L’intelligence artificielle est désormais partout. Et il ne suffit pas de l’affirmer pour comprendre à quel point ni comprendre de quoi il en retourne exactement. Se former en continu est devenu indispensable. Vu les enjeux de l’IA, se former à l’IA est devenu indispensable. Ça tombe bien, IBM propose à ce sujet une formation gratuite que j’ai testée.
Attention : cette formation est en anglais. Donc si vous ne connaissez pas la langue de Shakespeare et que vous souhaitez vous former à l’IA, inutile d’aller plus loin.
Lorsque je me suis inscrit, le 26 février 2024, j’ai été surpris de constater que seulement 20000 personnes avaient suivi le cours #1 d’introduction à l’IA, premier d’une série de six cours que compte la formation. Ce qui parait bien peu. Surtout pour une ressource de cette qualité, publiée par une entreprise très connue, et accessible gratuitement !
Le plan de la formation compte six cours (capture d’écran du 26 février 2024).
Prévue pour une durée totale de 10 heures (un peu moins en fait), il m’a fallu 13h15 pour suivre la formation en entier :
Cours
Durée prévue
Durée réelle
Introduction to Artificial Intelligence
00:01:15
00:02:30
Natural Language Processing and Computer Vision
00:01:30
00:02:15
Machine Learning and Deep Learning
00:02:20
00:02:45
Run AI Models with IBM Watson Studio
00:01:45
00:01:45
AI Ethics
00:01:45
00:03:00
Your Future in AI: The Job Landscape
00:00:50
00:01:00
Total
0:09:25
0:13:15
Répartition du temps à consacrer à chaque cours.
À l’issue de la formation, l’élève reçoit un certificat numérique délivré par Credly. Un bon moyen de montrer aux recruteurs que vous avez suivi le programme.
Pourquoi suivre une formation à l’IA proposée par IBM ?
Avec Watson, IBM a battu en 2011 des champions de Jeopardy. Curieusement, même si IBM fait moins de bruit qu’OpenAI, Facebook et même Google en matière d’IA, l’entreprise reste très active dans le domaine. Project Debatter par exemple est capable de débattre (ce qui serait bien utile pendant les élections). Voir par exemple les arguments développés sur la subvention de l’enseignement pré-scolaire (la maternelle ?) :
En proposant un cours sur les fondamentaux de l’IA, on peut donc être sûr que IBM connait le sujet.
Quelles notions sont abordées ?
Pour un programme d’une dizaine d’heures, on reste bien-sûr au niveau de la présentation générale des concepts. Bien suffisant pour beaucoup d’entre-nous. Absolument nécessaire pour les décideurs, afin de renforcer leur culture générale sur l’IA, éviter les fantasmes et leur donner de très bonnes idées pour s’en servir dans leur entreprise.
Voici les points qui m’ont le plus marqués dans ce que la formation propose :
Découvrir les données structurées, non structurées, semi-structurées, et leur importance.
S’amuser à comprendre comment fonctionne l’apprentissage supervisé, l’apprentissage non supervisé et l’apprentissage par renforcement du machine learning.
Découvrir le NLP (Natural Language Processing).
Comprendre comment fonctionne un chatbot.
Comprendre comment une IA reconnait une image avec un réseau neuronal convolutif (CNN : Convolutional neural network).
Comprendre comment une IA crée une image avec un réseau antagoniste génératif (GAN : Generative Adversarial Network).
Découvrir les algorithmes de machine learning (arbre de décision, régression linéaire, régression logistique).
Comprendre les modèles d’IA générative comme les auto-encodeurs variationnels (VAE : Variational autoencoder), les GAN, les modèles autoregressifs.
Découvrir les 5 piliers d’une IA de confiance : équité, robustesse, explicabilité, transparence, confidentialité.
Comprendre les deux types d’attaques : par empoisonnement (poisoning) et par évasion (evasion).
Séquence fierté nationale #cocorico : au milieu du cours sur l’éthique, une URL surgit pour expliquer comment la confidentialité des données est traitée dans chaque pays. Il s’agit d’une carte proposée par la CNIL : https://www.cnil.fr/en/data-protection-around-the-world !
Un point sur la pédagogie
Les cours mixent texte, vidéo, visuels interactifs, quizz, invitation à réfléchir et donc à répondre à des questions ouvertes. On ne s’ennuie pas !
Les auteurs des cours appliquent ainsi les techniques des neurosciences et mélangent différents moyens de présenter les connaissances, ce qui facilite l’apprentissage et la mémorisation.
Seul inconvénient à mon goût : le quizz de chaque cours n’indique pas toujours les réponses erronées. Mais c’est peut-être fait exprès pour stimuler l’attention.
Mon avis général
Les trois premiers cours, donnent une bonne vue d’ensemble et une bonne compréhension de nombreuses notions du domaine de l’IA. La formation Artificial Intelligence Fundamentalsd’IBMest vraiment une bonne introduction des concepts, modèles et outils de l’intelligence artificielle. On se rend compte aussi à quel point l’IA est désormais partout.
La mise en pratique dans IBM Watson Studio est intéressante. On y organise une compétition entre plusieurs modèles de machine learning, pour déterminer lequel sera le plus à même de prédire des risques de non-remboursement de crédit pour une banque. Bien-sûr vu la durée du cours #4, il ne s’agit pas d’aller dans l’outil, mais de suivre une simulation interactive.
Le cours #5 sur l’éthique est probablement le plus difficile à comprendre. Sur le plan pédagogique, il met en œuvre des histoires impliquant des personnages. Une attention particulière, on pourrait même dire excessive, a été portée à la diversité de genre (homme, femme, non genré), de couleur de peau (blanc, noir), mais bizarrement pas d’âge (que des jeunes). On ne comprend pas bien l’intérêt de cette démarche, à part pour marteler un message d’importance : la diversité est un atout pour l’IA (et pour le digital de manière générale d’ailleurs).
Autre bizarrerie du cours #5, pour expliquer l’éthique en IA, le cours montre comment une IA aide les équipes RH d’une banque à choisir les collaborateurs à promouvoir. Un biais apparaît : l’IA propose uniquement des personnes de race blanche. L’exercice peut sembler étrange pour un Français, dans la mesure où la race n’est pas une information que l’on collecte dans les bases de données des employés en France. Ce qui montre aussi l’importance de la culture de chaque pays dans les projets d’IA (et donc de la diversité dans les projets IA).
Le cours #6 sur les métiers de l’IA est celui qui m’a le moins intéressé, n’étant pas directement concerné. Mais il peut être très utile pour les RH par exemple, ou bien-sûr pour toute personne souhaitant s’orienter dans le domaine de l’IA et devenir pourquoi pas Chief Data Officer, Data scientist, Machine learning engineer, BI developer, Robotic scientist, Software engineer, ou encore Natural language processing engineer.
En conclusion, si vous voulez mettre au clair les concepts de l’IA, et arrêter de croire qu’il n’y a que l’IA générative (ChatGPT, Midjourney, Stable Diffusion et même maintenant Le Chat de Mistral AI), planifiez dès maintenant votre programme de travail et lancez-vous !
Notez que selon le certificat de complétude, la personne qui suit cette formation « démontre sa connaissance des concepts de l’intelligence artificielle (IA), tels que le traitement du langage naturel, la vision par ordinateur, l’apprentissage automatique, l’apprentissage profond, les chatbots et les réseaux neuronaux ; l’IA éthique ; et les applications de l’IA. La personne a une compréhension conceptuelle de la façon d’exécuter un modèle d’IA à l’aide d’IBM Watson Studio. Le titulaire est conscient des perspectives d’emploi dans les domaines qui utilisent l’IA et est familier avec les compétences requises pour réussir dans divers rôles dans le domaine. » Certificat évidemment traduit par une IA (Deepl en l’occurrence).
Pour un numérique humain attaque très fort, avec ce bel oxymore dans le titre. Comment le numérique peut-il être humain me direz-vous ? L’auteur du livre, Guy Mamou-Mani, développe une vision d’un numérique au service de l’humain, au travers de huit conditions de la transformation numérique de notre pays. Et c’est un enchantement à lire !
Note : je connais Guy de longue date. Il m’a fait l’amitié de répondre à mes questions dans mon livre La transformation digitale pour tous !, éditions Pearson, co-écrit avec mon ami David Fayon. Interview à retrouver page 293 de notre livre et qui préfigure d’ailleurs plusieurs des thèmes développés dans Pour un numérique humain.
Une fois n’est pas coutume, j’aborde cette note de lecture en mettant en avant les extraits qui m’ont le plus marqué, qui résonnent le plus avec ma vision des choses. Je vous propose donc des citations tirées de l’ouvrage. Et il y en a beaucoup ! J’ai d’ailleurs eu bien du mal à trouver quelque chose à redire sur ce livre. Mais j’ai trouvé, vous verrez 😊.
Dans son nouveau livre, Guy réussit le tour de force de ne tomber ni dans la technobéatitude, ni dans la technophobie. C’est un humaniste profondément motivé par l’envie d’aider nos concitoyens à profiter pleinement du numérique. On le sent au fil des pages. J’admire sa capacité à rester calme après tant d’années d’effort pédagogique face aux lenteurs de notre pays en matière de numérique.
Ainsi il égrène les huit conditions pour une transformation numérique réussie, en distillant quelques pointes d’agacement ici et là. À ce titre le livre Pour un numérique humain devrait être offert à tous nos dirigeants et hommes politiques, et il devrait être obligatoire qu’ils le lisent et démontrent qu’ils l’ont compris, pour continuer d’avoir le droit de diriger le pays !
Au fil de ses livres, l’abnégation et la patience dont Guy fait preuve pour sensibiliser nos élites au numérique, forcent l’administration. Déjà dans L’apocalypse numérique n’aura pas lieu, il se voulait rassurant. Ici, il hausse doucement le ton. Ça risque de grincer dans les couloirs feutrés des ministères, en particulier à l’éducation nationale.
L’auteur donne ainsi l’exemple de l’arrivée de la calculatrice dans les années 1980, ce qui me rappelle mon cours de calcul matriciel à l’EPITA, en 1991. Je n’étais pas là pour calculer mais pour apprendre à développer des logiciels qui calculent à ma place. Au lieu de faire les exercices qui m’étaient demandés (ex : multiplier deux matrices), j’ai développé un programme en basic sur ma Casio. Car la fonctionnalité de multiplication matricielle n’était pas disponible. Pendant ce temps-là, les autres élèves avançaient dans l’exercice et enchainaient les multiplications. Quand j’ai eu terminé de développer le programme, je me suis mis à saisir les données des exercices. Au final, et bien plus vite que les autres élèves, j’ai fait tous les calculs demandés par le professeur, sans aucune erreur. Devinez qui m’a demandé le code du programme ? Tous les élèves équipés de la même calculatrice bien-sûr ! Le professeur, qui prévoyait un temps considérable pour nous laisser faire ces exercices, voyait les têtes se relever beaucoup plus vite que d’habitude. Il était temps de changer la pédagogie. C’est tout le sens de l’appel de Guy à changer profondément l’éducation avec le numérique.
Sous prétexte de « remettre de l’humain » à court terme, on régresse vers moins d’humanité à moyen et long terme – quelle ironie ! (Page 15)
L’auteur soulève en une phrase tout le paradoxe des injonctions contradictoires auquel le numérique fait face. Or en 2024 il est plus que temps que la France aille de l’avant avec le numérique. Et à fond !
Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent être les sujets, et non les objets, de la transition numérique. » (Page 20)
Indispensable lecture pour tous ceux qui veulent être les acteurs, les moteurs, les faiseurs d’une société s’appuyant sur le numérique, avec nos valeurs européennes.
