dans son smartphone avant d’arriver au parking, ne serait-ce que pour pouvoir retrouver le code de sortie dans sa messagerie.

Le bénéfice pour les propriétaires de parking est également à noter, puisqu’ils peuvent ainsi tirer un revenu d’espaces de stationnement inutilisés. Une manière de valoriser les ressources disponibles et inaccessibles en temps normal. Une belle façon de libérer les parkings inutilisés.

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Quelqu’un peut-il dire à Criteo que j’ai acheté mon aspirateur ?

Criteo est sans aucun doute un joyau de l’économie numérique. Une perle française à visibilité mondiale, introduite au Nasdaq le 30 octobre 2013. La cotation dans les jours qui ont suivi l’introduction donne le vertige, valorisant l’entreprise à plus de 2 milliards de dollars. Enorme !

En tant que Français, je suis évidemment très heureux de cette réussite. En tant que consommateur, j’espère que les fonds levés sur la bourse américaine seront investis pour améliorer les algorithmes de ce spécialiste du display à la performance.

En effet, n’est-il pas agaçant de voir s’afficher à longueur de visites sur le Web, des publicités pour un produit déjà acheté ? J’en ai récemment fait l’expérience après avoir acheté un aspirateur. Agacé par ce matraquage, je me suis mis à ignorer l’affichage qui finalement, ne me concernait plus. A la rigueur, j’aurais compris qu’on me propose un produit complémentaire, à la mode Amazon « ceux qui ont acheté cet aspirateur ont aussi aimé [mettre ici le nom d’un produit] ». Ou encore en exploitant mon graphe social, du genre « [sélection de mes amis Facebook] ont aussi le même aspirateur qu’ils ont complété avec [mettre ici le nom d’un produit] ».

Seulement voilà, il semble que Criteo ne soit pas informé de l’achat d’un produit. Achat qui peut avoir lieu en ligne ou n’importe où ailleurs. Et si Criteo proposait un bouton « j’ai déjà acheté ce produit » ?

Criteo sur Boulevard Voltaire

Exemple d’un site (ici Boulevard Voltaire) affichant plusieurs publicités de produits déjà achetés, qui plus est, chez les annonceurs cités !

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#VTalks n°1 – Les enjeux de la relation clients à l’heure de l’hyperdigitalisation

Voyages-SNCF.com innove en proposant son premier hangout sur le thème de l’hyperdigitalisation de la relation client. Un sujet passionnant et un format engageant. La relation client digitale bouge extrêmement vite. D’où l’intérêt de s’inspirer des retours d’expérience opérationnelle de grandes marques telles que Voyages-SNCF.com et le PMU, et de prendre du recul avec l’AFRC. Hangout à retrouver sur Google+.

Un hangout animé par Aurelia Le Baudour (@Aurelia_LBdr) et réunissant trois intervenants :

  • Julien Nicolas (@JUL_NI), Directeur de la relation client, Voyages-SNCF.com
  • Eric Dadian, Président de l’AFRC
  • Chloé Beauvallet, Directrice Service Client, PMU

VTalks

Le hangout dure une petite heure et mérite l’attention des spécialistes de la relation client, mais aussi des responsables de communication et plus généralement des dirigeants d’entreprises qui s’interrogent sur les opportunités et les risques de la relation client digitale.

Les intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de mettre en avant les collaborateurs en facial client, et de revaloriser le métier de chargé de clientèle.

Sur la question d’agir au nom de la marque ou en tant qu’individu, Julien Nicolas note que le client n’est pas dupe, la marque restant une marque, il est inutile de la transformer en individu. En revanche, elle doit rester accessible au travers de ses collaborateurs. De son côté, Chloé Beauvallet note une symétrie des attentions : si le client est important, le chargé de clientèle est important. Eric Dadian notant que si une entreprise donne de l’autonomie au collaborateur, la marque a tout à y gagner.

En deuxième partie du hangout, les intervenants traitent du thème clé de la confiance. Confiance dans l’humain, dans le collaborateur, ce qui repose plus sur la transparence, l’honnêteté, que sur l’infaillibilité des scripts. Confiance entretenue en associant le consommateur à l’innovation, facteur de développement de business. Confiance amplifiée au travers d’une boucle rétroactive vers les clients qui se sont exprimés, comme par exemple au travers de la Love Team chez Voyages-SNCF.com. Confiance, transparence, respect des engagements, en particulier face à l’utilisation des données générées.