Condition #1 : Accepter le sens de l’histoire
Quant au premier microordinateur à avoir été vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde, le Sinclair ZX81, aujourd’hui complètement oublié… (Page 27)
Comment pourrais-je oublier l’ordinateur sur lequel j’ai tapé mes premières lignes de code, en basic, à l’âge de dix ans, en 1981 ?
La transition numérique fonctionne de telle manière que seul l’être humain peut en être le moteur. (Page 31)
Les sceptiques et les Cassandre en sont pour leur compte. Nous devons prendre les choses en main pour que le numérique soit ce que nous voulons qu’il soit. Au service du bien-être de nos concitoyens.
Il est de bon ton de dénoncer à grands cris les réseaux sociaux. (Page 35)
Alors que je lis cette phrase, je repense à ce sondage proposé la veille aux lecteurs du Figaro. À la question « les réseaux sociaux ont-ils été un progrès pour nos sociétés ? » 86,29% répondent par la négative ! On ne peut qu’être stupéfait par autant de bêtise. Comment ignorer la contribution positive des réseaux sociaux ? Ce qui ne veut pas dire qu’on les absout de tous leurs excès ! Mais imaginez ce qu’auraient été les confinements liés au Covid-19 sans les réseaux sociaux. Un cauchemar !
Sondage du Figaro du 2 février 2024, pour le 20 ans de Facebook
Le numérique ne sera un progrès que si nous avons les compétences et les aptitudes à le rendre tel. (Page 37)
Je ne peux qu’être d’accord. Tant et si bien que depuis début 2023, je sensibilise mon réseau LinkedIn à ce sujet. Je demande chaque mois quelles connaissances chacun à acquises. Et pour montrer l’exemple, je partage les formations que j’ai suivies (voir par exemple ce post). Apprendre en continu est désormais une obligation.
Condition #2 : Achever l’acculturation
Au fond, le numérique, c’est la vie. (Page 39)
Eh oui, aussi étrange que cela puisse paraître. Le numérique est d’autant plus efficace qu’il est lié à la vie, à nos quotidiens, qu’il nous aide. Les usages vertueux sont pléthores.
Le raccordement à Internet deviendrait ainsi un critère supplémentaire de la « décence » d’un logement telle que définie par la réglementation. (Page 52)
Là encore, je suis d’accord ! D’ailleurs depuis plusieurs années, ma première question en choisissant un logement est : est-il fibré ? En 2013 ça pouvait surprendre. En 2024, ça doit devenir un basique, au même titre que le raccordement à l’eau ou à l’électricité.
Condition #3 : Mettre l’école à niveau
Depuis la loi du 3 août 2018, le portable est interdit dans les écoles et les collèges. (Page 57)
Je découvre atterré cette loi comme un appel à l’archaïsme. Qui a eu l’idée d’une telle ineptie ?!
Très peu [d’enseignants], en revanche, partent du numérique pour construire leurs enseignements, ce qui serait le signe qu’ils perçoivent la dimension anthropologique de la transformation numérique. (Page 60)
Cela me rappelle ma fille aînée, alors en CM1, qui devait apprendre par cœur les départements et leur préfecture. Nous étions en 2008. Armée d’une feuille de papier listant les informations à apprendre, la pauvre petite se morfondait devant l’ampleur et l’ennui de la tâche. Comme je la comprenais ! Je constatais avec effarement que rien n’avait évolué depuis que j’étais en CM1, 28 ans plus tôt. Il se trouve que je travaillais à l’époque en mission pour le groupe France Télévisions. La chaîne France 5 avait lancé un site Web pédagogique pour découvrir la géographie en s’amusant. Il faisait d’ailleurs partie des ressources proposées gratuitement aux enseignants. J’ai proposé à ma fille de l’utiliser : changement immédiat d’attitude, enthousiasme et apprentissage accéléré. Seize ans plus tard je m’interroge encore sur la raison qui avait empêché son institutrice de parler de ce site.
Jusqu’ici, les pages se suivent et je hoche de la tête en signe d’approbation. Et je trouve enfin un point qui mériterait un développement. En effet, j’aurais aimé que Guy nous parle aussi de l’effondrement de la France dans les classements internationaux, PISA et DESI notamment. De là à faire le lien avec le désamour de la France pour le numérique, il n’y a qu’un pas ! Le zoom sur l’exemple australien du numérique dans l’éducation page 64, était bienvenu. Nous devons nous inspirer de ce que les autres pays font mieux que nous en matière de numérique et arrêter de faire les coqs : la France est en retard en matière de numérique et ce n’est la faute que de nous-mêmes !
Condition #4 : Connecter le monde du travail
Contrairement à ce que pensent certains patrons, la transformation numérique n’est pas l’affaire du responsable informatique de l’entreprise […]. C’est au chef d’entreprise de prendre la barre car c’est à lui qu’incombe la responsabilité d’assurer la continuité de l’activité. (Page 70)
Je le dis et le répète à tous les CEO, DG, présidents de directoire, présidents de conseil d’administration, patrons, entrepreneurs, dirigeants, que je rencontré. Et j’ajoute souvent, avec beaucoup de moins de tact que Guy, que le poisson pourrit par la tête. D’ailleurs lors d’un diagnostic digital à avec DIMM.UP, l’indicateur PF2 est mon préféré (je fais exprès de ne pas vous en donner la définition pour que vous la trouviez par vous-même sur la plateforme dimmup.com😁). On y apprend tellement sur la culture que le chef d’entreprise peut insuffler à ses équipes !
Condition #5 : Encourager l’innovation au service de l’humain
Page 87, et c’est le seul endroit dans livre, j’ai été surpris par le propos de Guy sur le DESI. Appelle-t-il à le remplacer par un indice de mesure du programme européen DIGITAL ? Cela mériterait un éclaircissement, peut-être sous la forme d’une tribune dans un journal économique.
Condition #6 : Réaliser le potentiel du Web 3.0
Le chapitre 6, Réaliser le potentiel du Web 3.0, est celui qui m’a le moins convaincu. Tout simplement parce que le Web 3.0 me semble trop nébuleux, trop gangrené d’arnaques, pour être porteur d’une promesse d’un mieux-être avec le numérique. Je reconnais cependant l’effort pédagogique de Guy dans ce chapitre. Il a presque réussi à me convaincre !
Le métavers, c’est la vie réelle sans la pesanteur de la matière, du temps et de l’espace. (Page 105)
J’ai déjà exprimé mes doutes sur le métavers. Mais présenté comme ça, il y a de quoi être moins circonspect et s’intéresser au sujet. Ce que je fais à reculons, je dois bien l’avouer, déjà par réticence à m’équiper d’un matériel spécifique pour « aller dans le métavers ».
Condition #7 : Protéger les usagers et les états
Il serait inadmissible que nous ne tirions pas les leçons de l’épisode « Cloud », avec les retards technologiques que notre pusillanimité et notre incompétence nous ont fait prendre, et les handicaps qui en ont résulté, au moment d’aborder le nouveau chapitre de notre histoire technologique commune : celle de l’intelligence artificielle. (Page 126)
Cette phrase devrait être encadrées dans les couloirs des ministères, ou gravée sur du marbre en lettre d’or, si cela s’avère plus efficace pour être entendu.
Condition #8 : Prendre ses responsabilités
Le numérique ne sera un progrès que si les individus et la société exercent pleinement leur responsabilité. (Page 130)
Vous avez bien lu : les individus ET la société. Pas les individus qui attendent que la société leur mâche le travail. C’est à chacun d’entre nous de nous approprier le numérique, de développer notre curiosité, d’oser tester les nouveautés. C’est aussi à chacun d’être vigilant quand on se sent absorbé par un usage qui devient chronophage et excessif. C’est à chacun d’être prudent et de faire preuve de bon sens face aux fake news ou à la tentation de faire suivre sans réfléchir une information à son réseau (le plus souvent pour flatter son égo).
L’École 42, l’une des écoles de coding les plus importantes de l’écosystème numérique français, a vu son taux de candidates aux épreuves de sélection passer de 7% en 2017 à 46 % en 2021, grâce à une politique de communication et de sensibilisation offensive. Ces chiffres montrent à la fois qu’il est possible de changer les esprits quand on s’en donne les moyens et qu’il y a une réelle attente des filles envers le numérique ! (Page 144)
Nous avons là un point de désaccord. De mon point de vue, ces chiffres montrent l’efficacité de la communication de l’École 42 pour attirer les jeunes filles (voire dissuader les garçons). C’est bien-sûr une analyse des choix d’orientation vers les métiers du numérique de l’ensemble d’une classe d’âge qui doit être menée, et non généraliser au travers du prisme d’une seule école, aussi importante soit-elle dans l’écosystème de la formation initiale aux métiers du numérique. Nous nous rejoignons cependant pour considérer que nous ne pouvons pas laisser les femmes étrangères au numérique.
Parier sur l’intelligence humaine
Pour bien utiliser ChatGPT, par exemple, il y a une compétence que ChatGPT ne pourra jamais acquérir, et que les êtres humains devront continuer à enseigner aux petits êtres humains dans les écoles, c’est celle de savoir poser des questions. (Page 148)
Beaucoup de sagesse dans cette phrase qui vise à rassurer les anxieux de l’intelligence artificielle. Non, les robots et les logiciels ne nous remplaceront pas. Ils nous aideront. Arrêtez de regarder Terminator (même si j’adore ces films !).
L’intelligence artificielle est indiscutablement au cœur du nouvel âge numérique. Elle provoque une accélération sociale et anthropologique inédite. Et, dans cette histoire, notre ennemi, ce n’est pas le robot, point focal de fantasmes souvent absurdes. Notre ennemi, c’est nous-mêmes, notre pusillanimité, notre paresse, notre sectarisme. (Page 154)
Vous l’aurez compris, cette dernière citation, en écho à l’actualité frénétique sur l’IA tout au long de 2023, nous rappelle un point essentiel : la transformation numérique est avant tout un sujet humain. Soyons audacieux et faisons l’effort nécessaire pour faire du numérique un formidable moyen au service du mieux-être de nos sociétés !
Lire Pour un numérique humain
En conclusion, comme je disais plus haut, je recommande la lecture de Pour un numérique humain à toute personne en position de décideur et ceux qui aspirent à l’occuper, à quelque niveau que ce soit. Les politiques doivent consacrer quelques heures à lire ce livre. Comment mener notre pays vers un meilleur futur, sans comprendre de manière éclairée l’apport du numérique ? Guy Mamou-Mani livre ici mieux qu’une profession de foi de ministre du numérique, mais un éclairage sur les conditions qui feront de la France conservera, grâce au numérique, son statut dans les années à venir.
Dans cet épisode en anglais du podcast Technauts par Inwedo (liens ci-dessous), je reviens sur les enjeux de la digitalisation des entreprises, mais aussi les défis auxquels elles sont confrontées alors que l’intelligence artificielle accélère le mouvement. J’évoque aussi l’importance de la culture pour favoriser l’imprégnation profonde du digital. Je parle aussi des TPE/PME face à la digitalisation, en illustrant d’exemples réels montrant le bénéfice du numérique, à partir du moment où l’on sait d’où l’on part et où on veut aller. Je présente pour cela une démarche s’appuyant sur la plateforme dimmup.com.
Quelques mots sur les coulisses de cet épisode. Il est inhabituel pour moi de répondre en anglais à des questions sur la digitalisation, posées par une Polonaise. Le miracle de la technologie a rendu cela possible. Tout a commencé par un événement européen auquel nous avons tous deux participé en novembre dernier (DEICy 2023). Puis est arrivé un message sur LinkedIn à l’initiative de Natalia qui engagé la conversation. Grâce à une simple URL, elle a pu réserver une réunion visio dans mon agenda (un autre miracle technologique). Nous avons présenté nos entreprises respectives. Puis nous nous sommes mis d’accord sur le contenu de l’épisode du podcast. L’enregistrement via visio est un autre miracle (même si cela semble habituel de nos jours). Le tout en seulement deux mois. Et voilà !
Choisissez la plateforme que vous préférez pour écouter/voir cet épisode :
D’emblée Exponential Organizations 2.0 (Salim Ismail, Peter Diamandis, Michael Malone) plonge le lecteur dans le XXIe siècle. En effet, dès les premières pages, on est invité à rejoindre une communauté et surtout à dialoguer avec le livre, au travers d’une IA de type ChatGPT. Vertigineux ! On s’imagine déjà en train de poser des questions aux auteurs sur la base du contenu du livre et d’informations additionnelles. Une formidable opportunité de comprendre et d’appliquer le modèle proposé dans le livre. D’ailleurs, en tant qu’auteur d’un livre1 qui décrit également un modèle et s’appuie sur plus de 150 sources bibliographiques, je vois immédiatement l’intérêt de l’approche.
Avant que vous alliez plus loin, je serai ravi d’échanger avec vous sur Exponential Organizations 2.0 via LinkedIn, sur le post que j’ai publié à son sujet. Faîtes-moi part de vos commentaires sur le présent article. Partagez vos réactions sur le livre. Confrontez votre vision des organisations exponentielles avec mon réseau. Mais bien-sûr avant tout ça, poursuivez votre lecture de cet article 😊.
10 méga tendances à comprendre
Le rythme d’évolution actuel donne le vertige. Les dix méga tendances citées par Peter Diamandis sont si impactantes, que les ignorer aujourd’hui est la fin assurée de votre entreprise.
Note : alors que j’écris ce texte, comme je ne trouvais plus la page où ces mega trends sont citées, j’ai demandé au chat AI-X | ExO qui accompagne le livre « What are the top 10 trends described by Peter Diamandis?« , puis j’ai demandé à une autre IA (Deepl) de traduire la réponse. Et voilà le résultat après une mise en forme rapide !
AI-X | ExO : le chatbot GPT qui accompagne le livre
L’essor de l’intelligence artificielle (IA) : L’IA devrait atteindre des performances de niveau humain d’ici la fin de la décennie. Parmi les exemples, citons les grands modèles de langage tels que le GPT-4 d’Open AI et le BARD de Google, dont les capacités augmentent chaque année.
Collaboration entre l’IA, la robotique et l’homme : Les plateformes d’IA en tant que service (AIaaS) permettront aux humains de collaborer avec l’IA dans tous les aspects de leur travail. Par exemple, les technologies d’IA peuvent servir de collaborateurs cognitifs, soutenir les tâches créatives et générer de nouvelles idées.
Connectivité gigabit mondiale à très faible coût : Le monde se connecte rapidement grâce à la bande passante sans fil, avec des technologies comme la 5G et des constellations de satellites comme Starlink. Cela créera une nouvelle valeur économique grâce à l’internet des objets (IoT).
Le Web3 et le Metaverse transforment le commerce de détail, l’éducation et les interactions humaines : La combinaison de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, de la blockchain, de l’IA et du Metaverse transformera la vie quotidienne. Les exemples incluent les expériences d’achat en réalité virtuelle et l’éducation et la formation immersives.
Véhicules autonomes et voitures volantes : Les véhicules entièrement autonomes, les flottes de voitures en tant que service et les avions électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) redéfiniront les déplacements humains. Cela aura des répercussions sur l’immobilier, la finance, l’assurance et l’urbanisme.
Guérir les maladies génétiques grâce à CRISPR et à la thérapie génique : Les progrès en matière de lecture, d’écriture et d’édition de l’ADN et de l’ARN vont révolutionner les soins de santé. La technologie CRISPR a le potentiel de guérir un large éventail de maladies génétiques et infectieuses.
Prolonger l’espérance de vie de plus de 20 ans : Les solutions biotechnologiques et pharmaceutiques qui changent la donne permettront d’allonger l’espérance de vie en bonne santé de plusieurs dizaines d’années. Il s’agit notamment de technologies telles que la reprogrammation épigénétique, la restauration de l’approvisionnement en cellules souches et les tests de diagnostic avancés.
L’agriculture cellulaire et l’agriculture verticale fourniront des denrées alimentaires locales moins chères, plus saines et de meilleure qualité : L’agriculture cellulaire basée sur les cellules souches permettra la production de protéines éthiques et durables. L’agriculture verticale dans les villes permettra la croissance de diverses cultures à haute teneur en nutriments.
L’essor d’une énergie abondante, bon marché et renouvelable à l’échelle mondiale : Les progrès réalisés dans le domaine des sources d’énergie renouvelables, telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’énergie de fusion, conduiront l’humanité vers une énergie renouvelable bon marché et omniprésente. Cela aura des implications socio-économiques, notamment le remplacement des combustibles fossiles.
Durabilité et environnement : La sensibilisation croissante à l’environnement au niveau mondial incitera les entreprises à investir dans la durabilité. Les percées dans la science des matériaux, rendues possibles par l’IA, permettront de réduire les déchets et la contamination de l’environnement.
Ces tendances ont le potentiel de remodeler les industries et de créer de nouvelles opportunités à hauteur de mille milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
Note 1 : en feuilletant le livre, je suis finalement retombé par hasard sur les dix mega trends, page 27 😊.
Note 2 : en interrogeant Copilot, on s’aperçoit que ChatGPT (GPT-4) peut répondre à la question, mais donne une tout autre réponse. Alors que celle donnée par le chatbot AI-X | Exo, résume parfaitement ce qu’on trouve dans le livre des pages 27 à 34. Cette IA a donc bien été entrainée avec le texte du livre.
Qu’est-ce qu’une organisation exponentielle ?
Salim Ismail, Peter Diamandis et Michael Malone n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils ont étudié des centaines d’entreprises qui ont connu une croissance fulgurante. Ils en ont déduit leurs attributs caractéristiques, réunis dans un modèle (ExO Mind Map) aux trois acronymes :
MTP : Le Massive Transformative Purpose est le cœur du projet d’une organisation. Ce qu’elle vise à long terme, même si ce n’est pas atteignable.
SCALE : pour faire court, ce sont des attributs plutôt tournés vers l’extérieur de l’organisation, des atouts sur lesquels elle s’appuie pour grandir bien au-delà d’une entreprise traditionnelle
IDEAS : il s’agit-là plutôt de attributs plutôt intérieurs, qui vont rendre possible la croissance exponentielle
La bonne nouvelle est que même les entreprises les plus rigides peuvent devenir des Exponential Organizations.
MTP, SCALE, IDEAS : le modèle d’une organisation exponentielle
Ce modèle, ils l’ont publié pour la première fois en 2014, dans le livre Exponential Organizations, vendu à 600000 exemplaires (voir page 15) !
Sur une période de 8 ans (2014-2021), parmi les 100 plus grandes entreprises américaines, celles qui ont mis en œuvre les principes du modèle ExO, ont délivré aux actionnaires 40 fois plus de valeur que celles qui suivaient le moins le modèle (voir page 17).
Le principe fondateur de ce modèle, est la notion d’exponentielle (souvenez-vous de vos cours de maths) : doublez quelque chose 30 fois et il devient un milliard de fois plus gros (page 37). C’est ça le miracle de la croissance exponentielle ! Même si au départ, ça semble tout petit.
Quelles sont les forces exponentielles ?
Peter Diamandis dénombre six forces exponentielles qui nous guident vers l’abondance universelle (page 37) :
Digitalisation
Déception
Disruption
Démonétisation
Dématérialisation
Démocratisation
Plus important, le premier des six D, est la digitalisation. Les autres D reposent d’ailleurs sur lui. Comprendre à quel point une entreprise est digitale, est donc plus important que jamais. D’où la nécessité de faire régulièrement un diagnostic digital approfondi. Allez faire un tour sur dimmup.com pour comprendre comment vous pouvez le faire, ou visionnez cette courte présentation.
Soit vous adoptez l’IA, soit votre entreprise sera vite hors course
Peter Diamandis prévient le lecteur (page 136) : « Il y aura deux sortes d’entreprises à la fin de cette décennie : celles qui utiliseront complètement l’IA, et celles qui seront hors course. » Une alerte d’autant plus terrifiante que seulement 5% des TPE/PME possèdent une solution d’IA, comme le révèle le baromètre France Num 2023. Quand on lit ça, en tant que dirigeant d’entreprise, on se demande immédiatement : en quoi mon entreprise utilise-t-elle l’IA ? Alors j’ai fait l’inventaire pour DIMM.UP en ce début 2024 :
Génération de script de vidéo à partir d’une courte description du sujet (avec BIGVU)
Génération d’incrustations textuelles d’une vidéo (là encore avec BIGVU2)
Classification de la chaleur d’un prospect visitant le site dimmup.com (avec GetQuanty)
Identification de prospects à partir d’un échantillon de profils LinkedIn (avec Waalaxy)
Vous noterez que je ne parle pas là d’automatisation ni d’algorithmes classiques.
Et puis il y a aussi des domaines où je rêve d’appliquer l’IA :
Chatbot sur dimmup.com pour permettre aux abonnés de dialoguer avec la plateforme en s’appuyant sur les contenus que j’ai publiés et ceux que j’ai référencés (études, rapports, baromètres, articles sur la transformation digitale)
Assistance à la réponse aux questions posées par la plateforme dimmup.com, à partir de documents texte ou audio fournis par l’utilisateur
Personnalisation en temps-réel des questions sous-jacentes à chaque indicateur, afin de prendre en compte les spécificités de l’entreprise (ce qui irait beaucoup plus loin et serait moins coûteux en maintenance que ce qui est actuellement en place pour s’adapter au secteur, à la taille ou à la zone géographique de l’entreprise)
Conversation orale avec la plateforme dimmup.com avec la voix plutôt que par l’écrit, et génération des réponses synthétiques à partir de ce que dit l’utilisateur
Génération de recommandations à partir des données collectées lors d’un diagnostic digital réalisé sur dimmup.com, selon différents niveaux de détails (executive summary pour un codir, note de synthèse, explications sur certains points prioritaires, etc.) et selon différents formats au bon vouloir de l’utilisateur (texte, audio, vidéo, slides, etc.)
Avatar de moi-même pour permettre à mes clients et prospects d’échanger avec moi à tout moment
Génération de propositions de formulation d’indicateur de maturité digitale, sur la base des études publiées et des diagnostics réalisés sur ma plateforme dimmup.com
Guide pour la réalisation de diagnostics digitaux sur dimmup.com en donnant la priorité à l’évaluation des indicateurs les plus critiques aux yeux du l’utilisateur
Soutien à la transformation digitale par l’apport de contenus additionnels tenant compte de la maturité digitale de l’entreprise, via email (push), chat (pull), ou encore suggestion de contact téléphonique assisté (push)
Détection d’anomalies dans les diagnostics digitaux réalisés sur dimmup.com (rapidité de réponse suspecte, incohérences entre plusieurs indicateurs, hors distribution par rapport aux échantillons d’entreprises comparables, etc.)
Identification d’abonnés ayant besoin d’une assistance humaine, avant même qu’ils le ressentent eux-mêmes, par l’exploitation des traces liées à l’usage de la plateforme dimmup.com ou aux réactions aux communications (notifications, emails de nurturing, newsletter, etc.).
Bref, ce ne sont pas les idées qui manquent !
Recruter un Chief AI Officer ?
Peter Diamandis recommande page 146 le recrutement d’un Chief AI Officer, directement rattaché au CEO. Honnêtement, vu les difficultés qu’ont rencontré les CDO (Chief Digital Officer), je suis perplexe quant au succès de cette recommandation.
Impact massif du Web3 et des NFT ?
Les auteurs sont dithyrambiques quant à l’impact du Web3 (cryptomonnaies, NFTs) sur l’engagement (page 182). Là aussi, étant à titre personnel peu sensible à ces univers, j’ai du mal à adhérer à cette vision des choses. D’autant plus que les NFTs ont pris du plomb dans l’aile depuis l’affaire FTX.