Plus généralement, Eric Dadian note que 20% de l’opinion peut être changée avec une publicité, contre 80% avec les médias sociaux. Chloé Beauvallet observant que la satisfaction des clients crée le business. Le service client est ainsi devenu un investissement générateur de valeur et non plus un centre de coûts.

Les intervenants se sont prêtés à l’identification des 3 critères fondamentaux d’une relation client digitalisée, de quoi inspirer les marques qui souhaitent s’engager dans cette voie :

  • Empathie, sincérité et co-construction pour Chloé Beauvallet
  • Ecoute, émotion et transparence pour Eric Dadian
  • Respect des promesses, écoute et présence rassurante pour Julien Nicolas

Conclusion sur le fond

Pour Julien Nicolas, le digital est là, tout le temps, mais à un moment on a besoin d’une interaction humaine.

Chloé Beauvallet insiste sur la cohérence de la marque, sans schizophrénie entre humain et digital.

Eric Dadian conclue en citant l’exemple d’une marque qui centralise les remontées clients, en dépassant la segmentation de canaux et la segmentation de clients, au travers de son Citizen Interaction Center. Parfait exemple de l’entreprise digitale, et donc fortement décloisonnée.

Conclusion sur la forme

La qualité des interventions et le dynamisme du format méritait une audience attentive. J’ai eu la chance de pouvoir assister en direct au hangout, et même de participer en posant mes questions via Twitter, et de voir les intervenants y répondre (voir à partir de la 23e minute), faisant de moi un participant actif, et non plus seulement un auditeur. Cependant, j’ai été surpris a posteriori de voir très peu de tweets publiés sur le hashtag #VTalks. Les organisateurs pourront recruter en amont plus de spectateurs pour la prochaine fois.

Je vous invite chaudement à visualiser le podcast de ce hangout et surtout à participer au prochain #VTalks. Le format mérite vraiment votre attention : deux marques (Voyages-SNCF.com et le PMU), discutant ensemble publiquement d’une thématique, sous le regard d’une association professionnelle (AFRC) et engageant le dialogue avec l’auditeur, voilà qui est enthousiasmant ! Une belle idée de communication d’entreprise, accessible de n’importe où, plus dynamique qu’une conférence traditionnelle et surtout beaucoup plus interactive avec le public. Excellent !

Mettons de l’huile dans l’économie numérique

BCG e-Friction IndexLa France est 19e dans le classement du BCG des pays dans lesquels l’économie numérique est facilitée. Le célèbre cabinet de conseil a évalué 65 pays selon 55 critères de frictions et construit un classement selon 4 axes : infrastructure, industrie, individu, information. Plus un pays est haut dans le classement, plus il facilite le développement de l’économie numérique, et surtout plus la contribution du numérique au PIB est importante, jusqu’à 2,5 points d’écart entre les plus hauts et les plus bas. La France, 5e puissance économique mondiale, est donc 19e dans sa capacité à dégripper les rouages de l’économie numérique. Pas brillant !

Au travers de ce classement, on peut ainsi apprécier :

  • Infrastructure : la capacité d’un pays à disposer des tuyaux et points d’accès aux services en ligne, ce qu’on appelait dans le temps « les autoroutes de l’information »
  • Industrie : la capacité d’un pays à disposer des capitaux et des compétences nécessaires au développement des services en ligne par les entreprises
  • Individu : la capacité d’un pays à développer l’usage des services en ligne, en s’appuyant par exemple sur le paiement en ligne ou en assurant la sécurité des données
  • Information : la capacité d’un pays à offrir des contenus dans la langue officielle, à s’engager dans un Internet ouvert et à ouvrir l’accès aux contenus

Au-delà du classement, la lecture de ce rapport permet de prendre conscience (s’il est encore besoin de le faire), de l’importance du numérique dans l’économie d’un pays, et surtout que rien ne se fera dans notre pays sans volonté politique, et sans engagement des dirigeants des entreprises dans le développement des services en ligne et dans la transformation de leur entreprise.

Le lecteur intéressé par une vision internationale de la maturité de l’Internet trouvera un parallèle avec l’intensité de l’adoption de l’Internet (mesurée par le « BCG e-Intensity Index ») dans chaque pays. Certains pays avec de faibles frictions au développement de l’Internet et connaissant encore une faible intensité d’adoption (comme la Malaisie), verront certainement dans les années à venir une accélération de l’adoption à l’Internet.