L’IA au service de l’apprentissage
Les auteurs insistent sur l’importance de l’apprentissage continu de nouvelles connaissances en particulier dans les organisations exponentielles. À titre d’illustration, ils citent fort à propos page 192 Duolingo et son expérience engageante pour apprendre les langues. Je l’utilise depuis juillet 2020, alors que je souhaitais apprendre l’italien pour remercier dans leur langue les créateurs de Rockin’1000, au-delà du trop simple « grazie mille« . Les techniques de gamification ont très bien fonctionné sur moi. Tant et si bien que j’utilise Duolingo deux fois cinq minutes par jour. J’ai même eu une phase plus intense à environ trente minutes par jour, stimulé par l’envie d’aller au bout du cours, de gagner toutes sortes de choses. C’est totalement addictif ! Avec un résultat proprement stupéfiant : je pouvais tenir une conversation simple en italien un an après avoir commencé à utiliser Duolingo, et au bout de trois ans j’estime être au niveau B2.
Ils reviennent sur ce point page 271 à propos du futur de l’Autonomie, en soulignant l’importance de la formation continue dans les ExOs : « L’accent mis sur l’apprentissage et le développement. L’apprentissage continu et le développement des compétences seront essentiels, obligeant les organisations à investir dans des programmes de formation qui soutiennent la croissance et l’adaptabilité de l’employeur. » J’ajoute que chaque individu est l’acteur majeur de cette formation continue et doit apprendre par lui-même de nouvelles compétences en permanence.
Technologies sociales et adaptation
Page 284 pour illustrer l’attribut des Social Technologies, les auteurs expliquent comment Tony Robbins s’est adapté pendant le Covid. Je peux ajouter que c’est même grâce à cette adaptation que j’ai pu participer pour la première fois à UPW (Unleash the Power Within), un des fameux événements organisés par le légendaire coach. C’était du 1er au 7 mars 2021, et c’était exceptionnel ! Très loin des expériences de présentation à distance qui ont entraîné la Zoom fatigue suite aux confinements.
Votre MTP (Massive Transformative Purpose) : la clé de votre succès
Page 344, vous trouverez les questions clés pour définir le MTP de votre entreprise :
Quel est le plus gros problème que vous voulez voir résolu ?
Qu’est-ce qui m’importe profondément ? Quel problème est-ce que je veux résoudre ? Quelle chose étonnante est-ce que je veux créer ?
Qu’est-ce que je suis censé faire ? À la fin de ma vie, qu’est-ce que je serai le plus fier d’avoir accompli ?
Que ferais-je si je ne pouvais jamais échouer ?
Que ferais-je si je recevais un milliard de dollars aujourd’hui et que je devais le dépenser pour rendre le monde meilleur ?
La philosophie générale proposée et que j’ai appliquée en créant DIMM.UP. Il faut dire que les concepts sous-jacents sont déjà distillés dans mon premier livre, Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise, co-écrit avec David Fayon, sorti le 2 octobre 2014, la même année que Exponential Organizations (sorti le 18 octobre 2014 !). Ça devait être dans l’air du temps.
La structure du livre, avec la décomposition de chaque chapitre, m’a beaucoup plu. Mon côté analytique s’y retrouve plus facilement. Ça rythme aussi la lecture.
Le fait que les auteurs n’hésitent pas à mobiliser les travaux d’autres auteurs, est une bonne idée. Comme par exemple page 189 avec la présentation du modèle Octalysis d’engagement (de clients, de collaborateurs, de partenaires, ça marche avec tout !).
Enfin j’apprécie aussi ce brin de réalisme, comme par exemple page 352 : « La Silicon Valley est jonchée de carcasses d’entreprises avec d’excellentes technologies cherchant des problèmes à résoudre. »
Ce que j’ai moins aimé dans le livre
Pas grand-chose à vrai dire, tant j’ai pris de plaisir à lire Exponential Organizations 2.0. J’aurais aimé cependant voir des exemples dans le chapitre 11 : Dashboards.
Comme je l’ai lu alors que j’ai construit ma propre entreprise, j’aurais aussi apprécié de trouver dans le livre une sorte de macro-plan d’actions. Faut-il mettre en place tous les attributs d’une ExO dès le premier jour ? Dans le cas contraire par lesquels commencer ? Quels sont les seuils pour déployer les attributs suivants ?
L’aspect qui m’a le plus intrigué en tant que Français, c’est l’Autonomie. J’imagine très mal l’application en France des recommandations que font les auteurs, dans un environnement social noyauté de syndicalisme, de contrôles par l’administration et de réglementation du marché de l’emploi.
Un autre point qui mériterait d’être approfondi, est la relation des employés des ExOs avec l’argent. Comment sont-ils rémunérés ? Quels dispositifs mettre en place pour les fidéliser sur le long terme ? Comment vivre avec un système transparent dans un cadre légal contraint ?
La croyance dans les cryptomonnaies et le Web3 me laisse aussi perplexe. Je ne crois pas non plus à la généralisation du métavers. Au contraire, le besoin de contact direct et de partage d’émotions au travers de nos cinq sens, devrait nous inciter à valoriser les échanges en présentiel, tout en collaborant la plupart du temps au travers de plateformes.
Et après ?
Les auteurs recommandent page 338 la lecture de The Lean Startup de Eric Ries. C’est déroutant de recommander un livre sorti en 2011, bien avant l’avènement de l’IA, du Web3, des cryptomonnaies et autres facteurs clés de Exponential Organizations 2.0, mais pourquoi pas ?
Conclusion
Exponential Organizations 2.0 est une lecture indispensable pour les dirigeants et les entrepreneurs qui veulent positionner leur entreprise dans le monde digital qui est le nôtre désormais.
Pour ceux qui ne sont pas convaincus de l’urgence de s’adapter, une métaphore page 339 résume à elle seule l’état dans lequel nos sociétés modernes se trouvent : « l’astéroïde a frappé, les dinosaures vacillent et les conditions sont réunies pour qu’une nouvelle espèce de petit mammifère à fourrure puisse prospérer. »
Un des meilleurs livres business que j’ai lus !
La transformation digitale pour tous !, éditions Pearson, avril 2022, David Fayon – Michaël Tartar, https://link.dimmup.com/livre4e↩︎
France Num édite chaque année depuis 2020 un baromètre donnant l’état des lieux de la digitalisation des petites entreprises. La version 2023, avec ses 9453 répondants répartis sur tout le territoire national, fourmille d’informations. Les quelques 61 pages du rapport complet et les données disponibles en open data, fournissent de quoi satisfaire la curiosité. Je reviens ci-dessous sur les chiffres qui ont attiré mon attention. Au-delà du baromètre, je propose une démarche pour accompagner les TPE/PME dans leur digitalisation.
On aimerait faire parler ces données, obtenir des explications. Certains chiffres interpellent en effet, notamment lorsqu’ils font apparaître des différences entre les régions. Pour cela des investigations plus approfondies seraient nécessaires. J’y reviendrai.
Note : dans le texte qui suit, je fais référence aux pages du rapport complet.
PS : dirigeants d’entreprises du numérique, au-delà de mes commentaires, je vous indique en prime comment utiliser les données du baromètre pour votre prospection commerciale. Allez, c’est parti !
Ce qui m’a frappé de prime abord, c’est que curieusement l’Ile-de-France n’est pas si sur-représentée que je l’imaginais dans le tissu économique des petites entreprises (p. 6). Les auteurs nous rassurent en précisant que « Les résultats sont représentatifs de la population 2023 des TPE/PME françaises, que ce soit en termes de taille d’entreprise, de secteur d’activité ou de région. Les réponses ont été pondérées en pourcentage par rapport à la population de référence des entreprises, décrite par l’INSEE. »
76% des dirigeants sondés considèrent que le numérique est positif pour leur entreprise (p.14). Soit cinq points de moins qu’en 2022. Pourquoi cette chute ? Le baromètre ne donne pas de réponse. Il faut creuser un peu plus loin en lisant l’enquête qualitative réalisée auprès de 26 entreprises. On y apprend que « quelques-unes reprochent au numérique de leur faire perdre un temps considérable, de les éloigner de leur métier d’origine, ou de rendre leur entreprise vulnérable. » Tout est dit.
1 dirigeant sur 2 craint le piratage de données, mais seulement 61% s’équipent de solution de cybersécurité (p.14). Quel paradoxe ! D’autant plus que seulement 11% comptent investir dans les deux prochaines années pour sécuriser les données et le site Internet (p.41). C’est à n’y rien comprendre ! Cela montre aussi le besoin d’accompagnement exprimé dans les entretiens qualitatifs, car le numérique peut paraître complexe, et évolue trop rapidement.
Seulement 18% des dirigeants répondant se considèrent en retard par rapport aux entreprises du même secteur (p.17). En d’autres termes, quand ils se comparent entre eux, les dirigeants ne se trouvent pas si mauvais. Le problème avec le numérique, est que la comparaison traverse les secteurs. J’ai souvenir d’avoir animé un atelier inter-entreprises sur la maturité numérique. Tous les dirigeants participants avaient surévalué la maturité numérique de leur entreprise en entrée d’atelier par rapport à celle calculée en fin d’atelier. C’est donc surtout l’évaluation au regard d’un référentiel trans-sectoriel qui aide à positionner l’entreprise.
Extrait de la page 17 du rapport détaillé montrant la que le sentiment d’être en retard dans son secteur, est assez stable depuis 4 ans.
J’ai été surpris d’apprendre que les entreprises de la région Centre Val-de-Loire sont plus enclines à avoir des clients venant d’Internet (p.18). Comment expliquer cette particularité régionale ? Est-ce lié aux secteurs d’activité des entreprises de cette région (ce qui pourrait s’expliquer par exemple en cas de sur-représentation de l’hôtellerie/restauration dans cette région) ? À une meilleure reconnaissance de l’origine d’un client ? Là encore, une investigation plus profonde serait utile.
Sur le plan de la visibilité, 67% des répondants disposent d’un site Internet, principale solution de visibilité (p.19). 84% utilisent au moins une solution de visibilité, mais le rapport n’indique pas la typologie des solutions en question. Il s’agit en fait des réseaux sociaux, du référencement gratuit, et du référencement payant. Il est surprenant de constater que seulement 55% des entreprises bénéficient de référencement gratuit. Pourquoi s’en priver ? DIMM.UP est par exemple référencé gratuitement sur les Pages Jaunes et dispose de sa page Google My Business (tapez « DIMM.UP » dans Google). Très utile pour le référencement local.
52% des répondants ne disposant pas de site Internet, considèrent que ce n’est pas pertinent pour leur métier (p.29). Ils sont même 75% dans le secteur des activités financières ! Ce qui m’intrigue alors, quels atouts attribuent à leur site Internet les dirigeants de ce secteur qui disposent d’un site Internet ? On ne fera pas boire un âne qui n’a pas soif. Mais on peut quand même lui montrer que d’autres ânes s’abreuvent.
Au passage, au-delà de la présence via un site Internet, sa robustesse, sa mise à jour tant technique que dans son contenu, son respect de la réglementation, sont tout aussi importants. Il ne suffit pas d’avoir un site Internet, encore faut-il qu’il soit à jour !
Du côté de la vente en ligne, 27% des entreprises ayant répondu, disposent d’au moins une solution (p.19). Ce qui là encore paraît étonnamment faible compte-tenu de l’offre de solutions disponibles. Surtout en prenant en compte que ces solutions représentent 18% du chiffre d’affaires (p.31).
Lors de la présentation du baromètre aux Activateurs France Num (vous ne savez pas ce que c’est ? Allez donc découvrir la page Activateur de DIMM.UP), le 19 octobre 2023, un zoom a été fait sur ce point. Pourquoi 58% de TPE PME ne vendent pas en ligne et pensent que ce n’est pas pertinent ?
Parce que les TPE PME ne comprennent pas les enjeux du numérique
27%
Parce que les TPE PME pensent que leurs clients ne sont pas en ligne
22%
Parce que les TPE PME ignorent que tous les secteurs peuvent être disruptés par le numérique
17%
Parce que la vente en ligne n’est pas adaptée à leur activité
15%
Parce que la question est mal posée
10%
Parce que beaucoup de TPE PME ont suffisamment de clients
5%
Parce que la vente en ligne ne concerne que le B to C
3%
Les dirigeants de TPE/PME expliquent pourquoi ils ne vendent pas en ligne.
On aurait aussi pu proposer aux répondants d’indiquer « Parce que je ne sais pas que je peux vendre en ligne ».
Il y a donc encore énormément de pédagogie à faire pour embarquer les TPE/PME vers le numérique et plus précisément vers la vente en ligne.
69% des répondants disposent d’un logiciel de facturation (p.20) : bon courage aux 31% restant pour le passage à la facture électronique !
64% des répondants dans des entreprises de 0 salariés, et 70% dans celles de 1 à 4 salariés, ont un logiciel comptable (p.22). Mais comment font les autres ?! Dès la création de DIMM.UP, j’ai utilisé un logiciel de comptabilité. J’y stocke les pièces comptables partagées avec mon expert-comptable. J’y produits mes factures. Les transactions bancaires sont automatiquement synchronisées. C’est tellement pratique !
39% des entreprises ayant répondu ont émis plus de 50% de leurs factures au format numérique (p.36), ce qui est dramatiquement bas, dans la perspective de la généralisation de la facture électronique. Les petites entreprises ne sont pas prêtes à la facture électronique, à l’évidence.
44% des entreprises ont une solution cloud, mais le rapport ne précise pas ce que cela recouvre (p.39). Une messagerie dans le cloud entre-elle dans cette définition ?
L’intelligence artificielle, qui a pourtant fait tant de bruit en 2023, fait une timide apparition au sein des TPE/PME, 5% des répondants possédant une solution de ce type (p.39). On pourrait pourtant avoir l’impression que tout le monde s’y est mis, ce qui est loin d’être le cas !
Le niveau de budget consacré au numérique paraît étonnamment faible. En effet, seulement 40% des entreprises qui ont répondu ont consacré plus de 1000 euros au numérique en 2022 (p.42). Mais que fait-on avec 1000 euros ? Et surtout, quelle part des investissements cela représente-t-il, indicateur bien plus intéressant à appréhender, comme on le fait lors d’un diagnostic digital sur dimmup.com.
Autre étrangeté, 31% des entreprises qui ont répondu ne pas avoir de compétences dans le numérique, n’ont pas de projet pour en acquérir (p.45). Nous sommes dans un monde devenu numérique. Refuser d’acquérir des compétences en numérique est comme refuser d’apprendre à lire, écrire ou compter. Cela ne peut que fragiliser l’entreprise.
Pour se faire aider dans leur transformation numérique, 10% des entreprises ayant répondu pensent que leur expert-comptable est mieux à même de les accompagner (p.46). Est-ce vraiment sérieux ? Un expert-comptable digitalisé est déjà un formidable atout (le mien est parfait pour les petites entreprises, contactez-moi si vous voulez en savoir plus). Mais ce n’est pas son métier que d’aider une entreprise à définir sa stratégie digitale, former ses collaborateurs, déployer des solutions d’acquisition et de fidélisation client, etc.
Les répondants à l’enquête qualitative ont d’ailleurs spontanément abordé ce besoin d’accompagnement. J’invite les dirigeants de TPE/PME à commencer par prendre du recul, pour identifier sur quoi ils ont besoin d’un accompagnement. Un diagnostic digital à 360 degrés les aidera. Ceux qui craignent que ça coûte cher peuvent le faire gratuitement sur dimmup.com avec l’abonnement Découverte. Ceux qui préfèrent se faire aider peuvent demander un diagnostic digital en trois rendez-vous.
Quant aux actions menées par France Num, un chiffre a particulièrement attiré mon attention : 3% des entreprises qui ont répondu disent connaître l’offre de diagnostic numérique gratuit proposé par les CCI et les CMA (p.47). Pourtant, en 2022, 8038 entreprises ont bénéficié de ce type de diagnostic, valorisé 300 euros chacun, soit 2,4 millions sur les fonds France 2030, si mes calculs et mes informations sont exacts. Depuis 2020, elles sont 44891 à avoir bénéficié de ce type de diagnostic « gratuit ». Avec quel bénéfice ? Nul ne sait. J’invite d’ailleurs les entreprises qui ont sollicité cette prestation à faire leur auto-diagnostic sur dimmup.com. Elles auront de quoi orienter leurs actions de développement numérique.
Le sujet de la souveraineté numérique me surprend aussi. On peut se satisfaire que 81% des répondants privilégient les acteurs de services locaux ou français, et que 65% privilégient les éditeurs de logiciels locaux ou français (p.51). Une étude plus approfondie serait utile pour confronter ces chiffres à la réalité, en tenant compte des volumes de dépenses et en observant la part engagée vers les acteurs nationaux. Néanmoins c’est plutôt une bonne nouvelle pour les acteurs français qui ont donc intérêt à mettre en avant leur nationalité dans leurs offres.
L’annexe du rapport détaillé fournit un schéma très intéressant sur la typologie des petites entreprises (p.58). Pour les offreurs de services et éditeurs de solutions, inutile de perdre son temps avec les entreprises réticentes. Par ailleurs, il faut s’attendre à un niveau d’exigence plus élevé avec les entreprises matures. En termes de marché, le principal gisement de clients est sans doute à trouver dans les entreprises dynamiques. Quant aux entreprises en potentiel, autant attendre qu’elles se manifestent, en adoptant une approche d’inbound marketing pour les attirer. Le rapport donne les caractéristiques de chaque type d’entreprises.
Voir le schéma détaillé page 58 du rapport avec les caractéristiques de chaque type d’entreprises ainsi que la variation par rapport à 2022.
Dans un grand pays comme la France, on ne peut pas se satisfaire de constater que seulement 26% des petites entreprises sont matures avec le numérique. Et encore, la notion de maturité est ici limitée à un niveau d’équipement numérique et aux projets de numérisation. La maturité numérique couvre d’autres aspects tels que la stratégie digitale, l’organisation qui la supporte, l’appréhension du numérique par les collaborateurs, la capacité à innover, mettre sur le marché et vendre avec le numérique, et enfin la prise en compte de l’environnement juridique, fiscal, réglementaire ou encore économique. C’est ce que l’on mesure au travers d’un diagnostic digital sur dimmup.com.
France Num met à disposition les données du baromètre en open data. On peut donc naviguer dans les résultats en mode data visualisation, en appliquant des filtres par région, par secteur et par taille d’entreprise. En revanche pas de classement, et encore moins de listes. Par exemple, sauf erreur de ma part, impossible de trier les secteurs selon le bénéfice perçu du numérique par le dirigeant. Il faut comparer secteur par secteur pour le déduire, ce qui est assez fastidieux.
On voit par exemple que sur la question « Dans l’ensemble, je trouve que le numérique aujourd’hui représente un bénéfice réel pour mon entreprise », les réponses moyennes (76,4%) sont très différentes du secteur de l’agriculture (62,3%), et du secteur des NTIC (94,8%).
Comparez la perception du numérique par les secteurs de l’agriculture et des NTIC.
À partir d’un export des données brutes, on peut aller plus loin. Imaginons que vous vouliez démarcher en priorité les départements et les secteurs dont les dirigeants ont une perception favorable du numérique. Ce qui vous intéresse, ce sont les meilleures réponses à la question « Dans l’ensemble, je trouve que le numérique aujourd’hui représente un bénéfice réel pour mon entreprise », c’est-à-dire ceux qui ont répondu « Tout à fait d’accord ». Il vous faut d’abord trouver le code unifié de la question posée aux répondants. Le référentiel des questions, filtré sur le chapitre Perception du numérique montre que la question qui vous intéresse porte le code unifié 201.
Capture d’écran des données fournies en open data.
Ensuite vous allez filtrer les résultats sur le code unifié 201. Vous pourrez alors exporter les données des 9500 enregistrements sélectionnés, au format Excel (CSV et JSON sont aussi fournis). Un tableau croisé dynamique filtré sur la réponse « Tout à fait d’accord » et trié par nombre de réponses, vous indique les départements où vous aurez le plus de chances de rencontrer des dirigeants qui pensent que le numérique représente un bénéfice réel pour leur entreprise. Voici les dix départements à démarcher en priorité (idéalement il faudrait pondérer par nombre total de réponses, mais vous avez compris le principe) :
Département
Nombre de réponses
Paris
246
Bouches-du-Rhône
130
Rhône
127
Nord
124
Haute-Garonne
112
Gironde
104
Loire-Atlantique
102
Hauts-de-Seine
97
Bas-Rhin
92
Ille-et-Vilaine
86
Les dix départements où se trouvent les entreprises les plus positives au regard du numérique.
À présent, en faisant le même exercice, mais cette fois-ci en créant le tableau croisé dynamique à partir de la colonne secteur_unifies, vous pouvez affiner votre ciblage en visant en priorité les secteurs les plus favorables :
Secteur
Nombre de réponses
Industrie
673
Nouvelles technologies – Information – Communication
586
Services spécialisés – Techniques
518
Commerce (détail et gros)
425
Z – Autre
367
Services à la personne (p. ex. soins, santé, éducation)
303
Hébergement – Restauration
291
Activités financières – Assurances
276
Bâtiment – Construction
246
Transport – Logistique
215
Agriculture
166
Classement des secteurs selon leur degré de positivité sur le numérique.
Vous voilà maintenant prêt à démarcher en priorité les entreprises industrielles de Paris !
En conclusion, cette étude a le mérite de donner une vue d’ensemble sur la perception du numérique par les petites entreprises (moins de 250 salariés). Pour les offreurs de services et les éditeurs de solutions, il donne une première ébauche d’analyse de marché pour prioriser ses actions commerciales. Pour les répondants, il n’apporte aucun bénéfice. Pour cela je les invite d’ailleurs à faire leur diagnostic sur dimmup.com ou à demander notre aide. On aimerait aussi connaître plus finement les forces et faiblesses numériques des TPE/PME, pour mieux orienter les actions d’accompagnement et d’orientation vers les acteurs locaux spécialisés.
Les entreprises ayant répondu à l’enquête qualitative ont spontanément exprimé un besoin d’accompagnement. La première action à faire, est de poser le diagnostic, pour avoir une vision complète de l’état des lieux. C’est vrai dans l’énergétique, dans le bâtiment, comme dans n’importe quel secteur. C’est aussi vrai dans le numérique. Sinon le dirigeant risque un biais de raisonnement, en se focalisant sur ce qu’il connait du numérique, ou ce qu’il pense urgent de traiter, sans prendre en considérant d’autres aspects pourtant importants.
Faut-il succomber à la frénésie de l’IA ? Oui, assurément, mais comme souvent avec les technologies, il faut savoir raison garder. Pour en parler, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Jean-Philippe Clément lors de l’émission Parlons d’IA sur la radio Cause Commune (93.1FM à Paris).
Vous avez loupé la diffusion à la radio le samedi 7 octobre 2023 à 11h30 ? Écoutez le podcast !
Tout a commencé avec l’article ChatGPT, six mois de folie que j’ai publié en juin 2023. Article qui a inspiré mon hôte d’un jour, alors qu’il avait diffusé plusieurs épisodes élogieux sur l’IA et ressentait le besoin de lever la tête du guidon.
Nous revenons ainsi sur les différentes vagues de technologies. Et j’y vais fort (vous trouvez ?) sur les IA génératives en disant qu’on nous laisse croire qu’il y a de l’intelligence, alors qu’il n’y en a pas !