Le rapport met en exergue l’impact de l’Internet sur les PME. Les PME utilisatrices intensives de l’Internet ayant en moyenne réalisé 7 points de croissance de revenu de plus que la moyenne. Deux facteurs contribuent à cet écart de croissance : la capacité à vendre au-delà de sa zone de chalandise régionale, et la capacité à se fournir dans d’autres régions.

Au niveau mondial, nous ne disposons que d’un seul Internet. Des économies se développent en faisant l’hypothèse qu’il en sera toujours ainsi. Or le rapport met en exergue les risques d’une fragmentation de ce réseau des réseaux, à mesure que la règlementation locale à chaque pays évolue. Restons vigilants !

Au niveau national, on a une furieuse envie de lire l’évaluation des 55 critères de frictions pour la France. Non pas pour remettre en cause le « BCG e-Friction Index », mais pour comprendre ce qui pénalise le plus notre pays dans le développement de l’économie numérique. A la clé, de précieux points de croissance qui nous font tant défaut en cette période de crise qui n’en finit pas, et des emplois.

Dans les années à venir, il sera intéressant de voir comment évolue la France dans ce classement, grâce notamment aux chantiers lancés récemment par le gouvernement, ou grâce à la loi sur le financement participatif (« crowdfunding »). Le classement lui-même évoluera probablement au gré du développement de l’Internet, par exemple avec les objets connectés. Lecture fortement recommandée aux politiques et aux décideurs en entreprise !

NameTag, l’application qui vous reconnait

NameTagAvant même sa sortie, l’application NameTag fait déjà parler d’elle. Et pour cause ! Elle permettra à son utilisateur d’identifier une personne simplement à partir de son visage. Il suffira de pointer ses Google Glasses ou son smartphone devant le visage d’une personne, pour savoir de qui il s’agit, et même de savoir si cette personne a été condamnée.

Les logiciels de reconnaissance faciale sont déjà utilisés pour des raisons de sécurité. Inconsciemment, on peut même se sentir rassuré de savoir que grâce à eux, les agents de sécurité identifient rapidement les criminels de tous poils. Sommes-nous toujours aussi rassurés de savoir que n’importe qui pourra, en quelques secondes, sans même connaître notre nom, voir s’afficher dans son smartphone une véritable fiche signalétique sur nous-mêmes ?

Qui plus est, NameTag semble choisir l’option de la désinscription volontaire (« opt-out ») pour toute personne qui refuserait d’être identifiée par son application. En clair, chacun devra faire une démarche pour que l’application n’affiche aucune information le concernant. Informations qui sont accessibles sur Internet, NameTag ne faisant que les réunir après avoir reconnu un visage. Informations que tout un chacun doit plus que jamais contrôler. Au fait, avez-vous tapé votre nom sur votre moteur de recherche préféré récemment ?

La démonstration donne une petite idée de ce que NameTag permettra de faire :

Le Social Commerce est plus fort que toi

Un titre un brin provocateur pour cet article de Jimi Fontaine (@graphinium). Un titre qui sous-entend la puissance sous-utilisée des médias sociaux dans le commerce, avant, pendant et après l’achat.

Les expériences de boutique en ligne au sein de Facebook n’ont pas fonctionné. Faut-il pour autant en conclure que les médias sociaux n’ont pas leur place dans les processus de vente ? Bien-sûr que non ! Tout est une question de choix de positionnement des médias sociaux dans le processus d’achat, en exploitant leurs qualités intrinsèques : identification de l’utilisateur, connaissance du consommateur et prescription virale.

Un positionnement mûrement réfléchi au service d’une expérience utilisateur / prescripteur / consommateur centrée sur ses besoins. Un positionnement s’appuyant sur un socle technologique permettant d’accéder aux données personnelles du socionaute, par exemple au travers des API de Facebook (« Application Programming Interface », sortes de clés d’accès aux bases de données de Facebook, que peuvent utiliser les développeurs de programmes informatiques). Données qui viennent enrichir les bases CRM des programmes de relation client des entreprises.

Alors oui, les médias sociaux ont leur place dans le commerce, et sûrement de manière plus forte qu’on l’imagine.

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