Je rappelle que tout est lié à la qualité de la donnée fournie à l’IA pour son entrainement.
J’évoque aussi les problèmes que posent les IA génératives, en termes de propriété intellectuelle, de fuite des données et autres.
Un collectif pour valoriser les contenus
Jean-Philippe a souhaité que je présente la charte Contenu 100% humain. Une charte qui valorise le contenu créé par des humains et pour des humains. Cette charte n’interdit en rien l’usage des IA génératives, mais invite à le faire de manière transparente et éthique. Cher lecteur, si vous créez aussi du contenu, vous êtes d’ailleurs invité à nous rejoindre. Les derniers articles publiés par les membres du collectif sont disponibles sur le webring 100% humain.
Préparer l’entreprise à l’IA avec un diagnostic digital
L’IA (en particulier générative), c’est bien, mais ce n’est qu’une petite partie du numérique. J’explique donc comment avec DIMM.UP, il est possible de réaliser un diagnostic digital profond de l’entreprise. Une démarche nécessaire pour prendre du recul, adopter les nouveautés (notamment les IA, mais pas que), et surtout créer de la valeur pour l’entreprise. D’ailleurs à propos de valeur, je vous invite à demander le e-book Checkup numérique-performance, qui fait le lien entre digitalisation et performance financière de l’entreprise.
À ce jour, l’IA en tant que telle, ne me semble pas nécessiter un nouvel indicateur de maturité digitale. En effet, l’IA est une technologie avancée, qui s’intègre donc dans un cadre déjà établi couvert par les 115 indicateurs analysés via la plateforme dimmup.com. Une présentation détaillée de ces indicateurs est disponible dans le livre La transformation digitale pour tous !, best-seller 2022 chez l’éditeur, Pearson, que j’ai co-écrit avec David Fayon.
Je cite un chiffre qui a attiré mon attention : selon une étude de BlackBerry 82% des entreprises s’apprêtent à interdire les IA génératives (et non 84% comme je le dis, ce qui ne change pas l’ordre de grandeur). On voit là les craintes que provoquent ces technologies, alors qu’un usage maîtrisé est source de gain de productivité et de développement.
Et au-delà de l’IA ?
L’IA ne répond pas à tout, loin s’en faut ! Aussi il convient de garder de la hauteur, que l’on soit à la tête d’une grande ou d’une petite entreprise. Je cite ainsi l’exemple de mon primeur. Six mois après un diagnostic digital avec DIMM.UP, son magasin a vu son chiffre d’affaires croître de 5% grâce à Internet. Six mois encore après, une offre de fidélité via une app sur smartphone était proposée. Six mois plus tard, une plaque avec NFC et QR Code était déployée sur la caisse pour inviter les clients à donner leur avis sur la page Google du magasin. Enfin encore six mois plus tard, le magasin s’équipait d’un système de caisses connectées, se préparant à l’obligation légale liée à la facture électronique et permettant au patron de piloter son entreprise à distance, tandis qu’il ouvrait un nouveau magasin. Cet exemple montre tout l’intérêt d’une démarche de diagnostic digital à 360 degrés. Vous en saurez plus en visionnant l’interview du patron de cette boutique.
Où écouter le podcast ?
Vous pouvez retrouver le podcast de l’émission sur les plateformes suivantes et revenir ici me faire part de vos commentaires. Bonne écoute !
L’ACSEL a publié début juillet 2023 son 7e baromètre Croissance & Digital. L’objectif est de comprendre comment les commerces en France s’approprient le digital. J’ai eu la chance de pouvoir lire le rapport complet (58 pages) et d’y relever certains points qui ont attiré mon attention. Dans ce qui suit, les pages indiquées font référence au rapport complet, les illustrations proviennent du rapport de synthèse public1.
Comme beaucoup d’études, ceux qui sont étudiés (ici les commerces en France), sont rarement les lecteurs des rapports. Pour les dirigeants de commerces, ils sont pourtant intéressants pour se comparer au marché. À condition de se poser les questions à soi-même et donc faire son propre auto-diagnostic pour découvrir ce qui peut/doit être amélioré.
14% des commerces ont recours à des sites marchands
[Page 4] Seulement 14% des commerces ont recours à des sites marchands et de types marketplace ou plateforme de proximité, alors que 70% vendent localement. Quel paradoxe ! Ces marketplaces peinent-elles à convaincre sur leur capacité à attirer une clientèle locale ? Les commerçants préfèrent-ils les éviter ?
Les petits commerçants moins enthousiastes sur la transformation digitale
Page 7 de la synthèse : l’attitude des dirigeants de commerces à l’égard de la transformation digitale s’améliore, mais les petits commerces restent très en retrait des plus grands
[Page 9] Cette page est intitulée : « Une maturité digitale bien ancrée chez la majorité des commerçants ». Ce titre est trompeur. En réalité la question posée aux commerçants visait l’attitude des dirigeants en ce qui concerne la transformation digitale. La voient-ils comme une opportunité, un passage obligé ou l’ignorent-ils ? Ce qui ne dit rien de la maturité digitale des commerces. Les commerces de moins de 20 salariés (73% de l’échantillon) sont d’ailleurs nettement moins enthousiastes sur la transformation digitale (50%) que les commerces de plus de 20 salariés (70%). On retrouve ici une tendance de fond des petites entreprises en France, qui s’engagent timidement dans la transformation digitale.
À la question que je lui posais récemment2 de savoir comment convaincre les patrons d’hôtels ou de restaurants d’aller vers le digital, Thierry Marx répondait : flux et valeur. Ce qui est vrai dans les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie, l’est probablement sur l’ensemble du commerce. Les solutions et services numériques doivent apporter du flux dans les points de vente, et de la valeur pour le commerce.
Les bénéfices business de la transformation digitale perçus comme en recul
[Pages 11] La perception des bénéfices business de la transformation digitale est en recul par rapport à 2022. Les enquêteurs ont retenu trois critères : amélioration de la fidélité client, amélioration de la satisfaction client et augmentation de chiffre d’affaires. Il y a pourtant bien d’autres bénéfices qui auraient pu être considérés dans l’enquête (par exemple : réduction des coûts, attractivité pour les candidats, amélioration du pilotage). À ce titre il est utile de lire l’e-book sur l’impact du digital sur la performance financière des entreprises.
Plus le commerce est gros, plus la transformation digitale est un objectif en soi
[Page 12] La transformation digitale est un objectif pour 40% des commerces en moyenne. Et plus l’entreprise est grosse, plus cet objectif est important. Le corollaire qui l’accompagne pour les dirigeants de ces entreprises : comment mesurer leur progression ? Faire un diagnostic digital à 360 degrés régulièrement est indispensable.
Site vitrine et page professionnelle sont devenus la base pour un commerce
Page 10 de la synthèse : site vitrine et réseau social sont devenus désormais une quasi-obligation.
[Page 17] 72% des commerces interrogés ont un site vitrine, proportion qui monte à 92% pour les commerces de plus de 20 salariés. Ils sont 73% en moyenne à disposer d’une page professionnelle sur les réseaux sociaux, 86% pour les plus de 20 salariés. Autrement dit, un site vitrine et une page professionnelle sur un réseau social sont devenus des éléments de base de la visibilité digitale d’un commerce. L’étude ne dit rien sur l’audience ni l’engagement sur ces supports.
La cybersécurité, plutôt bien staffée par les commerces
[Page 21] J’ai été agréablement surpris de découvrir que les 49% des commerces disposent de compétences en matière de cybersécurité. Un commerce sur deux, ça me semble même beaucoup. Mais c’est une bonne nouvelle !
L’IA dans les commerces
Page 24 de la synthèse : malheureusement la question posée ne permet pas vraiment de savoir si l’IA progresse dans les commerces.
[Page 22] Telle que posée, la question sous-entend que tous les commerces utilisent l’IA : » Je vais vous citer un certain nombre de phrases sur l’Intelligence Artificielle (IA), pour chacune vous me direz si vous êtes … ? ». Pour savoir si l’IA progresse dans les commerces, il aurait déjà fallu savoir quelle proportion s’en sert.
Depuis le 30 novembre 2022 et la mise à disposition du grand public de ChatGPT3, l’intelligence artificielle fait la une des journaux, en particulier l’IA générative. Mais concrètement, en quoi un commerçant gagne-t-il du temps avec l’IA ? Ils sont 17% à l’affirmer : quelles solutions d’IA utilisent-ils ? Comment mesurent-ils le temps gagné ?
Une présence digitale encore disjointe des points de vente
[Page 24] Les commerces disposant de points de vente physique ne sont que 25% à mener des actions en magasin pour accroitre le trafic et les ventes sur Internet. Ce qui est cohérent avec le recours faible à l’omnicanalité (14%) malgré ses avantages (voir page 19). Mais c’est incohérent avec le déploiement massif de sites vitrines et de pages professionnelles sur les réseaux sociaux. Les dirigeants de commerce devraient mieux considérer la cohérence de leur présence physique et sur Internet. Il s’agit d’un tout pour le consommateur !
28% de commerces estiment ne pas avoir besoin de canaux digitaux
[Page 26] Parmi les 700 répondants, 200 n’ont pas de canaux digitaux, soit 28% de l’échantillon interrogé. Ce qui paraît cohérent avec les 72% de commerces disposant d’un site vitrine. Mais curieusement, ces commerces sans canal digital estiment à 81% que le digital ne s’applique pas à leur marché. De quels marchés s’agit-il ? L’enquête ne l’indique pas. Honnêtement, je suis perplexe. Je me demande si ces répondants ne sont pas victimes de méconnaissance de ce que le digital peut leur apporter, et pas seulement sur le plan de la visibilité et de la communication.
31% des commerçants ont besoin d’accompagnement dans leur transformation digitale…
[Page 33] 31% des entreprises estiment avoir besoin d’un accompagnement pour mener à bien à la transformation digitale, soit 7 points de plus qu’en 2022. Le besoin d’accompagnement est parfaitement compréhensible vu la complexité croissante du digital, le manque de compétences sur le marché, et la pression toujours plus importante (attentes client, attentes salariés, réglementation comme la facture dématérialisée qui arrive, innovations notamment avec l’IA, etc.). Que le dirigeant d’un commerce choisisse de mener la transformation digitale avec ses propres ressources ou en se faisant aider, il reste nécessaire de prendre du recul régulièrement en faisant un diagnostic digital à 360 degrés.
…d’abord pour maîtriser les outils
Page 29 de la synthèse : les commerçants ont besoin d’aide pour maîtriser les outils et aussi pour s’orienter sur le digital.
[Page 35] Les consultants en transformation digitale sont attendus par les commerces ! Pour les commerces de moins de 20 salariés qui sont 78% à demander de l’aide pour savoir par où commencer, je le répète : faites un diagnostic digital à 360 degrés. Je vous propose même une démarche en trois rendez-vous. Quant aux 86% de commerces de plus de 20 salariés qui cherchent un accompagnement pour évaluer le retour sur investissement du digital, je vous invite à télécharger l’e-book Checkup numérique-performance pour vous donner des bases de réflexion.
Les commerçants se tournent-ils vers les bonnes structures pour accompagner leur transformation digitale ?
Page 30 de la synthèse : quel étrange tiercé gagnant quant aux structures choisies par les commerçants pour se faire accompagner dans leur transformation digitale.
[Page 36] Alors là, les bras m’en tombent ! Pour se faire accompagner dans leur transformation digitale, les commerces pensent donc à toute la place, sauf aux boutiques spécialisées, cabinets de conseil et freelances experts du domaine. Mais pourquoi se tourner vers sa banque pour accompagner la transformation digitale ? Pour la financer, je peux comprendre, mais ce n’est qu’une partie du problème. La question aurait-elle été orientée ? La page 37 donne une autre lecture, mais je ne comprends pas le graphique.
Les commerces peinent à percevoir la valeur du digital
[Page 47] 49% des commerçants ne reconnaissent pas la contribution du digital dans leur chiffre d’affaires. Ce qui est curieux, c’est que 42% des répondants utilisent leur propre site marchand, 14% une marketplace locale et 12% une marketplace généraliste (page 18). Est-ce à dire que certains ne font pas de chiffre d’affaires sur ces canaux ?!
Là encore, au risque de me répéter, la digitalisation a bel et bien un impact sur la performance financière du commerce. Et pas uniquement sur son chiffre d’affaires. Ce sont bien les trois piliers de la performance financière qui sont impactés : solvabilité, rentabilité, robustesse4.
Le paradoxe de l’impact du digital sur le commerce local
[Page 48] La moitié des commerçants pensent que le digital permet de développer le commerce local. Le paradoxe étant que cette proportion passe à 64% pour les commerces de plus de 20 salariés. Dans les deux cas, en recul respectivement de 7 et 10 points. Voilà qui interpelle ! Pourquoi ce recul ?
Le manque de temps, premier obstacle à la transformation digitale des commerces
[Page 50] Le premier obstacle à la transformation digitale des commerces est le manque de temps, pour 65% des répondants. Quand on manque de temps, il faut de la méthode. Ça évite de s’éparpiller sur le dernier truc à la mode. Il est donc urgent de prendre de la hauteur, pour savoir sur quoi agir. C’est à ça que sert un diagnostic digital à 360 degrés. Dirigeants de commerces, vous pouvez le faire seuls sur dimmup.com. Jusqu’à 20-30 salariés, vous pouvez me demander de l’aide. Pour les plus grands commerces, contactez DIMM.UP pour un devis selon votre problématique.
Selon la région de France où se trouve ne commerce, ces freins et plus généralement l’appétence à la transformation digitale, sont différents. Différences régionales tout à fait intrigantes. En gros, les commerces d’Ile-de-France sont plus adeptes du digital, tandis que ceux du Sud-Ouest sont plus récalcitrants. Là encore, l’étude ne donne pas d’explication, mais avouez que c’est étrange.
Conclusion
Pour conclure, je propose d’illustrer l’importance d’un diagnostic digital, au travers d’un cas client, petit commerce dans l’alimentaire en région parisienne. Un primeur (vente de fruits et légumes), a demandé un diagnostic digital à DIMM.UP. Il a ainsi compris ses forces et faiblesses en tant que commerce avec le digital. Six mois plus tard, il réalisait 5% de chiffre d’affaires additionnel via le digital. Encore six mois plus tard, il lançait une offre de fidélisation via une app. Encore six mois plus tard, il s’équipait d’une plaque NFC pour diriger les clients vers sa page Google My Business. Encore six mois plus tard, il s’équipait d’un nouveau système de caisse pour automatiser sa comptabilité, piloter le magasin à distance et se libérer ainsi du temps pour lancer un nouveau point de vente. La prise de conscience de ses forces et faiblesses numériques lors du diagnostic, lui a donné la perspective nécessaire. C’est bien la prise de recul (et ça ne prend pas 107 ans, comme disaient les anciens), qui lui permis de prendre conscience de ses actifs, bases fondamentales de son développement digital, et des actions à mener pour moderniser son commerce.
Le rapport de l’étude ACSEL donne une bonne vision d’ensemble de la digitalisation des commerces en France. Un diagnostic fournit un état des lieux précis pour progresser.
Lire à ce sujet le billet « ChatGPT, six mois de folie » pour prendre un peu de recul sur l’effervescence suite à la sortie de la fameuse IA conversationnelle d’OpenAI. ↩︎
Voilà un peu plus de six mois que ChatGPT est arrivé à la connaissance du grand public, le 30 novembre 2022. On nous disait pourtant à l’époque que la transformation digitale était derrière nous. On pouvait tranquillement passer à autre chose. Et boom! Voilà que l’intelligence artificielle générative change tout. Que retenir de ces six mois de folie ?
Du bluf à la prise de conscience que quelque chose change
Au fil des mois, j’ai testé ChatGPT (sans grande conviction), j’ai lu beaucoup d’articles, j’ai assisté à des conférences, j’ai participé à des webinaires sur le sujet. J’ai vu des démonstrations bluffantes et d’autres qui se plantaient avec le sourire de l’intervenant. J’ai vu des gens crier au miracle. Je suis inondé de pubs pour apprendre à écrire des prompts. Et pendant ce temps-là, en France, passait une réforme des retraites qui faisait grincer des dents. Un semestre où la vague de la modernité frénétique percutait de plein fouet la fin d’une époque qu’on tire jusqu’à la dernière goutte.
ChatGPT à toutes les sauces, même pour rechercher des sponsors pour le concert Rock’in Villages du 17 juin 2023
En 2023, si t’as pas testé ChatGPT, t’as raté ta vie
En décembre, McKinsey indiquait qu’un million de personnes avaient testé ChatGPT dans les cinq jours qui ont suivi son ouverture. Les chiffres donnent le tournis. Dans les conférences que j’ai données depuis, j’ai donc demandé à l’assistance : « Et vous, avez-vous testé ChatGPT ? » Fin janvier au CTCO la moitié répondait par l’affirmative. Ils étaient plus de 80% fin mai lors de l’université de printemps de la 2FPCO. Comme aurait pu dire Jacques Séguéla, en 2023, si t’as pas testé ChatGPT, t’as raté ta vie, quel que soit ton âge !
Le célèbre cabinet de conseil liste pêlemêle les activités impactées en donnant des exemples de cas d’application de l’IA générative :
Marketing et ventes : contenu personnalisé, médias sociaux, support de vente, contenu spécifique à un secteur
Opérations : génération d’une liste de tâches
IT : génération de code
Risque et juridique : réponse à des questions complexes, génération de rapports
R&D : découverte de nouvelles molécules par une meilleure compréhension des maladies et des structures chimiques
Et puis il invite à faire preuve de prudence :
Parfois l’IA se trompe
Des biais sont possibles
L’IA ne prend pas en compte les valeurs de l’entreprise
Un frémissement de prise de recul quasiment inaperçu
Avec un tout petit peu de recul, et là aussi, il faut tendre l’oreille digitale pour entendre ces sons de cloche moins fanatiques, on prend conscience que ChatGPT hallucine. Beaucoup même.Sonia Devillers s’est même amusée à interviewer la bête sur France Inter. Heureusement qu’il y a les explications de David Chavaliarias !
Qui dit nouvelle technologie, dit nouveau métier. On a vu apparaître le titre d’ingénieur prompt, pas dans le sens « ingénieur qui agit sans tarder », mais « ingénieur qui sait poser des questions à un outil ». Jusque-là, à ma connaissance, un ingénieur appliquait des techniques scientifiques pour construire et obtenir un résultat maîtrisé. Or là, on ne maîtrise pas tout (voir plus haut le point relatif aux hallucinations). Pire, on a bien du mal à expliquer le résultat. Sam Altman lui-même l’admet. Alors je trouve que le terme de prompt designer serait plus adapté. On y trouverait une notion artistique, une forme d’incertitude qui peut surprendre.
On a vu aussi apparaître des bréviaires des temps modernes, sous la forme de bibliothèques de prompts. À ce stade, on atteint les sommets ! Rendez-vous compte, non contents de ne plus avoir à formuler les réponses, on en est rendus à choisir parmi une liste de questions ! Que nous reste-t-il à nous, pauvres humains aux cerveaux limités ?
Noam Chomsky nous livre une réponse, là encore sous forme d’alerte, quand il accuse ChatGPT de « banalité du mal ». Il est bon parfois d’écouter les philosophes.
Des interdictions pour calmer les ardeurs
D’ailleurs le législateur a été plus prompt (ah, ah, jeu de mots 😂) à réagir que dans les décennies passées. La CNIL italienne a même bloqué ChatGPT pour ton conformité au RGPD ! Tant pis pour les Italiens, obligés de continuer à réfléchir avec leur cerveau ou à utiliser un VPN. On peut même s’étonner que les concepteurs eux-mêmes, sans doute dépassés par leur créature, en arrivent à demander l’intervention du législateur, à l’image de Mira Murati, CTO OpenAI, qui pense qu’il faut réguler ChatGPT. Je suis d’ailleurs tout à fait d’accord avec lui lorsqu’il considère que ChatGPT aura un impact majeur sur l’éducation. Même plus largement sur la formation continue. Avoir une conversation avec un enseignant est une puissante méthode d’apprentissage. À condition que les réponses soient de qualité et construites de manière éthique.
Des applications douteuses ou amusantes de l’IA générative
Pendant que le monde incrédule se jette à corps perdu sur l’outil, de peur d’être dépassé, pas effet de mode, se demandant comment l’utiliser pour être (vraiment) efficace, des petits malins se gavent. Ainsi l’application Ask AI facture 5 dollars par semaine pour interroger ChatGPT… qui est gratuit dans son usage de base !
Les IA génératives génèrent des contenus qui semblent réels. Les textes, c’est déjà impressionnant, et le profane s’exclame du pouvoir magique de la chose. Les images c’est encore plus incroyable (à mes yeux). On peut désormais créer des photos de visages de personnes qui n’existent pas.
D’ailleurs, avec Vestigia, on peut se demander ce que penserait Napoléon de tout ça : « ChatGPT est-il un bon outil pour l’avenir de l’humanité ? »
Avec Vestigia amuser à faire parler Napoléon avec l’IA générative
Raison garder, tête froide conserver
Pour les entreprises, et en particulier leurs dirigeants, cette frénésie autour de ChatGPT montre à quel point la prise de conscience profonde de la maturité digitale est plus que jamais indispensable. Chaque semaine, de nouvelles solutions IA sortent sur le marché. La question n’est donc pas d’adopter la dernière sortie, ni celle qui fait bien quand on en parle dans les salons. La question est d’avoir une vision à long terme du digital pour l’entreprise, d’organiser une veille opérationnelle, d’adopter une culture d’innovation, d’oser tester et apprendre, tout en maintenant la trajectoire qui crée de la valeur. C’est pourquoi un diagnostic de maturité digitale est indispensable (évidemment à faire avec DIMM.UP, en étant accompagné pour les petites entreprises ou en autonomie sur la plateforme dimmup.com😉). Cette vague de l’IA générative a tout submergé sur son passage, et ça ne fait que commencer.
100% humain, le collectif
100% humain : le collectif du contenu de qualité, transparent sur l’utilisation de l’IA
En conclusion, aussi puissant soit-il, ChatGPT n’aurait pas pu écrire cet article. Je dirais même plus, pour paraphraser les Dupondt, l’écrire m’a aidé à synthétiser ma pensée. Car l’écriture est une tâche créative qui soutient la réflexion. Ne l’oublions pas quand on confie à un algorithme le soin de « réfléchir » à notre place. Ce texte, je l’ai tapé caractère après caractère. J’y ai mis mes émotions. J’y fais transparaître mes imperfections d’être humain. J’ai pensé à toi cher lecteur en me demandant à chaque instant si tu me suivrais dans mes pérégrinations. Ce faisant, par l’entremise de l’écran, nous avons eu un début de relation. Je fais partie de ces gens qui croient à la valeur de ce contact particulier entre êtres humains. Ce qui n’empêche en rien la poursuite du développement de l’IA générative. En revanche, je tiens à ce que les créations (textes, images, vidéos), produites par des machines, soient clairement identifiables. Ce qui oblige à clairement identifier les créations produites par des humains. C’est la raison d’être de la charte 100% humain (#cpcHUM1) que je rejoins avec grand plaisir aujourd’hui 16 juin 2023. Voir l’annonce de lancement du collectif Web 100% humain. J’espère de tout cœur que toi aussi, cher lecteur, tu apprécieras cette initiative.
La digitalisation est devenue incontournable pour les bailleurs sociaux qui cherchent à optimiser leurs processus et à offrir des services en ligne pratiques pour leurs locataires. Découvrez comment la digitalisation peut aider votre organisme de logement social à améliorer son efficacité, sa gestion des biens immobiliers et sa relation locataire. Participez à une étude nationale sur la digitalisation des organismes du secteur du logement social.
Le digital pour un organisme de logement social
Alors que la France compte 2,3 millions de ménages demandeurs de logements sociaux, en quoi le digital est important pour un bailleur social ? Voici une liste non exhaustive :
Gestion des demandes : Les bailleurs sociaux reçoivent un grand nombre de demandes, notamment de la part des locataires et des propriétaires. Le digital permet une gestion plus efficace de ces demandes, ce qui peut réduire les délais de traitement et améliorer la satisfaction des clients.
Communication : Les canaux de communication numériques tels que les sites web, les réseaux sociaux et les applications mobiles sont des moyens pratiques pour les bailleurs sociaux de communiquer avec leurs locataires et leurs propriétaires. Les messages peuvent être envoyés rapidement et facilement, et les clients peuvent répondre à leur convenance. Ils peuvent par exemple recevoir des notifications SMS en cas de retard de paiement du loyer.
Gestion des biens immobiliers : Le digital peut faciliter la gestion des biens immobiliers pour les bailleurs sociaux. Les outils de gestion des biens numériques peuvent être utilisés pour suivre l’utilisation des propriétés, planifier des travaux de maintenance et gérer les documents liés aux biens.
Optimisation des processus : Les bailleurs sociaux peuvent utiliser des logiciels pour automatiser les processus et les tâches répétitives telles que la collecte des loyers, la gestion des demandes de travaux et les états des lieux d’entrée et de sortie. Cela peut aider à réduire les coûts et à améliorer l’efficacité.
Services en ligne : Les bailleurs sociaux peuvent offrir des services en ligne tels que la demande de logement, le paiement de loyer, la soumission de demandes de maintenance, etc. Les clients peuvent utiliser ces services en ligne à tout moment, ce qui peut réduire le besoin de visites en personne ou d’appels téléphoniques.
En 2019, l’Observatoire de la maturité digitale des Offices remarquait que 62% des offices ont un niveau de maturité digitale faible[1]. Les résultats montrent que les organismes de logement social ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour tirer pleinement parti des avantages de la digitalisation. Quels progrès en matière de digitalisation du secteur de l’habitat social sont intervenus depuis ? L’évaluation de la maturité digitale d’un organisme de logement sociale est une étape clé de ce chemin.
Mais qu’est-ce que la maturité digitale ? Comment la mesurer ? Il convient d’intégrer toutes les dimensions qui concourent à la digitalisation de l’organisme, en prenant en compte les locataires, les demandeurs, les collectivités territoriales, les personnels de proximité, les équipes en agence ou au siège, les sous-traitants, bref, toutes les parties prenantes. Il convient aussi de cadrer les questions qui l’aideront à réfléchir dans l’évaluation de sa maturité digitale. Six dimensions sont à prendre en considération. Il s’agit des six leviers de digitalisation à la main des dirigeants de bailleurs sociaux :
Traversons ensemble ces six leviers et voyons comment votre organisme répond aux questions sous-jacentes :
Levier
Questions
Stratégie
Comment votre stratégie numérique est-elle conçue pour soutenir la stratégie de l’entreprise ?
Organisation
Quelles sont les structures qui soutiennent votre stratégie numérique, indépendamment des employés ?
Personnel
Comment vos employés maîtrisent-ils le numérique pour une plus grande efficacité opérationnelle ?
Offre
Comment vos offres sont-elles conçues et distribuées par voie numérique ?
Technologie & Innovation
Comment les solutions techniques soutiennent-elles les parties prenantes internes et externes ?
Environnement
Comment votre entreprise appréhende-t-elle l’environnement économique et réglementaire lié au numérique ?
Les six leviers de digitalisation d’un bailleurs social et les questions clés associées
Bailleurs sociaux, évaluez sans tarder la maturité digitale de votre organisme
Pour vous aider à répondre à ces questions, et surtout aller en profondeur, vous pouvez réaliser votre diagnostic de maturité digitale avec DIMM.UP. Soit vous créez votre compte sur la plateforme dimmup.com et vous vous laissez guider. Soit vous demandez l’assistance d’un expert en envoyant un email à contact@dimmup.com. Dans les deux cas, vous serez invité à vous positionner par rapport à une échelle de pratiques, des moins avancées aux plus avancées en matière de digitalisation d’un organisme de logement social. Jusqu’à 115 points, pour les plus gros bailleurs sociaux, sont ainsi évalués.
Ce faisant vous obtenez un premier bénéfice immédiat : vous confrontez votre réalité opérationnelle à ces échelles de pratiques. Ainsi vous comprenez comment votre organisme se positionne en termes de maturité digitale. Une note sur 5 vous donne une vision synthétique. Vous disposez aussi d’un premier niveau de conseil vous indiquant ce que vous faîtes déjà bien, ce qui mérite votre attention ou ce qui doit être amélioré.
Synthèse du diagnostic digital d’un bailleur social montrant son score de maturité digitale sur 5Vue détaillée du diagnostic digital d’un bailleur social, sur le levier Organisation
Une étude nationale pour aller encore plus loin
Évaluer la maturité digitale de votre organisme de logement social, c’est bien. Confronter vos résultats avec vos pairs, c’est encore mieux. C’est l’objet de l’étude nationale menée par DIMM.UP en partenariat avec Alenium. Il suffit de s’inscrire pour y participer. Tout est expliqué sur le site dédié à l’étude sur la digitalisation des bailleurs sociaux.
Dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs du secteur, plus il y aura de participants à l’étude, plus les résultats seront probants. Invitez donc vos alter egos d’autres organismes du logement social, à participer à cette étude. Parlez-en sur les réseaux sociaux. Vous les aiderez ainsi d’abord à découvrir leur score de maturité digitale, et vous aiderez ensuite à la digitalisation du secteur des bailleurs sociaux.
L’attention des consommateurs est en crise. Entre attentes sociétales, critiques du washing sous toutes ses formes, pression pour plus d’éthique des entreprises, il est de plus en difficile de capter l’attention des clients. Dans un monde digital où un contenu n’a que quelques secondes pour attirer l’attention des clients, comment les marques font-elles ? C’était l’objet du webinaire organisé le 21 mars 2023 par Kevin Clément, fondateur de Voxsens.
Quatre questions structuraient le webinaire :
Pourquoi est-il essentiel de comprendre ce qui compte pour vos clients ?
Pourquoi un meilleur alignement sociétal engage les clients ?
Pourquoi créer une éthique et comment la valoriser auprès des clients ?
Comment toucher, engager et fidéliser vos cibles les plus stratégiques ?
En guise de préambule, Kevin Clément a posé une question apparemment anodine : à combien de marques un Français est-il exposé par jour ? En y réfléchissant rapidement, je pensais être exposé à une centaine de marques par jour. Et j’étais loin du compte ! Kévin Clément a mentionné les chiffres de deux études qui dénombrent 5000, voire 15000 marques exposées chaque jour à un Français ! Honnêtement, je ne comprends pas comment c’est possible. Mais ces chiffres montrent la saturation de l’espace de communication pour les marques dans notre pays.
Autre problème rencontré par les marques : le washing sous toutes ses formes (greenwashing, socialwashing et compagnies). Kevin Clément en donne trois définitions :
Mettre en avant un argument qui cache une pratique moins vertueuse
Provoquer un décalage dans les angles de communication
Être en totale contradiction avec les pratiques, mentir
Situation malheureusement de plus en plus fréquente. En effet, l’ADEME en 2017 relevait 7% de publicités non conformes. Chiffre passé à 12% en 2019. L’histoire ne dit pas où on en est en 2023.
Pourquoi est-il essentiel de comprendre ce qui compte pour vos clients ?
Julien Martinet, chercheur en anthropologie digitale chez Antropomedia, s’est attaqué à la première question du webinaire en invitant l’assistance à se rappeler de pubs et de ce qui réunit les gens. Il invite ainsi les marques à découvrir leur « Qui » (ceux qu’elles veulent servir), à comprendre le « Pourquoi » (ce qui est utile à leurs cibles) et à montrer qu’elles partagent, qu’elles soutiennent les cibles. C’est la fin du matraquage sur les qualités d’un produit.
Pourquoi un meilleur alignement sociétal engage les clients ?
Henry Peyret, co-fondateur de Wassati, auteur de Nouvelle conscience, nouvel homme, nouvelle(s) société(s), s’est penché sur la deuxième question. Mieux, il invite les marques à vérifier gratuitement leur capacité d’engagement sociétal avec Alining. J’ai fait le test avec DIMM.UP, marque B2B que j’ai créée, visant à aider les entreprises à développer leur potentiel avec le digital. Donc pas forcément la marque la plus simple pour tester l’engagement sociétal, mais l’outil donne quand même un résultat.
Un clic sur le contexte sociétal « Justice économique » fait apparaître un nuage de mots que j’interprète comme autant de thèmes à traiter dans une approche SEO (mais pas seulement).
Henry Peyret a établi le lien entre les niveaux de la pyramide de Maslow, et les preuves qu’une marque doit apporter selon le niveau auquel elle s’adresse. Il a aussi établi la variété des médias utilisés par les différentes catégories de consommateurs (activistes, engageants, adoptants, opposants). En guise d’illustration, il apparaît ainsi que pour parler d’environnement aux engageants, il faut leur parler de l’eau. Les autres mots sont moins engageants pour cette cible.
Pourquoi créer une éthique et comment la valoriser auprès des clients ?
Henri Allegra, co-fondateur et PDG d’Etikord, s’est penché sur la troisième question. Une question particulièrement épineuse, puisque les entreprises (surtout leurs actionnaires) peuvent raisonnablement se demander si l’éthique rapporte.
À propos, l’éthique c’est quoi ? Pour y répondre, Henri Allegra a posé la question à l’inévitable IA générative de ce début 2023 : ChatGPT, qui s’est aussitôt exécuté.
L’éthique est d’autant plus importante pour les entreprises que 71% des consommateurs déclarent vouloir consommer éthique, mais 21% seulement le font ! Les consommateurs sont donc paradoxaux, et on peut s’attendre dans les années qui viennent à un alignement de leurs actes avec leurs désirs, ce qui doit être anticipé.
Comment toucher, engager et fidéliser vos cibles les plus stratégiques ?
Enfin, Frédéric Bruneau, CEO et fondateur de Foxy Nerds a traité de la dernière question, en focalisant son propos sur les marques B2B. En tant que CEO d’une marque B2B, je me sentais encore plus concerné. Et comme DIMM.UP est une marque naissante, j’étais d’autant plus sensible à la question : Pourquoi votre marque ne sort pas du lot ? Avec 730 abonnés à la page LinkedIn au moment de la rédaction de cet article, la réponse en trois m’intéressait forcément :
Parce que vos prospects ne savent pas que vous existez
Parce que vos prospects ne perçoivent pas votre Unique Selling Proposition
Parce que vos prospects vous challengent et vous demandent de donner des preuves
Le nombre d’abonnés est d’ailleurs pour Frédéric Bruneau une vanity metric à laquelle il préfère celle de l’engagement de la communauté. Cependant, pour les start-up elle conforte les partenaires et éventuels investisseurs que l’entreprise est bien vivante. Il convient donc de ne pas la négliger, tout en favorisant l’engagement en particulier au travers des comptes de réseaux sociaux des fondateurs. Cet aspect est des cinq principes que Frédéric Bruneau invite à suivre pour toucher, engager et fidéliser les cibles stratégiques de l’entreprise.
Conclusion
Un webinaire riche, dense, à visionner à tête reposée et sans distraction, car les intervenants fournissent beaucoup d’informations, et invitent à la réflexion.